Marianne Moukomel, le blog

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vendredi 5 mars 2010

Marché des quotas de CO2 : lien vers l'article tres instructif du journal de l'environnement

arcelor mittaldans l'article ci joint, vous trouverez nombre d'explications interessantes sur la question des quotas de carbone alloués aux entreprises, en particulier pour l'acier en France. bonne lecture

http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=2665&idThema=6&idSousThema=32&type=JDE&ctx=291|fr

jeudi 4 mars 2010

Pas d'hélicoptères sans acier - Pas d'EADS sans Arcelor-Mittal

arcelor mittalUne visite au Comité d’entreprise d’Arcelor-Mittal, sur la zone de Fos-sur-Mer m’a donné l’occasion de m’interroger à plus d’un titre.

Les questions directement abordées avec les salariés ont touché deux domaines immédiats, celui de l’emploi aujourd’hui, et celui de la pérennité de l’unité sur ce site.

Concernant l’emploi :

o Aujourd’hui, les salariés ont été contraints d’épuiser tous leurs congés, leurs RTT et ensuite, ont été mis en chômage technique sur 5 journées au cours du dernier trimestre.

o Le nombre de départs volontaires non remplacés a entrainé ces dernières années des réductions de personnel très importantes, près de la moitié, se répercutant sur l’offre d’emploi sur le bassin de Fos. Départs à la retraite se situant vers 57 ans, à mettre en relation avec la grande pénibilité du travail des sidérurgistes.

o Cette réduction du personnel a entrainé simultanément une baisse dans l’emploi des sous-traitants, dont le nombre a diminué très vite, de prés de la moitié, entrainant là encore une augmentation du chômage sur tout ce bassin d’emplois, essentiellement industriel.

o Autre conséquence et non des moindres : les pertes de compétence et l’absence de transmission du savoir, alors qu’elles ont fait le fleuron de l’entreprise Arcelor.

o Enfin, actuellement, 20% des personnes travaillant sur le site sont des intérimaires, rendant la encore la question de la pérennité du site plus d’actualité.

o Le seuil plancher du personnel est de 3000, plus les sous-traitants, passés de 2200 à 1100 : on est actuellement à ce seuil plancher.

o En 2009, ce sont 549 personnes qui ont fait l’objet de départ volontaire, remplacés par 70 nouveaux CDI en cours d’embauche, et des intérimaires, certes souvent aussi compétents que les CDI, mais précarisés.

Concernant l’investissement du groupe sur le site de Fos :

o un haut fourneau avait été refait, alors que le groupe était encore celui d’Arcelor

o le deuxième haut fourneau, qui nécessite également une rénovation complète, d’un coût de près de 90 millions d’euros, n’a fait l’objet à, ce jour, d’investissements que de l’ordre de 6 millions d’euros, pour de la simple réfection et maintenance. Ce deuxième haut fourneau « rouvrira », aux dires de la direction.

o sans garantie sur les investissements, le personnel doute largement de cette affirmation de la direction du groupe. Pour l’instant les investissements relèvent plus du curatif, mais pas de la remise à neuf globale de l’outil de travail, et donc, aujourd’hui il n’est pas question de réouverture du 2ème haut fourneau. Il faut se rappeler que la réfection d’un haut fourneau n’entraîne jamais de mise à pied pour le personnel.

J’aurais bien envie de poser quelques questions, alors même que j’ai bien conscience de la complexité de ce sujet.

Dans un cadre de mondialisation, les craintes des salariés, à savoir la délocalisation des sites européens ou sur le Pakistan, ne sont-elles pas fondées ?

60 % de l’acier est actuellement produit en Chine. Quid de l‘indépendance de la France, de l’Europe ? Aujourd’hui il reste 3 sites en France : Gondrange, si tristement célèbre par les évitements du président de la République vis-à-vis des luttes courageuses des salariés, plus Dunkerque et Fos-sur-Mer. Les coûts de main d’œuvre et la législation sur les droits du travail en Asie n’ont pas grand chose à voir avec l’existant en Europe, il semble également que la vie des personnes n’y représente pas grand-chose, tout au moins pour les employeurs.

Les exigences en matière environnementale sont actuellement inexistantes ;

Les débouchés d’Arcelor se déplacent : les entreprises utilisant l’acier, en particulier l’industrie automobile, se délocalisent en Asie.

Le gouvernement souhaite-t-il véritablement maintenir une industrie lourde sur le territoire ; quelle est la réalité des propos du Ministre Estrosi.

La localisation de Fos-sur-Mer répond bien à la réalité du marché mondial, puisqu’il se situe sur les grandes autoroutes mondiales de la mer, entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe avec l’entrée par le canal du Rhône. L’unité de production de Fos se situe sur un site certes fragile mais riche par son l’environnement. Mais il se situe aussi sur un site riche par ses hommes et ses compétences industrielles, nombreuses et performantes et diversifiées (raffinage, chimie, pétrochimie, sidérurgie), avec une histoire et un patrimoine industriel remarquables. Ce complexe industriel et portuaire, a aussi pu développer sa complémentarité et son dynamisme grâce au transport multimodal, qui nécessite toutefois de renforcer la compétence en matière de fret ferroviaire.

La question du bilan carbone de l’entreprise est un argument avancé par certains en défaveur du maintien de l’unité, mais qui ne peut être retenu : la France, afin de satisfaire ses entreprises très émettrices de Gaz à effet de Serre dans le très court terme, a octroyé trop largement des quotas de CO2 (selon les principes du protocole de Kyoto), ce qui fait que le marché d’échanges du carbone n’a pu se développer à un taux intéressant. Certes, l’activité des aciéries est très émettrice de CO2, mais par le système proposé d’échanges qui avaient été prévus dans les accords de Kyoto (proposé par les Européens), les quotas étaient là pour permettre un financement des investissements en faveur de la réduction des émissions : en vendant ses surplus de CO2, on obtient les financements pour l’amélioration des procès de diminution des émissions. ce dont certains ont profité, largement, dans d’autres pays d’Europe…

Est-il encore possible de parler d’activités industrielles lourdes, d’aménagement du territoire dans le cadre national et européen, alors que les ministères de tutelle restent de simples spectateurs des décisions des grands groupes, qu’ils ne jouissent d’aucune écoute de la part des banques qu’ils ont pourtant renflouées, qu’ils n’ont pas su faire autre chose que des grandes phrases pour des accords à Copenhague ratés.

La compétence industrielle de notre département, de notre région n’est pas à démontrer. Seule, une volonté politique industrielle nationale et euro-régionale est à mettre en œuvre. Elle ne pourra se réaliser qu’accompagnée de la concertation, la négociation de l'ensemble des partenaires, Etat, industriels, Collectivités territoriales, habitants.

Mais au fait, Arcelor-Mittal n'a-t-il pas fait de larges économies, grace à la suppression de la Taxe Professionnelle. Et alors, n'est ce pas le moment de renégocier les investissements nécessaires à la remise en fonctionnement du 2eme haut fourneau ?

samedi 9 janvier 2010

Nouvelle attaque : les "loisirs motorisés" chassés par la porte , tentent de revenir par la fenêtre.. du chalet.

 Vous trouverez ci-dessous une pétition su Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l'Espace Naturel:

Bien sûr, la nature ne doit pas être un sanctuaire, elle doit être accessible au plus grand nombre et nous sommes très nombreux à en convenir. Mais la respecter, la préserver, l'entretenir, la valoriser, c'est aussi ce dont nous sommes très nombreux à convenir. Alors, pas de 4x4, pas de quad, pas de motos qui détruisent les chemins, sont source de perturbations pour la faune et la flore, sont sources de pollution en termes d'émissions de gaz et de CO2, en termes de bruit aussi.

Soyons nombreuxEs à signer cette pétition, et faites tourner ; vous trouverez le lien ci-dessous.

''La loi "Lalonde" du 3 Janvier 1991 est claire : pas de pénétration des véhicules motorisés dans les espaces naturels, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. Il fallait s’y attendre, les tentatives du lobby des "loisirs motorisés" pour infléchir la loi ont été nombreuses. Les pratiques hors la loi ont été tellement fréquentes qu’elles ont engendré une jurisprudence abondante qui, avec la circulaire "Olin" de 2005, est venue confirmer la loi "Lalonde". La dernière attaque nous vient de M. Francis Saint Léger, député de Lozère. Cette proposition de loi, profite d’un vide juridique en droit français : la notion d’ouverture d’une voie à la circulation publique est laissée à l’appréciation des juges de fond.

M. Saint Léger vole alors au secours de la loi et propose : "en territoire de montagne, toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptée à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la circulation."En d’autres termes, équipez vous d’un 4X4 efficace et vous pourrez aller batifoler sur n’importe quelle piste de montagne, sauf si les gestionnaires du site ont pu prendre à temps toutes les précautions réglementaires.

En cette période où la protection et la restauration des espaces naturels a atteint un degré d’urgence extrême, une telle loi constituerait une atteinte grave à la protection des milieux et espèces montagnards, rendant la surveillance encore plus difficile par les personnels des espaces naturels et de la police de l’environnement Nous demandons à nos députés que la proposition de loi N° 1919 de M. Francis Saint-Léger soit strictement rejetée.''

http://snupfen1.org/spip/spip.php?article177

lundi 16 novembre 2009

Marseille, déclaration de Hambourg, conférence de Copenhague

mairieMon intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n° 55

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vendredi 9 octobre 2009

Sarkozy fils, nouvelle forme de discrimination positive?

Le Président de la République invente chaque jour. Sa dernière invention, c'est une nouvelle forme de discrimination positive, le choix de ses successeurs au sein de la famille, le népotisme : non content d'avoir placé son fils comme conseiller général des Hauts de Seine, non content de l'avoir fait élire président du groupe, mais ça c'est une histoire interne à l'UMP, ce jeune homme devrait se retrouver à la tête de l'Epad, l'Etablissement Public pour l'Aménagement de la région de la Défense, l'un des plus gros investisseurs publics de la région Ile de France.

Certes, la France a besoin de rajeunir son personnel politique. Certes, nous faisons confiance au papa pour mettre à disposition tout le personnel nécessaire pour que les directives soient transmises correctement et rapidement exécutées. Certes, un Conseil d'Administration validera les décisions... prises ailleurs? Certes, le lien entre les investisseurs privés et l'EPAD seront sans doute facilités par la proximité présidentielle, les financements accélérés.

Mais où va notre démocratie; quand dirons-nous stop à des dérives qui nous semblaient d'un autre temps et d'un monde dépassé; la modernité, oui,les mutations, forcément, mais avec le souci majeur de solidarité et de démocratie.

dimanche 30 août 2009

quelques mots d'une randonnée alpine

dernier bivouac Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager quelques une des moments de plaisir de montagne.

D'abord, comme nous avions émis beaucoup de gaz a effet de serre au printemps, nous avons décidé de n'utiliser pour nos déplacements que les transports en commun : trains, car, et un peu d'auto-stop (facile avec un sac a dos et des bâtons, en montagne). Si nous n'avons pas vraiment perdu de temps, nous aurons du dépenser de l'énergie, du téléphone et de l'internet pour trouver les correspondances : la coordination train (gérés SNCF + Région) et cars (gérés par les Conseils Généraux) a encore des progrès à faire!

Notre projet était de suivre durant une quinzaine la Via Alpina, un beau chemin à l'initiative des tous les gens de la montagne, guides, accompagnateurs de moyenne montagne, fédérations de randonnée, aménageurs, collectivités locales, gardiens de refuges, Europe : un projet européen qui consiste à donner un itinéraire (avec toutes sortes de variantes) entre Trieste et Monaco, en suivant l'arc alpin; pour nous, cette année, de Saint Etienne de Tinée à la Vanoise : donc pas de voiture, bien sûr!

Les longues marches, les longues montées jusqu'aux cols, les descentes où l'on doit être particulièrement attentif laissent le temps des pensées futiles, folles, de tout ce à quoi on ne peut divaguer le reste de l'année. Il n'a jamais été question de naturalisme, option qui m'est toujours apparue comme dangereuse, mais prendre le temps, écouter et voir le temps s'écouler, tout cela, ce sont des choses nécessaires : apprendre aux enfants à s'ennuyer est toujours apparu comme essentiel à la construction de la personnalité. Pour nous, cela permet peut-être de replacer les choses dans un ordre qui a du sens tout simplement!

Et dans les pensées futiles, nous étions en train de monter au comme de l'Assietta, en Italie quand au détour d'une haute vallée, dans des alpages à plus de 2000m, nous avons découvert une ferme laitière de plus de 60 têtes de bétail, tenue par un couple. L'eau y est certes abondante, l'électricité provient d'un groupe électrogène, on peut y accéder par une route carrossable; et l'idée que l'on pourrait faire faire un stage à quelque trader ou aux cadres de l'industrie laitière pour qu'ils se rappellent que le travail doit toujours trouver rémunération descente, que tout travail est estimable! et sans moralisation!

avanlanches Et puis ne pas oublier que cet hiver a été particulièrement rude, que le Queyras a vu tomber plus de 10 m cumulé de neige. Les avalanches ont été très meurtrières pour les maisons, pour les forêts; la vie a pourtant continué son cours : les chemins ont été réouverts, laissant de coté les bois morts, les refuges sont accueillants, quel luxe de notre société !

Les femmes et les hommes savent que s'ils veulent rester, ils doivent vivre aussi avec le tourisme, que le tourisme leur apportera un peu du confort matériel qui rend la vie plus facile, à condition que cela ne soit pas synonyme de nivellement ou d'extinction des cultures, qui font la richesse des peuples, s'ils acceptent de les confronter et de les enrichir mutuellement.

IMG_1551.JPG village de Barsiglia, tout au fond d'une vallée, à 80 km de Turin

vendredi 7 août 2009

Fluidifier la circulation, c'est aussi, ensemble, accepter de réglementer les livraisons

mairiemon intervention au Conseil Municipal du 29 juin 2009, concernant les maigres propositions de réglementation des livraisons, à Marseille

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Commerces : pour une charte de qualité des devantures

mairieMon intervention au Conseil Municipal, le 25 mai dernier, à propos des subventions du FISAC, pour la rénovation des devantures des commerçants

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Réflexions à propos du Grand Port Maritime de Marseille

le portDes femmes, des hommes ont, depuis toujours, posé leurs valises à Marseille : le port de Marseille, lieu de toutes les convergences, de celles et ces venus d’ailleurs depuis plus de 26 siècles, mais également lieu d’arrivée, de transbordement, de redistribution des marchandises qui affluent et repartent par les voies maritimes ou terrestres.

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