Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?
Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!
Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!
Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.
Que
devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se
transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles,
comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle
de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du
colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale,
celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de
la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays
capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et
internationalistes...
Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.
Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.
Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/
Comment ne
pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de
Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village
protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en
Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles,
pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la
description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en
arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.
Réunion ce mercredi 4
novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux
postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis
politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3
parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur
d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la
Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de
communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants,
facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions
vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom
du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.
Nous
étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction,
afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui
remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois
de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de
leur établissement.
De
nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces
de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens
bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la
résolution de cette équation?
Le
collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les
organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la
population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre
propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre
la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la
condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui
cherchent.
Comme citoyenne, j'avais
signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.
Des propos
inqualifiables ont été lancés par l'adjointe au maire chargée des école,
choquant même des élus de la majorité municipale; La presse s'en fait l'écho ce
matin; D'autres questions ont été abordées, montrant la nécessité de travailler
pour le bien public. S'il est vrai que la gestion d'un collectivité est bien du
ressort de choix politiques forts, leur réalisation peut demander un consensus,
une fois le choix effectué; à l'exemple de la gestion de la semi-piétonnisation
du Vieux-Port.
Esquiver le débat sur les
services publics comme le fait le gouvernement et la droite aujourd'hui nous
montre bien, s'il est besoin de s'en convaincre, le peu de considération de nos
gouvernants pour la démocratie.
Des femmes et
des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires
sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris
une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et
donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que
devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire
fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode
d'inflation.
Vous trouverez la contribution du Réseau Action
Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.
Nous convions les membres de l'association à
la prochaine réunion: