Le
collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les
organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la
population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre
propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre
la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la
condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui
cherchent.
En effet, comment un ministre ou un bon gestionnaire peut imaginer un travail de recherche ambitieux et à moyen terme si, au quotidien, les chercheurs sont obligés de négocier des financements pour leur travail, s'ils sont obligés de chercher des compléments dans le privé pour poursuivre le travail entamé, si, lorsqu'ils ont entamé une recherche précise, ils ne savent pas si leur emploi pourra se prolonger tout au long de leur étude ou travail, si cela pourra enrichir leur travail à venir, se poursuivre dans des publications... Et pourtant la précarité de leur emploi est bien souvent de mise;
Nos chercheurs sont bien souvent bardés de diplômes, ils forment des communautés de travail avec des techniciens, des enseignants, des thésards ou des étudiants. Certes, comme dans tant d'autres professions, des compte-rendus d'activités, des évaluations, des résultats sont demandés et cela est normal : et bien peu sont soucieux de ces évaluations, la qualité du travail ne faisant pas défaut; et notre communauté de recherche, qu'il s'agisse des universitaires ou des CNRS sont encore aujourd'hui reconnus, malgré les moyens mis à leur disposition et la diminution d'estime de la part des politiques et de la société. Mais peut-être qu'une partie de nos dirigeants a oublié l'impérieuse nécessité des recherches non directement applicables, en sciences humaines comme en sciences "dures".
Nous n'avons guère de matières premières, pas plus que d'énergies, mais nous avons, aujourd'hui encore, une matière grise volontaire, celle de nos chercheurs, qui aiment leur métier, qui souhaitent faire progresser la science et la connaissance, qui a envie de les partager; ne les sacrifions pas en les laissant au mains de comptables et de gestionnaires, en diminuant chaque jour davantage leurs crédits, en les destabilisant trop profondément dans leur équilibre personnel. D'autres pourraient bien accélérer leur quête de têtes bien pleines et bien ordonnées.
Comme citoyenne, j'avais
signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.
Des propos
inqualifiables ont été lancés par l'adjointe au maire chargée des école,
choquant même des élus de la majorité municipale; La presse s'en fait l'écho ce
matin; D'autres questions ont été abordées, montrant la nécessité de travailler
pour le bien public. S'il est vrai que la gestion d'un collectivité est bien du
ressort de choix politiques forts, leur réalisation peut demander un consensus,
une fois le choix effectué; à l'exemple de la gestion de la semi-piétonnisation
du Vieux-Port.
Esquiver le débat sur les
services publics comme le fait le gouvernement et la droite aujourd'hui nous
montre bien, s'il est besoin de s'en convaincre, le peu de considération de nos
gouvernants pour la démocratie.
Des femmes et
des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires
sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris
une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et
donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que
devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire
fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode
d'inflation.
La semaine prochaine,
nous aurons la possibilité de défendre la Poste, comme service public, et
j'invite chacun chacune d'entre nous à aller voter sur l'un des très nombreux
sites qui mettront à la disposition des citoyens une urne.
Vous trouverez la contribution du Réseau Action
Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.
Un
incendie, qui ravageait les collines d’Aurons et Pelissanne a obligé à une
vaste coupure d’électricité sur la région, touchant près 1,2 million
d'habitants. S’il est vrai que notre région se situe «en bout de ligne»,
quelles solutions peuvent être envisagées afin de remédier aux risques encourus
de rupture d’alimentation?