Ce qui
vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre
devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos
priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable,
d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette
terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement
nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous
faisons.
Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.
L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.
L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.
L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.
Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?
Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.
Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.
A l'occasion de la venue de M.
besson pour un débat sur "l'identité nationale", débat auquel je n'ai aucune
intention de me rendre, comme l'indiquent mes engagements et signatures, je
vous fais part de quelques réflexions, qui devaient alimenter un débat dans une
réunion militante, fin novembre 2009.
Vous trouverez
ci-dessous une pétition su Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts
et de l'Espace Naturel:
Une année vient de se clore,
une année durant laquelle les grands de ce monde, l'Europe en particulier,
n'ont pu ou voulu s'entendre sur des esquisses de paix.
Le gouvernement ne cesse d’agir dans la
précipitation, il a voulu faire des annonces de réformes «modernes et
écologiquement avancées» à la veille du sommet de Copenhague, il a souhaité
s’allier discrètement les divers et puissants lobbies. Le gouvernement se
retrouve devant une fin de non-recevoir sur la taxe carbone, de la part du
Conseil Constitutionnel. Certes, cela ne pourra que satisfaire les opposants à
la taxe carbone, celles et ceux qui pensent que « après nous, ils
s’adapteront bien ». Certes, cela satisfera celles et ceux qui trouvaient que
la taxe carbone était un nouvel objet de politique fiscale, mais non
satisfaisant du point de vue écologique, et j’en suis. Mais, cette négligence
et ce mépris dans un domaine si important, de la part du Président de la
République et de son gouvernement, ne vont-ils pas démobiliser toutes celles et
ceux qui, au quotidien, individuellement, au sein des associations, dans les
collectivités locales , au sein de l’Europe, oeuvrent au 3x20, -20% d’émissions
de Gaz à Effet de Serre, +20% d’efficience énergétique, +20% d’énergies
renouvelables.
Le Conseil
constitutionnel n’a pas souhaité examiner les conséquences à long terme de la
suppression de la Taxe Professionnelle.
Monsieur le
maire, chers collègues,
Richard Martin avait interrompu une grève
de la faim qu'il avait entamée, 10 jours durant, avec son ami Jean poncet,
après avoir été reçu par le ministre de la Culture. Celui-ci lui avait dit tout
l'intérêt qu'il portait au projet culturel du théatre Toursky et s'engageait à
revoir l'engagement de l'état vis à vis du théatre.
le protocole de Kyoto avait été ratifié en 1992
par 172 pays, mais pas par les Etats Unis.
Que
devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se
transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles,
comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle
de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du
colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale,
celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de
la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays
capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et
internationalistes...
Comment ne
pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de
Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village
protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en
Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles,
pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la
description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en
arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.
Réunion ce mercredi 4
novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux
postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis
politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3
parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur
d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la
Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de
communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants,
facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions
vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom
du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.
Nous
étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction,
afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui
remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois
de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de
leur établissement.
De
nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces
de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens
bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la
résolution de cette équation?
Le
collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les
organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la
population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre
propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre
la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la
condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui
cherchent.