le protocole de Kyoto avait été ratifié en 1992
par 172 pays, mais pas par les Etats Unis.
Ce traité qui arrivera à échéance en 2012, doit être renouvelé afin de déterminer les efforts consentis par l’ensemble des pays de l’ONU pour diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre et donc, pour lutter de manière très pragmatique contre le réchauffement climatique: c’est l’objet de la conférence de Copenhague.
A quelques jours de cette conférence, où en sommes nous?
Et d’abord quel est le contexte international? Deux fractures graves doivent être décrites: La fracture entre pays du Nord et pays du Sud: les pays du Sud demandant aux pays du Nord un concours financier et technologique pour arriver à un développement équivalent à celui des pays du Nord en respectant les exigences écologiques d’aujourd’hui; cependant, une telle politique de la part des pays du Sud demande des investissements financiers importants, pour lesquels les pays du Nord ne semblent pas véritablement prêts à collaborer.
La fracture entre les pays qui ont une offre de ressources fossiles importantes, USA, Russie, Canada, Australie, pays qui n’ont pas ou guère respecté le protocole de Kyoto (ou pas signé) et les pays de l’Europe et du Japon qui sont obligés de faire appel de manière massive aux énergies fossiles, qui auront sûrement rapidement une facture énergétique importante grevant lourdement le pouvoir d’achat de leurs habitants et donc mettent + ou - une politique d’économie d’énergie en place; la stratégie entre ces deux blocs est sensiblement différente.
Les 4 points centraux de la négociation de Copenhague :
Travailler à des actions concrètes; lutter contre le réchauffement climatique passe par des actions pragmatiques fortes soutenues par une volonté politique forte, de l’ensemble des pays de ONU;
Puisque les objectifs de Kyoto n’ont pu être tenus, il sera nécessaire de prévoir une date butoir réaliste, sans doute 2030, assortie d’un engagement également réaliste et partagé par l’ensemble des pays, en particulier des pays producteur d’énergies fossiles.
Il est véritablement nécessaire d’arriver à un objectif de réduction des émissions de GES partagé : actuellement l’Europe accepte de s’engager sur -20%; les USA, pas plus que l’Inde, ne souhaitent pas d’objectif contraignant. Cependant, le président Obama a décidé de se rendre à Copenhague, de même que le président chinois: signes majeurs de leur prise de conscience des enjeux climatiques; fût-ce pour des raisons de développement d’une économie verte. Que vont-ils apporter à la négociation?
Le financement des pays du Nord en faveur des pays du Sud est impératif, et sans que ne se développe une nouvelle dépendance, «post-coloniale»: quelle sera la contribution acceptée par les pays du nord envers les pays du Sud, alors que les crises économique et financière pèsent très lourd.
Quelles sont nos inquiétudes quant à la situation internationale actuelle, vis à vis de la conférence de Copenhague
La politique européenne est frileuse, et en recul, au profit des politiques nationales. Le poids de l’Europe en matière énergétique est de plus en plus faible : l’Europe de Barroso est en recul par rapport aux exigences de Kyoto, et ne montre pas grande combativité pour des exigences exemplaires européennes à Copenhague, en particulier sur les 3 x20: -20% d’énergies fossiles, -20% de gaz a Effet de Serre, +20% d’énergies renouvelables
Comme cela a été dit plus haut, quelle place prendront dans la négociation les USA, la Chine, le Brésil, l’Inde, principaux pays émetteurs de gaz à effet de Serre:
Le Brésil a pris des engagements clairs de lutte contre la déforestation amazonienne et diminution des émissions de GES (-37%)
La Chine, premier émetteur de GES du fait des très nombreuses centrales à charbon et d’une industrialisation jusqu’à présent peu soucieuse s’engage à diminuer les émissions de GES de 40% à échéance pour 2020. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao se rendra à Copenhague
Barack Obama, compte proposer à Copenhague, pour son pays une baisse de 17% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis en 2020. Cette mesure atteindra ensuite 30% en 2025 et 42% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Le président Barack Obama se rendra à Copenhague
L’Inde ne veut pas être exclue du mouvement, mais ne veut pas d’objectif chiffré, à ce jour.
Et la position du gouvernement français?
Le positionnement français dans l’Europe est très pro-national: un grand libre marché, peu de volonté de développer une politique européenne énergétique; le tout sous le signe d’un protectionnisme européen : très en adéquation avec le nouveau commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, de la CDU.
Le gouvernement souhaite développer en France et à l’étranger sa filière nucléaire et la prééminence de EDF - Suez : politique énergétique fondée sur les multinationales.
Le gouvernement poursuit la mise en place d’accords bilatéraux sur les questions énergétiques, qui ne permettent guère à un accord multilatéral de voir le jour, donc à la conférence de Copenhague d’aboutir largement, puisque confrontée aux traités inter-nations.
La politique actuelle de relance économique par le Grenelle II manque de moyens, en particulier pour le financement des économies d’énergie, dans les domaines de l’habitat (social ou privé), et du transport. Plaider ailleurs ce que l’on n’arrive pas à mettre en place, localement, ne porte pas à l’enthousiasme!
En conclusion, alors que Sarkozy, lorsqu’il était président de l’Union Européenne, avait eu quelques paroles engagées pour la réussite de Copenhague, le fait de la présidence tournante, de la crise économique et financière et le nouveau leadership qu’est Obama l’ont stoppé net dans la poursuite de l’élaboration de Copenhague, et l’ont enclin à poursuivre dans la voie d’accord bilatéraux. Ce ne sera sans doute pas la France qui, dans 10 jours, fera avancer à pas de géants la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de Gaz à Effet de Serre.
Quelle est notre position, personnes de Gauche et Ecologiste?
De très nombreuses associations, syndicats, partis politique de Gauche ou écologiste sont signataires de l’Ultimatum climatique.
Il est urgent de poursuivre cet appel à signature.
Nous devons poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique comme intégrante de des luttes sociales, contre la précarité, pour un meilleur pouvoir d’achat et donc aussi pour une cohésion sociale. Le droit à l’énergie ne fait-il pas partie des droits fondamentaux (à intégrer dans le droit au logement)
Appelons à plus de démocratie dans les choix énergétiques du pays, de l’Europe, à une production d’énergie déconcentrée, de proximité.
Revenons devant le gouvernement pour exiger un véritable plan de maîtrise de la dépense énergétique pour l’habitat et la mobilité, en général; pour les constructions neuves comme pour la rénovation du parc existant.
Il est également urgent de reprendre une politique européenne énergétique diversifiée, à caractère de service public (production et transport), garantissant les mêmes services sur l’ensemble des territoires, à coût équivalent.
Soutenons tous les élus qui se battent pour que les collectivités territoriales, principaux investisseurs du pays, poursuivent une politique forte, de proximité, pragmatique, et équilibrée de développement Durable et énergétique. (par exemple, les Ecomaires et la commune de Lambesc)
La Conférence de Copenhague n’est pas morte, mais si nous ne voulons pas qu’elle ne soit qu’une coquille vide, aidons toutes celles et ceux qui nous représenteront à venir à la table des négociations avec un panier plein de propositions.
Mon
intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux
délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n°
55
Que
devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se
transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles,
comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle
de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du
colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale,
celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de
la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays
capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et
internationalistes...
Comment ne
pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de
Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village
protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en
Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles,
pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la
description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en
arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.
Réunion ce mercredi 4
novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux
postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis
politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3
parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur
d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la
Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de
communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants,
facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions
vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom
du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.
Nous
étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction,
afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui
remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois
de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de
leur établissement.
De
nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces
de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens
bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la
résolution de cette équation?
Le
collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les
organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la
population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre
propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre
la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la
condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui
cherchent.
Comme citoyenne, j'avais
signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.
Esquiver le débat sur les
services publics comme le fait le gouvernement et la droite aujourd'hui nous
montre bien, s'il est besoin de s'en convaincre, le peu de considération de nos
gouvernants pour la démocratie.
Des femmes et
des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires
sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris
une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et
donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que
devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire
fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode
d'inflation.
Vous trouverez la contribution du Réseau Action
Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.
Nous convions les membres de l'association à
la prochaine réunion: