Marianne Moukomel, le blog

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lundi 31 mai 2010

mon intervention à la Convention nationale du Parti Socialiste sur un nouveau modèle de développement social, économique et écologique

logo PS avec nom« La fédération des Bouches du Rhône a pris à bras le corps le travail amorcé par le National autour de Pierre Moscovici. Elle tient, comme elle l’a fait quelques jours plus tôt, à les remercier pour la qualité du document proposé au débat. Notre fédération et ses sections se sont livrées à l’élaboration et au réinvestissement, à partir des territoires, de ce qui devra devenir notre projet pour 2012 et à plus long terme pour les 20 années à venir.

La fédération a été force de propositions largement reprises dans le débat.

Notre département allie l’ensemble des problématiques énoncées dans le titre même de la Convention, réunissant sur la zone de Fos et de Berre une des plus importantes zones de la pétrochimie (et la fermeture programmée d’une des raffineries), de la sidérurgie (avec un haut-fourneau qui est resté éteint plusieurs mois), à proximité immédiate d’une vaste zone Natura 2000, du parc régional de Camargue et d’un littoral fragile ; zone qui connaît un taux de cancers parmi la population particulièrement élevé. Mais un département qui compte une industrie de technologies nouvelles, à condition que nous mettions toute notre énergie à ne pas les voir disparaître ou rachetées ; Notre département qui compte des zones d’agriculture à haut rendement, qui en fait l’un des 1ers départements agricoles à coté, d’exploitations labellisées agriculture biologique, (là encore, l’une des régions les plus riches en productions AB) D’où la nécessité exprimée par les sections d’une Europe fiscale, économique et sociale forte.

Parmi tous les amendements proposés par la fédération, 2 entrent tout particulièrement dans le chapitre « quelle redistribution ? Justice et solidarité ». Justice et solidarité entre les citoyens et entre les territoires. Le premier amendement porte sur le renforcement du pouvoir des consommateurs : cela passe d’une part par le rapprochement de producteurs et des consommateurs, en limitant les coûts des intermédiaires; cela passe d’autre part par la création de « class-action » de consommateurs, comme cela existe dans les pays anglo-saxons, afin d’établir de véritables rapports de force entre les consommateurs et les groupes industriels et commerciaux. Le second amendement porte sur la question de la précarité énergétique des citoyens, qui a pour parallèle la nécessité du maintien d’un bouquet énergétique, sans leurres, et obligeant une recherche dynamique et des mutations technologiques : et pour ce faire, l’économie de la connaissance est une nécessité, contrairement à la frilosité du gouvernement en matière de recherche et d’enseignement supérieur .Et l’énergie nucléaire doit rester dans le secteur public. La question énergétique est véritablement une question de redistribution sociale et de démocratie, et il est impératif que les choix énergétiques soient ceux des citoyens, et non ceux des seuls financiers et ingénieurs (fussent-ils très brillants) des entreprises de production, publiques ou privées ».

mardi 30 mars 2010

mon intervention au Conseil Municipal, concernant les Périmètres de restauration Immobilières

mairie M. Le Maire, Mes chers collègues,

Avec ce rapport, nous commençons à régler l’addition des « périmètres de restauration immobilière » et cette addition sera lourde pour notre ville et ses contribuables. Et puis, nous abordons la question du fonctionnement transparent et donc démocratique de nos institutions municipales.

Certes, en 1998, suite aux inquiétudes de l’opposition et des associations, vous avez donné une impulsion pour ces opérations PRI qui devaient requalifier le Centre Ville.

Certes, selon les chiffres de vos services, pour les PRI Centre Ville et Thubaneau, ont été dénombrés 5000 logements, le taux d’échec aujourd’hui est de près de 20%, et à ce jour, toujours d’après les services de la ville, seuls 1790 logements ont une réhabilitation achevée, soit 35%; au terme de 15 années écoulées.

Pour ce qui est du PRI Panier-Vieille Charité, les chiffres des services sont globaux puisqu’il nous est simplement dit que 79% des logements prescrits sont achevés ou en voie d’achèvement.

Bien piètre résultat, au total.

Et je n’aurai pas le temps, aujourd’hui, de parler de la qualité des travaux engagés. Je ne veux en aucun cas mettre en cause les artisans, mais je m’interroge sur les maîtres d’œuvre. A titre de funeste exemple, Monsieur le Maire, je vous rappelle l’arrêté de « péril et danger immédiat » que vous avez été obligé de prendre afin que le 13 rue de Chateaudun soit évacué en urgence le 10 juillet dernier, alors que l’immeuble avait fait l’objet de travaux financés dans le cadre du PRI ! Et la presse, la Provence comme les autres, nous relate régulièrement de tels évènements.

A plusieurs reprises, répondant à votre opposition, je vous cite, vous aviez réaffirmé « votre engagement pour un centre ville qui, pourtant, ne nous est pas favorable ». Mais Monsieur le Maire, chers collègues, comment peut-on accepter les conditions faites aux habitants, les modalités du relogement, les malfaçons de la réhabilitation, l’absence de services publics ; comment ne pas s’élever contre de telles gabegies financières, contre toute absence de contrôle, contre tout cet argent envolé ! Comment ne pas s’élever, également, contre une telle absence de projet urbanistique du centre ville. Arrêtons de confondre « construction et urbanisme » ! Et sans doute, celles et ceux qui ont véritablement profité de ces opérations, je ne veux pas parler des petits propriétaires occupants, mais des autres que M. Sanmarco, dans une intervention remarquée en 2007, n’avait pas voulu citer, puisqu’ils sont connus de tous, ceux-là n’ont jamais habité ni voté dans les secteurs des PRI !

Mais dans le rapport qui nous occupe, il s’agit de questions financières, des engagements financiers de la ville, au nom des Marseillais. Difficile, en effet, aujourd’hui, d’évaluer le coût global et donc pour l’Etat puisqu’il s’agit de défiscalisations ! C’est plus de 57 millions d’euros qui ont été investis par les contribuables marseillais, sur un montant global de plus de 119 millions d’euros, et pour quel résultat…

Et, alors que M. Sanmarco a laissé sa tête en pâture à Marseille Aménagement, aujourd’hui, cette même SEM ose nous demander une avance pour la poursuite de cette opération dont nous avons voté la clôture ? N’est ce pas un trop grand irrespect des citoyens que de leur demander, une fois encore, une subvention, fut-elle une avance sur opération ; alors que la précarité est croissante, alors que le bouclier fiscal est défendu bec et ongle par le président, alors que la taxe carbone a été répudiée au profit des lobbies énergétiques et industriels, alors que, dans le département, plus de 6000 chômeurs arriveront en fin de droit d’ici le mois de septembre, on nous demande une rallonge ? Heureusement, enfin, la Chambre Régionale des Comptes s’est saisie de ces opérations : qu’elle fasse son travail dans la sérénité, mais ne devrait-elle pas être supprimée par vos amis politiques ? et que Marseille Aménagement fasse le sien en toute transparence et en toute efficacité, c’est ce que demandent les habitants de notre ville.

Monsieur le Maire, vous avez été contraints, par notre règlement intérieur, d’accepter au mois de novembre dernier la création d’une mission d’information et d’évaluation sur ces périmètres. Malgré l’amabilité et la courtoisie de son président M. Moraine, cette mission a été volontairement neutralisée puisqu’elle ne s’est réunie qu’une fois, au mois de décembre. Je sais bien que toute votre équipe était totalement mobilisée par la campagne de M. Mariani avec le succès que l’on sait, mais je constate ici le peu de cas que vous faites de cet outil d’information et de transparence. On nous avait promis, pour la fin janvier un rapport de la Direction de l’urbanisme et de l’Habitat sur cette question. Ouf, nous a été communiquée une date de réunion, demain le 30 mars, et mieux encore, nous avons reçu vendredi 26 mars 2010 à 14 heures un très volumineux dossier comprenant des documents connus de chacun (ils sont classés, merci,) et le fameux rapport de la DGUH, soient 27 pages ; à croire que la relecture attentive par votre Cabinet en a été particulièrement ardue…

Une fois encore, M. le Maire, vos actes contredisent vos paroles. Nous avions été constructifs : nous souhaitions tout simplement faire une évaluation concrète des dispositifs PRI en terme de coût/efficacité. C’est une démarche normale que de nombreuses collectivités pratiquent sans problème et sans polémique, pour une meilleure démocratie citoyenne, mais cela ne semble pas pouvoir être le cas à la mairie de Marseille ! Et sans évaluation, comment poursuivre ?

Au lieu de « jouer la transparence » vous vous entêtez à freiner (je dirai même « saborder ») le travail de la première mission d ‘évaluation mise en place dans votre municipalité. Les élus (de la majorité comme de l’opposition), n’ont ils pas le droit d’examiner sereinement les effets des politiques qu’ils mettent en place ? Faudra-t-il demander une mission d ‘évaluation chargée d’étudier le fonctionnement (je dirai plutôt le non fonctionnement) de la mission d’évaluation des PRI ?

Avec de tels comportements, vous vous condamnez à vous confronter à une opposition frontale! Monsieur le Maire, vous avez comme nous tous entendu et analysé les résultats électoraux du 21 mars dernier. Je n’ose imaginer que vous n’en teniez compte. Et, dès à présent, pour agir dans plus de transparence, comme acte signifiant, je vous demande, M. le Maire, de prolonger la durée de cette commission au moins de 3 mois afin d’en ranimer le fonctionnement et que nous effectuions, avec les moyens nécessaires, un travail efficace dans la transparence et la concertation.

Nous voterons contre ce rapport.

lundi 15 mars 2010

Elections régionales - Résultats du 1er tour en PACA, à Marseille, dans le 2ème secteur

Le travail de reconquête a pu commencer, sur l'ensemble de la région PACA, comme dans les Bouches-du-Rhône. Alors qu'en début de campagne, le gouvernement présentait la situation provençale comme une anomalie, voilà que l'anomalie perdure et même si Michel Vauzelle est 2ème sur l'ensemble de la région, il talonne de quelques centiles la liste UMP.

A Marseille également, la gauche, le Parti Socialiste avec la société civile reprend l'avantage. Certes, les scores du Front National sont terribles, sans doute dus à des facteurs multiples : d'abord ils n'ont pas tant bougé mais c'est le nombre de votants qui a diminué, entrainant par la-même une augmentation en pourcentage.

Ensuite, devant le bloc UMP, comment les élus de droite pouvaient-ils manifester leur mécontentement : l'absentention est largement explicable ainsi, mais surement des voix de droite se sont, hier, reportées sur le FN, à défaut de se reporter sur un Centre, le Modem, en perte de crédibilité.

Et ce n'est pas sans une certaine fierté que nous avons comptabilisé le meilleur score dans Marseille pour Michel Vauzelle dans le 2ème secteur, ancien secteur de J.N. Guérini, labouré par Lisette Narducci, maire de secteur et toute son équipe. Le travail militant, le travail de proximité, le travail de concertation mais également le répondant des élus a sans doute contribué à ce résultat.

Nous devrons partout, demain, reprendre notre action militante et faire de la victoire de Michel Vauzelle une victoire de toute la Gauche et des Ecologistes.

dimanche 7 mars 2010

8 mars 2010 : 100ème anniversaire des luttes pour les droits des femmes.

wangari mathai 2
WANGARI MAATHAI, une femme d'exception

Bien sûr, les acquis existent ; le nier serait faire du mal au combat de ces femmes qui durant plus d’un siècle se sont battues pour le droit de vote, pour le droit au travail, pour le droit à une rémunération ne reposant pas sur le genre, pour le droit à la santé et la prévention sanitaire…

Aujourd’hui, en France comme dans de nombreux autres pays, les droits du Citoyen régressent, les lois liberticides progressent, et les femmes sont en première ligne des nombreuses régressions contre lesquelles nous nous battons : mais le modèle que certains voudraient nous imposer, un couple, deux enfants, une maison et son jardinet, la voiture devant le portail, la femme qui reprend un emploi lorsque les enfants sont élevés : ce modèle, né à la fin du XIXème siècle en Europe industrielle est bien celui que voudrait, aujourd’hui encore, imposer ces gouvernements et ces courants de pensée conservateurs, déconnectés des réalités sociales, sociologiques, culturelles et économiques, partout dans le monde…

Bien sur, nos savons toutes et tous que le gouvernement en place ne souhaite guère voir les femmes travailler en politique et siéger dans les diverses assemblées : l’exception confirmant la règle.
Bien sur, nous savons toutes et tous que l’organisation de la pénurie dans les hôpitaux entraine la diminution des possibilités d’IVG, la diminution des soins spécifiques en matière de SIDA, de gynécologie médicale par exemple : pas de reconnaissance de la notion de genre en matière de santé.
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la pénurie et la recentralisation des collectivités locales vont entrainer une diminution des constructions de crèches et des écoles maternelles, des centres d’action sociale, maintenant les femmes à la maison, ou les obligeant au système D…
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la pénurie des collectivités locales organisée par le gouvernement par la diminution de la taxe professionnelle va entrainer une diminution des charges de fonctionnement, des diminutions de personnel, et que dès à présent, les femmes sont les premières touchées.
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la crise économique « oblige » l’organisation de la flexibilité du travail, les horaires coupés, les emplois très partiels, permettant au gouvernement de « tricher » sur les statistiques de l’emploi.

Bien sûr, nous savons toutes et tous, la liste est encore très longue, et elle ne pourrait se clore sans parler des femmes dans monde, dans les pays dits du Sud, de leur condition chaque jour plus dégradée par la pauvreté, le SIDA, les manques alimentaires et de soins, l’emprise religieuse chaque jour plus forte, les pressions culturelles ancestrales, les manquements grandissants dans l’enseignement et la formation, la montée d’un « esclavage » qui n’ose pas dire son nom afin de satisfaire les appétits des groupes semenciers, industriels ou pétroliers.

Que du connu, certes, mais si vite oublié.

Et qu’on me permette, une fois encore, de revenir sur ce qui est sur toutes les lèvres de ces messieurs, le développement durable, nouveau gage de modernité et de révolution, verte.

Oui, l’égalité de genre en termes économiques, c’est non seulement l’égalité de traitements entre hommes et femmes, l’accès à l’ensemble des professions... C’est la reconnaissance de la pénibilité du travail et des horaires décalés, pas seulement celle des industries lourdes, mais aussi celle des emplois de service, d’aide à la personne par exemple. C’est la reconnaissance du travail des conjointes dans l’agriculture, l’artisanat, la gestion des TPE. Mais c’est aussi la nécessaire proximité des fonctions dans la ville, qui permet à la femme comme à l’homme de travailler, de se loger, de faire ses courses et avoir des loisirs dans un périmètre permettant la diversité et le partage des tâches : pourquoi l’urbanisme est-il réservé aux hommes.
Oui, l’égalité de genre en termes sociaux, c’est d’abord l’égalité des salaires, c’est aussi la nécessaire parité dans les élections professionnelles. C’est la nécessité de la reprise des « fiches métier » dans leur ensemble et dans les conventions collectives, si peu actualisées malgré les changements profonds intervenus depuis 1946. C’est la reconnaissance sociale de l’ensemble des activités, professionnelles et domestiques, et donc, leur juste rémunération…
Oui, l’égalité de genre en termes environnementaux, c’est la nécessité de logements salubres et économes pour tous, et d’abord pour les familles monoparentales. C’est l’accès à une alimentation saine, issue de lieux de productions proches et respectueux des milieux naturels : faire baisser les couts en même temps que penser à l’avenir. C’est avoir une possibilité de mobilité pour chacun, un droit et une liberté acquis au cours du XXème siècle : pas seulement les déplacements pendulaires contraints (domicile – travail), mais également les déplacements de loisirs pour chacun.

Il ne s’agit là que de quelques indications, pour dire que la lutte pour les droits des femmes s’inclut dans le prisme du développement durable, pour dire que nous continuerons inlassablement à lutter pour les droits des femmes, et pour dire que cette lutte est celle de la Démocratie toute entière.

Nous n’acceptons pas les violences faites aux femmes.
Nous n’acceptons pas le non-respect des droits des femmes.
Nous n’acceptons pas le nivellement, l’uniformisation des standards sociaux.

Si les luttes féministes sont subversives, c’est parce qu’elles sont partie intégrante des luttes sociales, mais que, de surcroit, elles les transcendent par l’hommage et la revendication à la différence: et c'est pourquoi nous poursuivons, quotidiennement et partout, notre combat pour la liberté,l'égalité et la fraternité .

vendredi 5 mars 2010

Marché des quotas de CO2 : lien vers l'article tres instructif du journal de l'environnement

arcelor mittaldans l'article ci joint, vous trouverez nombre d'explications interessantes sur la question des quotas de carbone alloués aux entreprises, en particulier pour l'acier en France. bonne lecture

http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=2665&idThema=6&idSousThema=32&type=JDE&ctx=291|fr

jeudi 4 mars 2010

Pas d'hélicoptères sans acier - Pas d'EADS sans Arcelor-Mittal

arcelor mittalUne visite au Comité d’entreprise d’Arcelor-Mittal, sur la zone de Fos-sur-Mer m’a donné l’occasion de m’interroger à plus d’un titre.

Les questions directement abordées avec les salariés ont touché deux domaines immédiats, celui de l’emploi aujourd’hui, et celui de la pérennité de l’unité sur ce site.

Concernant l’emploi :

o Aujourd’hui, les salariés ont été contraints d’épuiser tous leurs congés, leurs RTT et ensuite, ont été mis en chômage technique sur 5 journées au cours du dernier trimestre.

o Le nombre de départs volontaires non remplacés a entrainé ces dernières années des réductions de personnel très importantes, près de la moitié, se répercutant sur l’offre d’emploi sur le bassin de Fos. Départs à la retraite se situant vers 57 ans, à mettre en relation avec la grande pénibilité du travail des sidérurgistes.

o Cette réduction du personnel a entrainé simultanément une baisse dans l’emploi des sous-traitants, dont le nombre a diminué très vite, de prés de la moitié, entrainant là encore une augmentation du chômage sur tout ce bassin d’emplois, essentiellement industriel.

o Autre conséquence et non des moindres : les pertes de compétence et l’absence de transmission du savoir, alors qu’elles ont fait le fleuron de l’entreprise Arcelor.

o Enfin, actuellement, 20% des personnes travaillant sur le site sont des intérimaires, rendant la encore la question de la pérennité du site plus d’actualité.

o Le seuil plancher du personnel est de 3000, plus les sous-traitants, passés de 2200 à 1100 : on est actuellement à ce seuil plancher.

o En 2009, ce sont 549 personnes qui ont fait l’objet de départ volontaire, remplacés par 70 nouveaux CDI en cours d’embauche, et des intérimaires, certes souvent aussi compétents que les CDI, mais précarisés.

Concernant l’investissement du groupe sur le site de Fos :

o un haut fourneau avait été refait, alors que le groupe était encore celui d’Arcelor

o le deuxième haut fourneau, qui nécessite également une rénovation complète, d’un coût de près de 90 millions d’euros, n’a fait l’objet à, ce jour, d’investissements que de l’ordre de 6 millions d’euros, pour de la simple réfection et maintenance. Ce deuxième haut fourneau « rouvrira », aux dires de la direction.

o sans garantie sur les investissements, le personnel doute largement de cette affirmation de la direction du groupe. Pour l’instant les investissements relèvent plus du curatif, mais pas de la remise à neuf globale de l’outil de travail, et donc, aujourd’hui il n’est pas question de réouverture du 2ème haut fourneau. Il faut se rappeler que la réfection d’un haut fourneau n’entraîne jamais de mise à pied pour le personnel.

J’aurais bien envie de poser quelques questions, alors même que j’ai bien conscience de la complexité de ce sujet.

Dans un cadre de mondialisation, les craintes des salariés, à savoir la délocalisation des sites européens ou sur le Pakistan, ne sont-elles pas fondées ?

60 % de l’acier est actuellement produit en Chine. Quid de l‘indépendance de la France, de l’Europe ? Aujourd’hui il reste 3 sites en France : Gondrange, si tristement célèbre par les évitements du président de la République vis-à-vis des luttes courageuses des salariés, plus Dunkerque et Fos-sur-Mer. Les coûts de main d’œuvre et la législation sur les droits du travail en Asie n’ont pas grand chose à voir avec l’existant en Europe, il semble également que la vie des personnes n’y représente pas grand-chose, tout au moins pour les employeurs.

Les exigences en matière environnementale sont actuellement inexistantes ;

Les débouchés d’Arcelor se déplacent : les entreprises utilisant l’acier, en particulier l’industrie automobile, se délocalisent en Asie.

Le gouvernement souhaite-t-il véritablement maintenir une industrie lourde sur le territoire ; quelle est la réalité des propos du Ministre Estrosi.

La localisation de Fos-sur-Mer répond bien à la réalité du marché mondial, puisqu’il se situe sur les grandes autoroutes mondiales de la mer, entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe avec l’entrée par le canal du Rhône. L’unité de production de Fos se situe sur un site certes fragile mais riche par son l’environnement. Mais il se situe aussi sur un site riche par ses hommes et ses compétences industrielles, nombreuses et performantes et diversifiées (raffinage, chimie, pétrochimie, sidérurgie), avec une histoire et un patrimoine industriel remarquables. Ce complexe industriel et portuaire, a aussi pu développer sa complémentarité et son dynamisme grâce au transport multimodal, qui nécessite toutefois de renforcer la compétence en matière de fret ferroviaire.

La question du bilan carbone de l’entreprise est un argument avancé par certains en défaveur du maintien de l’unité, mais qui ne peut être retenu : la France, afin de satisfaire ses entreprises très émettrices de Gaz à effet de Serre dans le très court terme, a octroyé trop largement des quotas de CO2 (selon les principes du protocole de Kyoto), ce qui fait que le marché d’échanges du carbone n’a pu se développer à un taux intéressant. Certes, l’activité des aciéries est très émettrice de CO2, mais par le système proposé d’échanges qui avaient été prévus dans les accords de Kyoto (proposé par les Européens), les quotas étaient là pour permettre un financement des investissements en faveur de la réduction des émissions : en vendant ses surplus de CO2, on obtient les financements pour l’amélioration des procès de diminution des émissions. ce dont certains ont profité, largement, dans d’autres pays d’Europe…

Est-il encore possible de parler d’activités industrielles lourdes, d’aménagement du territoire dans le cadre national et européen, alors que les ministères de tutelle restent de simples spectateurs des décisions des grands groupes, qu’ils ne jouissent d’aucune écoute de la part des banques qu’ils ont pourtant renflouées, qu’ils n’ont pas su faire autre chose que des grandes phrases pour des accords à Copenhague ratés.

La compétence industrielle de notre département, de notre région n’est pas à démontrer. Seule, une volonté politique industrielle nationale et euro-régionale est à mettre en œuvre. Elle ne pourra se réaliser qu’accompagnée de la concertation, la négociation de l'ensemble des partenaires, Etat, industriels, Collectivités territoriales, habitants.

Mais au fait, Arcelor-Mittal n'a-t-il pas fait de larges économies, grace à la suppression de la Taxe Professionnelle. Et alors, n'est ce pas le moment de renégocier les investissements nécessaires à la remise en fonctionnement du 2eme haut fourneau ?

samedi 27 février 2010

le 25 février, beaucoup de mairies étaient fermées

manif devant la mairie 13-14 "Il est important que les citoyens aient une réelle proximité avec leurs élus"

"L'administration est tellement complexe; les agents de la préfecture auront-ils le temps de nous aider dans le dédale des démarches administratives, comme le fait notre mairie"

"Il va nous falloir courir à l'autre bout de la ville pour les démarches administratives; et lorsqu'il manque un document, nous faudra-t-il faire plusieurs fois des aller-retour ou nous balader de service en service"

La liste pourrait être longue des remarques des citoyens qui se sont présentés ce jeudi à la porte de la mairie, close pour la journée. Les élus étaient là, nombreux, expliquant le pourquoi de cette manifestation de la part de personnes pourtant d'abord au service de la population. Et leur soutien à la manifestation des maires emmenée par Roland POVINELLI contre la réforme des collectivités locales.

Il n'a été nullement question du statut des élus, comme voudrait le faire croire le gouvernement; il n'a été nullement question d'élections régionales non plus, simplement le maintien des services publics de proximité, ceux qui rendent la vie plus aisée, ceux qui évitent les déplacements inconsidérés, les pertes de temps dommageables quand il faut gérer les tâches administratives et domestiques, au milieu d'emploi flexible..., ces services publics qui nous dégagent de l'anonymat et du numéro d'ordre.

Le développement durable, c'est aussi cela, des services publics de proximité, une démocratie locale de proximité, des emplois à proximité.

Oui la mobilité a été une conquête du XXème siècle, mais il s'agit de la vraie mobilité, mais ne parlons pas des déplacements "pendulaires" domicile-travail ou des démarches administratives!!

mercredi 24 février 2010

Pour que vivent les services publics de proximité, les mairies de secteur seront fermées le 25 février

manif devant la mairie 13-14Communiqué de presse des 4 maires de gauche de Marseille :

Journée de manifestation pour la survie de nos services publics de proximité

Le 25 février 2010, le Collectif des Maires de France « Sauvons nos communes » présidé par le Maire d’Allauch Roland POVINELLI et initié par une large majorité des Maires des Bouches-Du-Rhône, manifestera devant l’Assemblée Nationale pour protester contre le projet de réforme des collectivités territoriales.

Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreuses actions sont prévues, notamment une information massive des citoyens, la mobilisation des Maires sur les réunions organisées par le Préfet dans le département, des consultations citoyennes dans les communes et la fermeture de nombreuses Mairies. L’objectif étant de sensibiliser les citoyens à un projet de loi qui va mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour l’éducation, la santé, les transports publics, la culture, l’aide sociale et la vie associative.

À Marseille, les Maires de secteur fermeront les bâtiments administratifs de leurs Mairies jeudi 25 février toute la journée. Patrick MENNUCCI (1er secteur), Lisette NARDUCCI (2ème secteur), Garo HOVSEPIAN (7ème secteur) et Samia GHALI (8ème secteur), se rendront en Mairie des 13 et 14ème arrondissements ce même jour à 10h à la Bastide Saint-Joseph (72 rue Paul Coxe, 14ème) avec le «Collectif Sauvons nos Mairies».

En dépit de la mobilisation importante de très nombreux élus locaux et malgré les nombreuses critiques dans les rangs de la majorité, le gouvernement maintient ses projets dangereux pour l’organisation territoriale et les finances locales. Il recentralise et étouffe financièrement les collectivités, il augmente l’injustice sociale et les inégalités territoriales. Il est donc crucial de continuer à se mobiliser et d’amplifier nos actions.

Patrick MENNUCCI, Lisette NARDUCCI, Garo HOVSEPIAN, Samia GHALI.

lundi 22 février 2010

Ma candidature sur la liste de Michel Vauzelle est la suite de mon parcours politique et militant: résister, protéger, inventer, rassembler;

vauzelle dans le 2-3Après de nombreuses années de militantisme politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente du conseil général et maire du 2ème secteur.

Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de l’Etat.

Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.

L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?

J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion, j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.

Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences, en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre ville.

Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail, qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre, de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social - l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.

Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales des 14 et 21 mars 2010.

dimanche 14 février 2010

musique de chambre : le quatuor Syrah

IMG_0082.JPGLe 28, concert de fin d'après-midi par le quatuor Syrah. Au programme, Brahms et Haydn.

Surement, un moment de plaisir pour celles et ceux qui écoutent de la musique de chambre!

Les informations sont sur le lien suivant : Concert quator syrah musique

lundi 18 janvier 2010

Haïti : ne pas rajouter du malheur au malheur

596780.jpgCe qui vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable, d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.

L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.

L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.

L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.

Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?

Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.

Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.

lundi 11 janvier 2010

A propos de la venue de M. Besson à Marseille, le 15 janvier prochain

déclaration des droits de l'hommeA l'occasion de la venue de M. besson pour un débat sur "l'identité nationale", débat auquel je n'ai aucune intention de me rendre, comme l'indiquent mes engagements et signatures, je vous fais part de quelques réflexions, qui devaient alimenter un débat dans une réunion militante, fin novembre 2009.

Il était particulièrement difficile de proposer des éléments méthodologiques et argumentaires sur le sujet soulevé par le gouvernement. Si répondre à la question de l’identité nationale eut été faire le jeu de Sarkozy, amorcer des questionnements et des propositions en termes de Solidarité pour les populations résidant sur le territoire est bien de notre rôle politique.

S’il n’est guère envisageable de laisser la droite parler seule, suite au questionnement du gouvernement Sarkozy,

Si les femmes et les hommes ne se posent pas cette question, parce que non inquiets sur leur identité (cf sondage Tns-Sofres pour la Croix, Les Français et l'identité nationale , 17-18 novembre 2009)

Si les français ne sont pas dupes de la manipulation de ce même gouvernement à 4 mois des régionales (cf sondage Ifop pour le JDD : pour une majorité de Français (72 %) le débat sur l'identité nationale voulu par le gouvernement constitue avant tout "une stratégie pour gagner les élections régionales"),

Comment déplacer la question?

- l’identité pose la question de notre rapport à l’autre: c’est l’acceptation de nos différences qui permet notre identité, nos identités. Nous nous définissons dans et vis à vis de groupes sociaux. L’idée d’enfermement par la définition d’une identité unique (et stigmatisante) ne peut que conduire à la construction de murs et de barrières, et donc, conduire au communautarisme. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette problématique: au contraire, la notion de citoyen permet à chacune et chacun, dans le souci de la République et de la Laïcité, de se reconnaître dans différents groupes et sans exclusion.

- La nation, née d’une Histoire longue, a pris la forme que nous lui connaissons (avec évolutions!) au moment de la Révolution Française; confirmée et largement enrichée par le Conseil National de la Résistance. Mais nécessité de se souvenir que plusieurs de nos pays voisins ne se sont constitués en nation qu’à la fin du XIXème siècle, renforçant de part leur histoire propre une décentralisation du pouvoir et une force particulière aux «régions». Egalement se souvenir que plusieurs pays d’Europe, également nations, ne sont pas républicains, mais se reconnaissent autour d’une tête couronnée.

D’où l’importance de la notion de citoyenneté, qui se définit avec:

- la référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (sans oublier la femme!)

- L’ensemble des valeurs républicaines réunies sous notre bannière «liberté, Egalité, Fraternité»

- La langue commune, qui n’exclut pas les langues régionales, mais agit comme vecteur essentiel de communication entre toutes et tous

- La laïcité, qui permet le respect de la séparation entre vie publique et vie privée

- Les services publics, permettant une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire, avec une peréquation des coûts et le souci de l’aménagement du territoire ou corrolaire les droits à l’enseignement, au logement, à la santé, la justice, la sureté;

- L’impôt, comme participation de chacun à la construction du vivre ensemble.

Nous affirmons, une fois encore, l’Importance de la déclinaison de la notion de démocratie, avec :

- L’acceptation commune des contre-pouvoirs (conseils locaux, associations, syndicats, collectifs...)

- L’organisation et la prise en compte des débats sur des questions d’intérêt général, avec, entre autre, la Commission des Débats Pubics

- La participation à la démocratie représentative (les élections nationales et locales)

- La participation démocratique aux grands enjeux économiques, industriels, énergétiques , environnementaux;

- L’organisation humanisée, indépendante et interdépendante des différents échelons de la proximité, des différentes collectivités territoriales.

- La participation à l’effort de développement durable économique, dans le respect des droits et devoirs individuels et collectifs, dans le respect pour des citoyens d’aujourd’hui , des populations de demain, et celles de l’ensemble de la planète.

Le nationalisme, la discrimination, la xénophobie, le communautarisme sont des questions identitaires relevant de l’Emotion, pouvant aboutir à des dérives ou conduites d’exclusion, de rejet, de rupture démocratique, engendrant des positions politiques de droite ou d’extrême-droite.

Posons-nous les questions politiques:

- Qu’être et comment être citoyen, citoyen de notre pays, bi-national, citoyen d’Europe, citoyen du monde

- Comment pouvons-nous décliner le «vivre ensemble»

samedi 9 janvier 2010

Nouvelle attaque : les "loisirs motorisés" chassés par la porte , tentent de revenir par la fenêtre.. du chalet.

 Vous trouverez ci-dessous une pétition su Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l'Espace Naturel:

Bien sûr, la nature ne doit pas être un sanctuaire, elle doit être accessible au plus grand nombre et nous sommes très nombreux à en convenir. Mais la respecter, la préserver, l'entretenir, la valoriser, c'est aussi ce dont nous sommes très nombreux à convenir. Alors, pas de 4x4, pas de quad, pas de motos qui détruisent les chemins, sont source de perturbations pour la faune et la flore, sont sources de pollution en termes d'émissions de gaz et de CO2, en termes de bruit aussi.

Soyons nombreuxEs à signer cette pétition, et faites tourner ; vous trouverez le lien ci-dessous.

''La loi "Lalonde" du 3 Janvier 1991 est claire : pas de pénétration des véhicules motorisés dans les espaces naturels, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. Il fallait s’y attendre, les tentatives du lobby des "loisirs motorisés" pour infléchir la loi ont été nombreuses. Les pratiques hors la loi ont été tellement fréquentes qu’elles ont engendré une jurisprudence abondante qui, avec la circulaire "Olin" de 2005, est venue confirmer la loi "Lalonde". La dernière attaque nous vient de M. Francis Saint Léger, député de Lozère. Cette proposition de loi, profite d’un vide juridique en droit français : la notion d’ouverture d’une voie à la circulation publique est laissée à l’appréciation des juges de fond.

M. Saint Léger vole alors au secours de la loi et propose : "en territoire de montagne, toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptée à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la circulation."En d’autres termes, équipez vous d’un 4X4 efficace et vous pourrez aller batifoler sur n’importe quelle piste de montagne, sauf si les gestionnaires du site ont pu prendre à temps toutes les précautions réglementaires.

En cette période où la protection et la restauration des espaces naturels a atteint un degré d’urgence extrême, une telle loi constituerait une atteinte grave à la protection des milieux et espèces montagnards, rendant la surveillance encore plus difficile par les personnels des espaces naturels et de la police de l’environnement Nous demandons à nos députés que la proposition de loi N° 1919 de M. Francis Saint-Léger soit strictement rejetée.''

http://snupfen1.org/spip/spip.php?article177

samedi 2 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010

déclaration des droits de l'homme Une année vient de se clore, une année durant laquelle les grands de ce monde, l'Europe en particulier, n'ont pu ou voulu s'entendre sur des esquisses de paix.

Au nom d'une économie qu'il faudra pourtant revoir, ils ne se sont pas entendu sur un combat commun et organisé contre tout ce qui produira le réchauffement et les dérèglements climatiques.

Au nom de cette même économie et d' égoïsmes nationaux, ils n'ont pu trouvé les fonds nécessaires à la lutte contre la faim dans le monde, et les ONG n'ont, cette fois, guère eu droit aux honneurs de la presse en la matière.

Il n'est pas question de sombrer dans la morosité, donc souhaitons-nous dès à présent une bonne santé, souhaitons de grands bonheurs à nos proches, avec celles et ceux que nous aimons et aussi celles et ceux que nous devons apprendre à connaître pour former une société plus solidaire, plus fraternelle.

Mais pas question non plus de galvauder les mots, de les vider de leur sens : si la fraternité, c'est détruire les services publics, si la fraternité, c'est se protéger par un protectionnisme nationaliste, si la fraternité, c'est continuer avec des taxes injustes parce que égalitaristes, avec le bouclier fiscal et toutes les autres niches fiscales; si la fraternité, c'est la seule construction de logements neufs à 2500€ du m2, si la fraternité c'est fractionner les villes, ségréguer les habitants en fonction de leur statut social, de la couleur de leur peau, de leur sexe, de leur culture... retrouvons, comme le rappelait si souvent Camus, la rigueur sémantique. Les mots ont une origine, une histoire, un sens, les gens de lettres, les linguistes et philosophes doivent nous y aider et nous y pousser.

Oui le sentiment de régression sociale, sociétale devient trop souvent réalité. Et le gouvernement actuel pousse à une France droitière, dure, tous les jours plus intolérante, frileuse, nationaliste et suspicieuse. A nous, ensemble, de trouver les bons mots et les actions nouvelles : à chaque réunion, à chaque rencontre dans les quartiers, nous sommes étonnés du besoin d'échange de nos concitoyens. Nous avons "presque" tous compris que la crise allait changer notre rapport au développement, à la production, à la consommation. Nous avons "presque" tous compris que nos enfants devront allier racines, territoires et mobilité; qu'ils devront conjuguer emplois, métiers et formations. Nous avons "presque" tous compris que la confrontation des générations et des cultures permet des inventions, des créations dans quantité de domaines, sciences dures, sciences humaines, arts plastiques, musiques, architecture, politique.

Il nous faut donc trouver des chemins nouveaux : les associations, les collectifs, les syndicats, notre parti politique sont cette force. A nous de susciter, permettre, orchestrer, faire bénéficier et gérer le plus grand nombre des créations de chacune et chacun.

La droite au pouvoir n'a pas confiance en la société; alors la droite gouverne trop souvent contre la société. Un voeu : que la Région, à gauche, soit tous les jours plus l'un des principaux laboratoires de la démocratie au service du développement durable.

Bonne année à toutes et à tous!

mercredi 30 décembre 2009

Taxe Carbone : l'écologie mérite mieux

taxe carbone 4Le gouvernement ne cesse d’agir dans la précipitation, il a voulu faire des annonces de réformes «modernes et écologiquement avancées» à la veille du sommet de Copenhague, il a souhaité s’allier discrètement les divers et puissants lobbies. Le gouvernement se retrouve devant une fin de non-recevoir sur la taxe carbone, de la part du Conseil Constitutionnel. Certes, cela ne pourra que satisfaire les opposants à la taxe carbone, celles et ceux qui pensent que « après nous, ils s’adapteront bien ». Certes, cela satisfera celles et ceux qui trouvaient que la taxe carbone était un nouvel objet de politique fiscale, mais non satisfaisant du point de vue écologique, et j’en suis. Mais, cette négligence et ce mépris dans un domaine si important, de la part du Président de la République et de son gouvernement, ne vont-ils pas démobiliser toutes celles et ceux qui, au quotidien, individuellement, au sein des associations, dans les collectivités locales , au sein de l’Europe, oeuvrent au 3x20, -20% d’émissions de Gaz à Effet de Serre, +20% d’efficience énergétique, +20% d’énergies renouvelables.

Les critiques du Conseil Constitutionnel sont rédibitoires.

La taxe aurait créé une «rupture de l'égalité devant l'impôt», puisque des ristournes auraient été accordées aux professions en difficulté et aux entreprises les plus polluantes :

- En fait, 93% des émissions d'origine industrielle auraient été exonérées et moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre auraient été soumises à la contribution carbone, alors que ces industries se sont vu attribuer des quotas de CO2, à titre gracieux, jusqu’en 2013 (suite et fin du protocole de Kyoto)

- Les centrales thermiques, qui suppléent l’incapacité actuelle de l’énergie nucléaire à fournir les besoins de notre pays en électricité, auraient été, elles aussi, exemptées

- De la même façon, les biocarburants, ressource renouvelable, énergie dont la contribution à la lutte contre le réchauffement climatique est fortement contestée, mais extrêmement exigeante en matière de surfaces agricoles devaient être également exemptées (ce type de monocultures privilégiant des monocultures d’exportation, rentables, au détriment de cultures vivrières nécessaires aux populations locales n’est surement pas sans nous rappeler des pratiques coloniales pas si lointaines)

- Enfin, le gouvernement souhaitait compenser les professions fragilisées — agriculteurs, pêcheurs... —, lesquelles ne devaient payer que le quart de leur taxe,de même que les transporteurs routiers, maritimes et fluviaux à qui le tiers de la taxe devait être remboursé. Il est temps de réfléchir autrement aux «métiers», non plus en multipliant les aides corporatives.

La taxe carbone, non seulement, n’aurait pas été égalitaire pour l’ensemble des citoyens et des émetteurs de Gaz à Effet de Serre, elle aurait joué comme une taxe nouvelle pour remplir des caisses de l’Etat et compenser le déficit créé par la suppression de la Taxe Professionnelle, et elle n’aurait été en rien incitatrice de pratiques nouvelles permettant de lutter, chacun et tous collectivement, contre les émissions de Gaz à effet de serre et sa conséquence, le réchauffement et les dérèglements climatiques.

Après l’échec de Copenhague, après le remue-ménage de la taxe carbone, que restera-t-il de cette idée que nous sommes nombreux à porter, celle d’une contribution carbone afin de lutter contre la précarité sociale, pour une véritable solidarité, sociale et écologique.

Mais nous sommes le 30 décembre. Pourrions-nous rêver pour 2010 ?

Taxe Professionnelle et réforme des collectivités territoriales

reforme CL Le Conseil constitutionnel n’a pas souhaité examiner les conséquences à long terme de la suppression de la Taxe Professionnelle.

En validant la suppression de la TP, le Conseil Constitutionnel n’a pas répondu aux demandes unanimes des collectivités territoriales et de l’ensemble des élus qui proposaient, raisonnablement, une réforme obsolète de cet impôt sur les sociétés, mais qui insistait sur le lien nécessaire entre collectivités territoriales et entreprises, qui revendiquait par ailleurs le principe de l’autonomie des collectivités vis-à-vis de l’Etat.

Le Conseil Constitutionnel a donc validé une nouvelle Contribution Economique Territoriale (CET), composée d'une cotisation foncière et d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

En ne regardant que les ressources de substitution garanties par l'Etat pour 2010, sous forme de dotations supplémentaires ou d'impôts nouveaux, Le Conseil Constitutionnel n’a pas abordé la question de la diminution à moyen terme des ressources des collectivités locales. Il a ainsi évité de se prononcer sur l'atteinte au principe d'autonomie fiscale de collectivités, financièrement de plus en plus dépendantes de l'Etat, donc d’une mise sous tutelle de l’ensemble des collectivités locales, à moyen terme.

Pourtant, rappelons-nous.

- Grâce à leur autonomie, les collectivités locales représentent 75% des investissements publics.

- Grâce à leur autonomie et du fait de leurs règles comptables strictes, les collectivités locales ont un taux d’endettement faible, surtout en regard de celui de l’Etat. Et surtout, la dette locale ne finance que l'accroissement du patrimoine et non le fonctionnement, au contraire de l'Etat; lequel laissera à cette jeunesse qu’il décrie tant le «soin» de régler ses dettes.

- Contrairement à l’Etat, les collectivités locales sont tenues de présenter un budget équilibré, quitte à faire des sacrifices, souvent douloureux pour tout ce qui touche à la proximité, à la solidarité.

Et réaffirmons l’envie des citoyens, l’exigence impérieuse pour tous de démocratie, à tous les échelons de la vie publique?

Souhaitons-nous que l’Etat décide des investissements locaux, choisisse pour les citoyens ce que signifie la solidarité, comment se traduit en termes de budgets d’investissement et de fonctionnement les termes de notre bannière, liberté, égalité, fraternité?

Souhaitons-nous voir disparaître ces élus de proximité, les maires, les conseillers municipaux, généraux ou régionaux qui, quotidiennement, permettent aux projets de voir le jour et d’améliorer le cadre de vie de l’ensemble des citoyens.

A toutes ces questions que se posent les citoyens, le Président de la République et son gouvernement n’en ont que faire, en comparaison de l’enjeu de leur réforme, recentraliser la France, en méconnaissant chaque jour davantage les questionnements de ses habitants, leur souhait d’être acteurs de leur vie, leur volonté de participer démocratiquement aux choix de notre société en mutation?

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague, trop réaliste conclusion ? non

taxe carbone 4“Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!”

Hugo Chavez, mercredi 16 décembre, à la tribune de la conférence climat de l’ONU à Copenhague.

lundi 14 décembre 2009

Espace public, espace partagé. Intervention au CM, le 14 décembre 2009

mairieMonsieur le maire, chers collègues,

Permettez qu’en marge de cette délibération, je me fasse le porte-parole d’une très large partie de la population marseillaise, exprimant leur exaspération quant à la gestion de l’espace public.

Il semble que tout soit permis, il suffit d’être le plus fort.

On ne peut se contenter de votre intervention place Thiars comme emblème du travail à accomplir en matière d’espace public.

Si les touristes ont pu être satisfaits, ce n’est toujours pas le cas pour une grande majorité de notre population qui, au quotidien, doit naviguer entre les terrasses débordant de tous cotés, des voitures et des 2 roues motorisées stationnant partout et n’importe où, sur les trottoirs et autres emplacements réservés aux piétons.

Je ne suis pas sûre que tous les membres de votre majorité aient bien saisi le sens de l’espace public comme espace partagé. Chacun doit exercer au mieux son travail, les cafetiers comme les autres, mais chacun doit pouvoir se déplacer comme de nécessaire, et notre liberté s’arrête à la liberté de son voisin. Combien de fois sommes-nous interpellés par des commerçants qui n’arrivent plus à valoriser leur vitrine, au centre ville mais également dans tous les centres « villageois ».

Combien de fois des personnes à mobilité réduite ou des mamans avec poussette doivent-elles descendre sur la chaussée du fait d’un désordre ou d’un laisser-faire méprisant de la part des autorités.

Et les appels répétés à votre adjointe aux emplacements ou à la circulation ne se soldent par aucune intervention !

Monsieur le Maire, chers collègues, sortez de vos voitures insonorisées et promenez-vous dans notre ville. S’arrêter à une terrasse de bistrot, faire ses courses dans des commerces de proximité, se promener dans les quartiers sont d’abord du plaisir, également le mien social pour nos quartiers, mais aussi un bon thermomètre de l’exaspération de nos concitoyens vis-à-vis de la gestion de l’espace public. Chaque professionnel et chaque habitant doit y mettre du sien, tous collectivement devons faire des efforts, mais Monsieur le Maire, faites respecter les droits et les devoirs de tous avec plus de vigueur.

Je vous remercie.

mardi 1 décembre 2009

Non aux nouveaux fichiers " Edvige"

Une première mobilisation forte avait obligé le gouvernement à faire machine arrière sur les fichiers "Edvige". En revenant à la charge, par décret, sans débat d'aucune sorte, parlementaire au minimum, il réintroduit ce dont les citoyens ne veulent pas.

Alors que les services publics sont de plus en plus en danger, alors que le gouvernement voudrait retirer aux citoyens le ciment que représente la démocratie locale, l'indépendance des collectivités locales, alors que le gouvernement essaie d'imposer une recentralisation du pays, contraire à l'Histoire et aux voeux des citoyens, il est important qu'une mobilisation forte se mette à nouveau en oeuvre, afin de combattre des décrets contraires aux Droits de l'Homme et du Citoyen, aux principes essentiels de la Démocratie, décrets images d'un pouvoir centralisé, autoritaire, et si éloigné des populations.

Les citoyens souhaitent fortement "la sureté", qui se décline au quotidien par des actions de sécurité en termes de prévention, de dialogue, et de répression. Les fractures, les murs, les ghettos, les communautarismes ne pourront entrainer que violence et exclusion. Quant au fichage à grande échelle des citoyens, il fera honte à notre pays.

Une nouvelle pétition vient d'être proposée par le collectif.

Lisez, signez, et faites signer.

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dimanche 29 novembre 2009

Richard MARTIN toujours en Résistance avec le théâtre Toursky

toursky en résistance Richard Martin avait interrompu une grève de la faim qu'il avait entamée, 10 jours durant, avec son ami Jean poncet, après avoir été reçu par le ministre de la Culture. Celui-ci lui avait dit tout l'intérêt qu'il portait au projet culturel du théatre Toursky et s'engageait à revoir l'engagement de l'état vis à vis du théatre.

Mais le temps passe, et rien ne se passe.

Aussi, puisque Monsieur le Ministre de la Culture se rend dans notre ville, rappelons lui ses engagements, et rappelons-lui la force de conviction et de rassemblement que représente un théatre dans un espace très paupérisé, le 3ème arrondissement de Marseille.

Rendez-vous LUNDI 30 NOVEMBRE à partir de 10H (arrivée du ministre prévue à 11h) aux abords de la GARE du CANET (29 bd Ferdinand de Lesseps, 13014 Marseille) et entre 17:30 - 19:00 devant l'ENTREE DU PARC CHANOT, métro rond-point du Prado.

SOYEZ NOMBREUX !

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