Marianne Moukomel, le blog

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lundi 17 octobre 2011

Plan Local d'Urbanisme à Marseille : intervention en Conseil Municipal

mairieAprès une "grosse fatigue", reprenons notre effort d'écriture car qu'il s'agisse de politique locale ou de politique nationale, les enjeux sont trop importants pour ne pas essayer d'en débattre, sur le fond.
Ce matin, un Conseil Municipal, souvent orageux, en tous cas agressif, alors que des sujets majeurs étaient abordés, importants pour notre ville et pour toutes les habitantes et habitants.
Ci dessous, mon intervention sur le Projet d'Aménagement et de Développement Durable, préalable au plan Local d'urbanisme, prospective pour la ville pour les 20 années à venir : débat obligatoire selon les prescriptions de l'Etat, ce qui s'est traduit par 2 prises de parole de l'opposition, dont la mienne. Et rien de plus.

Quelle parodie de débat! quelle démocratie!

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jeudi 12 mai 2011

Retour sur une 1ere concertation concernant le projet Vieux Port de Marseille.

Si l’on peut regretter le petit nombre d’habitants de notre ville présents dans la salle des Docks du Sud mercredi soir à l’occasion de la 1ere réunion de concertation, nous ne pouvons que nous réjouir du débat engagé entre la population, l’équipe d’urbanistes gagnante et les élus.

Le « Vieux Port », un projet porté par chacune des équipes en lice pour la mairie en 208 ; avec des points communs et des points de divergence sur sa mise en scène et sa fonction pour l’ensemble de la Ville, de la Communauté Urbaine, du Département et de la Région.

Après une belle présentation par l’équipe d’architectes et d’urbanistes gagnante, les questions ont pu être posées.

La plupart ont porté sur le plan de circulation qui semble inquiéter fortement les Comités d'Intérêt de Quartier présents (1er, 7ème et 2ème arrondissements) ainsi que plusieurs membres de la confédération, dont sa présidente, Monique Cordier, qu’il s’agisse de la circulation de proximité ou de la circulation Nord-Sud. Proposition de certains : faire un essai alors que les travaux ne sont pas engagés, afin d’envisager les modifications possibles peut-être.

Question proche, les questions du stationnement pour les riverains et les visiteurs, les parkings relais, l’accès aux parkings du Centre Ville, l’accès par les transports en commun de grande capacité.

L’ombrière semble en laisser perplexe plus d’un, qu’il s’agisse du geste architectural, mais n’est ce pas le sort de tout geste architectural nouveau, qu’il s’agisse, plus prosaïquement de sa gestion et de son nettoyage et là, chacun a pu dire l’attention qui devra y être porté pour que vive ce nouveau lieu.

La concertation avec les sociétés nautiques sur l’ensemble de la gestion du plan d’eau est en cours et nous ne pourrons que nous réjouir par avance d’un accord à trouver.

Autre question, les revêtements du sol qui devront simultanément être signalétiques, permettre la circulation de tous, tenir compte de l’ensemble des promeneurs, et ne pas être éblouissants du fait de notre climatologie.

Autre question, l’image de notre ville en 2013, puisque seule une première tranche de ce beau projet pourra être livrée ; qu’en sera-t-il du « reste » du Vieux Port, notre patrimoine urbain. Et question subsidiaire, le projet pourra-t-il aller jusqu'à son terme, en 2020?

Ma conclusion au bout de plus de deux heures de débat, que la concertation veuille dire écoute et enrichissement d’un projet qui embellira et mettra en scène l’une des « plus belles places du monde », comme disent certains, quels moyens mettre en oeuvre afin de permettre à la population de s’approprier ce beau projet pour notre ville, et soyons vigilant à ce qu’il ne chasse pas, de fait, les habitants du Centre ville, comme hélas ce fut le cas dans de nombreuses autres villes qui restent orphelines de leur centre avec toutes les difficultés qui peuvent en découler. le Vieux Port de Marseille doit rester aussi fidèle et à l'image de toutes celles et ceux qui le fréquentent, y vivent et en vivent depuis si longtemps, nouveaux et anciens, jeunes et vieux, touristes et habitants.

Longue et belle vie à ce projet dont Marseille et les Marseillais rêvaient depuis si longtemps.

vendredi 5 mars 2010

Marché des quotas de CO2 : lien vers l'article tres instructif du journal de l'environnement

arcelor mittaldans l'article ci joint, vous trouverez nombre d'explications interessantes sur la question des quotas de carbone alloués aux entreprises, en particulier pour l'acier en France. bonne lecture

http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=2665&idThema=6&idSousThema=32&type=JDE&ctx=291|fr

jeudi 4 mars 2010

Pas d'hélicoptères sans acier - Pas d'EADS sans Arcelor-Mittal

arcelor mittalUne visite au Comité d’entreprise d’Arcelor-Mittal, sur la zone de Fos-sur-Mer m’a donné l’occasion de m’interroger à plus d’un titre.

Les questions directement abordées avec les salariés ont touché deux domaines immédiats, celui de l’emploi aujourd’hui, et celui de la pérennité de l’unité sur ce site.

Concernant l’emploi :

o Aujourd’hui, les salariés ont été contraints d’épuiser tous leurs congés, leurs RTT et ensuite, ont été mis en chômage technique sur 5 journées au cours du dernier trimestre.

o Le nombre de départs volontaires non remplacés a entrainé ces dernières années des réductions de personnel très importantes, près de la moitié, se répercutant sur l’offre d’emploi sur le bassin de Fos. Départs à la retraite se situant vers 57 ans, à mettre en relation avec la grande pénibilité du travail des sidérurgistes.

o Cette réduction du personnel a entrainé simultanément une baisse dans l’emploi des sous-traitants, dont le nombre a diminué très vite, de prés de la moitié, entrainant là encore une augmentation du chômage sur tout ce bassin d’emplois, essentiellement industriel.

o Autre conséquence et non des moindres : les pertes de compétence et l’absence de transmission du savoir, alors qu’elles ont fait le fleuron de l’entreprise Arcelor.

o Enfin, actuellement, 20% des personnes travaillant sur le site sont des intérimaires, rendant la encore la question de la pérennité du site plus d’actualité.

o Le seuil plancher du personnel est de 3000, plus les sous-traitants, passés de 2200 à 1100 : on est actuellement à ce seuil plancher.

o En 2009, ce sont 549 personnes qui ont fait l’objet de départ volontaire, remplacés par 70 nouveaux CDI en cours d’embauche, et des intérimaires, certes souvent aussi compétents que les CDI, mais précarisés.

Concernant l’investissement du groupe sur le site de Fos :

o un haut fourneau avait été refait, alors que le groupe était encore celui d’Arcelor

o le deuxième haut fourneau, qui nécessite également une rénovation complète, d’un coût de près de 90 millions d’euros, n’a fait l’objet à, ce jour, d’investissements que de l’ordre de 6 millions d’euros, pour de la simple réfection et maintenance. Ce deuxième haut fourneau « rouvrira », aux dires de la direction.

o sans garantie sur les investissements, le personnel doute largement de cette affirmation de la direction du groupe. Pour l’instant les investissements relèvent plus du curatif, mais pas de la remise à neuf globale de l’outil de travail, et donc, aujourd’hui il n’est pas question de réouverture du 2ème haut fourneau. Il faut se rappeler que la réfection d’un haut fourneau n’entraîne jamais de mise à pied pour le personnel.

J’aurais bien envie de poser quelques questions, alors même que j’ai bien conscience de la complexité de ce sujet.

Dans un cadre de mondialisation, les craintes des salariés, à savoir la délocalisation des sites européens ou sur le Pakistan, ne sont-elles pas fondées ?

60 % de l’acier est actuellement produit en Chine. Quid de l‘indépendance de la France, de l’Europe ? Aujourd’hui il reste 3 sites en France : Gondrange, si tristement célèbre par les évitements du président de la République vis-à-vis des luttes courageuses des salariés, plus Dunkerque et Fos-sur-Mer. Les coûts de main d’œuvre et la législation sur les droits du travail en Asie n’ont pas grand chose à voir avec l’existant en Europe, il semble également que la vie des personnes n’y représente pas grand-chose, tout au moins pour les employeurs.

Les exigences en matière environnementale sont actuellement inexistantes ;

Les débouchés d’Arcelor se déplacent : les entreprises utilisant l’acier, en particulier l’industrie automobile, se délocalisent en Asie.

Le gouvernement souhaite-t-il véritablement maintenir une industrie lourde sur le territoire ; quelle est la réalité des propos du Ministre Estrosi.

La localisation de Fos-sur-Mer répond bien à la réalité du marché mondial, puisqu’il se situe sur les grandes autoroutes mondiales de la mer, entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe avec l’entrée par le canal du Rhône. L’unité de production de Fos se situe sur un site certes fragile mais riche par son l’environnement. Mais il se situe aussi sur un site riche par ses hommes et ses compétences industrielles, nombreuses et performantes et diversifiées (raffinage, chimie, pétrochimie, sidérurgie), avec une histoire et un patrimoine industriel remarquables. Ce complexe industriel et portuaire, a aussi pu développer sa complémentarité et son dynamisme grâce au transport multimodal, qui nécessite toutefois de renforcer la compétence en matière de fret ferroviaire.

La question du bilan carbone de l’entreprise est un argument avancé par certains en défaveur du maintien de l’unité, mais qui ne peut être retenu : la France, afin de satisfaire ses entreprises très émettrices de Gaz à effet de Serre dans le très court terme, a octroyé trop largement des quotas de CO2 (selon les principes du protocole de Kyoto), ce qui fait que le marché d’échanges du carbone n’a pu se développer à un taux intéressant. Certes, l’activité des aciéries est très émettrice de CO2, mais par le système proposé d’échanges qui avaient été prévus dans les accords de Kyoto (proposé par les Européens), les quotas étaient là pour permettre un financement des investissements en faveur de la réduction des émissions : en vendant ses surplus de CO2, on obtient les financements pour l’amélioration des procès de diminution des émissions. ce dont certains ont profité, largement, dans d’autres pays d’Europe…

Est-il encore possible de parler d’activités industrielles lourdes, d’aménagement du territoire dans le cadre national et européen, alors que les ministères de tutelle restent de simples spectateurs des décisions des grands groupes, qu’ils ne jouissent d’aucune écoute de la part des banques qu’ils ont pourtant renflouées, qu’ils n’ont pas su faire autre chose que des grandes phrases pour des accords à Copenhague ratés.

La compétence industrielle de notre département, de notre région n’est pas à démontrer. Seule, une volonté politique industrielle nationale et euro-régionale est à mettre en œuvre. Elle ne pourra se réaliser qu’accompagnée de la concertation, la négociation de l'ensemble des partenaires, Etat, industriels, Collectivités territoriales, habitants.

Mais au fait, Arcelor-Mittal n'a-t-il pas fait de larges économies, grace à la suppression de la Taxe Professionnelle. Et alors, n'est ce pas le moment de renégocier les investissements nécessaires à la remise en fonctionnement du 2eme haut fourneau ?

samedi 9 janvier 2010

Nouvelle attaque : les "loisirs motorisés" chassés par la porte , tentent de revenir par la fenêtre.. du chalet.

 Vous trouverez ci-dessous une pétition su Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l'Espace Naturel:

Bien sûr, la nature ne doit pas être un sanctuaire, elle doit être accessible au plus grand nombre et nous sommes très nombreux à en convenir. Mais la respecter, la préserver, l'entretenir, la valoriser, c'est aussi ce dont nous sommes très nombreux à convenir. Alors, pas de 4x4, pas de quad, pas de motos qui détruisent les chemins, sont source de perturbations pour la faune et la flore, sont sources de pollution en termes d'émissions de gaz et de CO2, en termes de bruit aussi.

Soyons nombreuxEs à signer cette pétition, et faites tourner ; vous trouverez le lien ci-dessous.

''La loi "Lalonde" du 3 Janvier 1991 est claire : pas de pénétration des véhicules motorisés dans les espaces naturels, en dehors des voies ouvertes à la circulation publique. Il fallait s’y attendre, les tentatives du lobby des "loisirs motorisés" pour infléchir la loi ont été nombreuses. Les pratiques hors la loi ont été tellement fréquentes qu’elles ont engendré une jurisprudence abondante qui, avec la circulaire "Olin" de 2005, est venue confirmer la loi "Lalonde". La dernière attaque nous vient de M. Francis Saint Léger, député de Lozère. Cette proposition de loi, profite d’un vide juridique en droit français : la notion d’ouverture d’une voie à la circulation publique est laissée à l’appréciation des juges de fond.

M. Saint Léger vole alors au secours de la loi et propose : "en territoire de montagne, toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptée à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la circulation."En d’autres termes, équipez vous d’un 4X4 efficace et vous pourrez aller batifoler sur n’importe quelle piste de montagne, sauf si les gestionnaires du site ont pu prendre à temps toutes les précautions réglementaires.

En cette période où la protection et la restauration des espaces naturels a atteint un degré d’urgence extrême, une telle loi constituerait une atteinte grave à la protection des milieux et espèces montagnards, rendant la surveillance encore plus difficile par les personnels des espaces naturels et de la police de l’environnement Nous demandons à nos députés que la proposition de loi N° 1919 de M. Francis Saint-Léger soit strictement rejetée.''

http://snupfen1.org/spip/spip.php?article177

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