Marianne Moukomel, le blog

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mercredi 11 novembre 2009

Le 11 novembre sans "Poilus"

Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?

Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!

Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!

Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.

11 novembre 2009 Que devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles, comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale, celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et internationalistes...

Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.

Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.

Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/

lundi 9 novembre 2009

Le ruban blanc

ruban blanc Comment ne pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles, pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.

Vraiment, un film à ne rater sous aucun prétexte.

dimanche 8 novembre 2009

Sociétés anonymes de Service Public, choix de la droite. Proposons des alternatives démocratiques de proximité

Page de publicité, dernière page du JDD :

Nous sommes 35000 à aller là où personne ne peut plus se rendre. La mise en service de votre installation électrique, c'est l'une des missions de service public des 35000 salariés d'ERDF. Tous les jours, par tous les temps, quel que soit votre fournisseur d'électricité, nous entretenons, réparons et développons... ERDF, Electricité Réseau Distribution France'' Et je vous invite à lire les statuts de cette entreprise, strictement masculine; vous les trouverez par le lien www.energie2007.fr/.../dossier_de_presse_erdf_090108.pdf

Quelle similitude entre ERDF, France Telecom, bientôt la Poste, ensuite les services de Santé, et déjà l'Enseignement privé...

Reprenons l'exemple de l'énergie; nous sommes à la veille de Copenhague. Qu'il s'agisse de la SNCF et de très importantes unités industrielles, elles sont nombreuses à produire, depuis longtemps, l'énergie nécessaire à leurs activités. Même si le transport d'électricité a fait des progrès non contestables, nous savons que les "pertes en ligne" sont toujours très importantes. D'autres pays d'Europe ont fait des choix de proximité, à savoir produire localement de l'électricité et de l'énergie, à usage domestique d'abord, mais également pour des transports en commun (bus et cars), pour l'artisanat ou l'industrie locale. Dans notre France jacobine, pour conforter les plans climat, vitrines de la volonté de faire, EDF et ses filiales, ou d'autres producteurs d'énergie proposent d'énormes fermes photovoltaïques dont le bilan carbone n'est pas forcément excellent, Et tout ça, pour réinjecter l'électricité dans le réseau, qui aura toujours le même taux de perte en ligne!

Absurde, inconséquent, et toujours onéreux pour celui qui est en bout de ligne, le citoyen consommateur.

Certes, c'est plus compliqué qu'expliqué en 10 lignes. Mais qu'il s'agisse de notre santé, de la question de la mobilité, de notre formation tout au long de la vie, de nos outils de communication, de l'énergie que nous utilisons au quotidien, des modèles plus autonomes, moins lourds d'administration centralisée, sécurisés, responsabilisants et valorisants pour les salariés, moins chers pour la collectivité, choisis par les citoyens sont à construire : déclinaison de la démocratie au quotidien.

Et ce ne sont pas ces grandes Sociétés anonymes, quelque soit la valeur des hommes (et des femmes) qui les dirigent ou y travaillent ce ne sont pas ces entreprises énormes voulues par la droite française, aux multiples filiales entremêlées, qui répondront aux soucis de démocratie, de proximité, de projet qu'expriment les citoyens.

samedi 7 novembre 2009

Michel Vauzelle, la Poste, les services publics, les droits des citoyens

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgRéunion ce mercredi 4 novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3 parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants, facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.

Regardons les choses en face. Nous ne recevons plus guère ces belles lettres qui pouvaient nous remplir de joie, des heures durant; par contre nous recevons encore, nombre de factures, de documents administratifs, toutes choses moins plaisantes mais nécessaires; sauf que là aussi, le flux de la communication risque bien de rapidement changer de support : combien de fois nous pose-t-on la question de nous faire parvenir telle ou telle facture par internet... Mais qu'internet n'est pas encore obligatoire, nombre de personnes agées n'ont pas été formées à son utilisation, d'autres, plus jeunes et pas très chanceuses dans la vie n'y ont pas accès !

Et puis il y a le service des colis et des mandats, si chers à nos vies quotidiennes. Pouvons-nous imaginer qu'une entreprise de transport fournira un service identique, à coût égal, quelque soit la distance parcourue, le temps écoulé, l'emplacement sur le territoire.

N'oublions pas non plus toutes celles et ceux qui n'ont d'autre banque que la banque postale, pour leur retraite, leur assurance maladie, leurs allocations familiales : leur faudrait-il choisir, obligatoirement, un établissement bancaire, plus onéreux, plus exigeant, moins dans la proximité.

Mais ne s'agit-il que du service public de la Poste? Qu'en est-il de l'enseignement, de la santé, les transports en commun? Les questions ne risquent-elles pas de se poser de manière similaire si nous n'y prenons garde? Si le sens de notre action est de remettre l'Homme et la Femme au centre, si nos actions sont pour un mieux-vivre de chacun et de tous, si nous souhaitons donner une nouvelle vie aux droits inaliénables de la population, alors nous devrons INVENTER des structures proches des populations, ancrées dans le territoire, avec des politiques sécurisantes pour le personnel permettant une bonne écoute, un bon service de proximité; c'est sans doute un exercice de démocratie dont nous ne pourrons longtemps nous dispenser.

J'aime à dire que nous avons fait (pas seuls) le France, Concorde, le Jeanne d'Arc, nous avons fait le TGV. Nous aimons les réalisations grandioses, qui nous dépassent parfois, mais nous oublions aussi, trop souvent la proximité, les pays, les GENS.

Penser global, agir local, cela s'adresse aussi aux Services Publics, à la Poste, à l'éducation nationale, à la santé... A nous d'inventer.

mercredi 28 octobre 2009

Marseille, un nouvel espace public à la Halle Kléber

halle kleber Nous étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction, afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de leur établissement.

Un beau projet, de belles réalisations en perspective. Et pourtant, point d'espace vert, point de banc, juste un sol minéral et un espace de jeux sur sol souple. Mme Narducci, maire du secteur, avec l'ensemble de ses élus, pourtant, transmet quotidiennement à la ville le souhait des habitants de bénéficier, comme dans les quartiers Sud d'espaces verts.

Et l'on peut s'étonner qu'on réponde que Marseille est une ville minérale, et que donc, il n'est guère opportun de mettre des espaces verts : à croire que le climat et le sol changent radicalement lorsque l'on traverse la Canebière!! Les arbres poussent au Nord comme au Sud, mais pas l'herbe.

Et à celles et ceux qui parlent d'entretien, comment laisser croire que certains secteurs seraient plus capables que d'autres d'y contribuer? les dotations sont proportionnellement identiques, en fonction du nombre d'habitants, d'après la loi: alors que les quartiers "pauvres" devraient surement être mieux dotés, s'il y avait une véritable volonté de rattrapage et nivellement par le haut.

Le futur square devrait recevoir de beaux arbres, d'une hauteur prévue de 6 mètres; gageons qu'ils permettront, au moins, une ombre généreuse.

vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

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jeudi 22 octobre 2009

Sauvons la recherche : halte à la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche

logoslr.jpgLe collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui cherchent.

En effet, comment un ministre ou un bon gestionnaire peut imaginer un travail de recherche ambitieux et à moyen terme si, au quotidien, les chercheurs sont obligés de négocier des financements pour leur travail, s'ils sont obligés de chercher des compléments dans le privé pour poursuivre le travail entamé, si, lorsqu'ils ont entamé une recherche précise, ils ne savent pas si leur emploi pourra se prolonger tout au long de leur étude ou travail, si cela pourra enrichir leur travail à venir, se poursuivre dans des publications... Et pourtant la précarité de leur emploi est bien souvent de mise;

Nos chercheurs sont bien souvent bardés de diplômes, ils forment des communautés de travail avec des techniciens, des enseignants, des thésards ou des étudiants. Certes, comme dans tant d'autres professions, des compte-rendus d'activités, des évaluations, des résultats sont demandés et cela est normal : et bien peu sont soucieux de ces évaluations, la qualité du travail ne faisant pas défaut; et notre communauté de recherche, qu'il s'agisse des universitaires ou des CNRS sont encore aujourd'hui reconnus, malgré les moyens mis à leur disposition et la diminution d'estime de la part des politiques et de la société. Mais peut-être qu'une partie de nos dirigeants a oublié l'impérieuse nécessité des recherches non directement applicables, en sciences humaines comme en sciences "dures".

Nous n'avons guère de matières premières, pas plus que d'énergies, mais nous avons, aujourd'hui encore, une matière grise volontaire, celle de nos chercheurs, qui aiment leur métier, qui souhaitent faire progresser la science et la connaissance, qui a envie de les partager; ne les sacrifions pas en les laissant au mains de comptables et de gestionnaires, en diminuant chaque jour davantage leurs crédits, en les destabilisant trop profondément dans leur équilibre personnel. D'autres pourraient bien accélérer leur quête de têtes bien pleines et bien ordonnées.

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vendredi 9 octobre 2009

Pas de charter pour Kaboul !

Appel de parlementaires européens:

Bruxelles, le 8 octobre 2009

Vous trouverez ci-dessous le texte et les premières signatures de l'appel de parlementaires européens, lancé à l'initiative d'Hélène Flautre et signés de nombreux élus de gauche,, demandant aux gouvernements français et britannique de renoncer à tout projet de charter conjoint pour l'Afghanistan.

Cet appel sera transmis aujourd'hui à : José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Jacques Barrot, Commissaire européen Justice, Liberté et Sécurité Nicolas Sarkozy, Président de la République française Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire Pierre de Bousquet de Florian, Préfet du Pas-de-Calais Natacha Bouchart, Maire de Calais

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Sarkozy fils, nouvelle forme de discrimination positive?

Le Président de la République invente chaque jour. Sa dernière invention, c'est une nouvelle forme de discrimination positive, le choix de ses successeurs au sein de la famille, le népotisme : non content d'avoir placé son fils comme conseiller général des Hauts de Seine, non content de l'avoir fait élire président du groupe, mais ça c'est une histoire interne à l'UMP, ce jeune homme devrait se retrouver à la tête de l'Epad, l'Etablissement Public pour l'Aménagement de la région de la Défense, l'un des plus gros investisseurs publics de la région Ile de France.

Certes, la France a besoin de rajeunir son personnel politique. Certes, nous faisons confiance au papa pour mettre à disposition tout le personnel nécessaire pour que les directives soient transmises correctement et rapidement exécutées. Certes, un Conseil d'Administration validera les décisions... prises ailleurs? Certes, le lien entre les investisseurs privés et l'EPAD seront sans doute facilités par la proximité présidentielle, les financements accélérés.

Mais où va notre démocratie; quand dirons-nous stop à des dérives qui nous semblaient d'un autre temps et d'un monde dépassé; la modernité, oui,les mutations, forcément, mais avec le souci majeur de solidarité et de démocratie.

mercredi 7 octobre 2009

Richard Martin : le devenir des théatres saltinbanques

toursky en résistanceComme citoyenne, j'avais signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.

"A Georges-François Hirsch Ministère de la culture et de la communication : 3 rue de Valois - 75033 Paris.

Le Toursky, implanté dans un quartier populaire, apparaît plus que jamais comme une réponse à la sclérose sociale. Pour faire face à une crise économique sans précédent, la culture ne doit pas mourir. Cependant, laisser mourir un théâtre c’est laisser mourir la culture et, laisser mourir la culture c’est laisser mourir l’homme qui est un être de culture. D'évidence, le théâtre pour lequel se bat Richard Martin depuis de nombreuses années apporte aux jeunes, aux moins jeunes et aux plus âgés le réconfort dans la prise de conscience d'une identité et d'une appartenance culturellement européenne et, surtout, dans la constitution d'un imaginaire collectif. Dans cette période d’instabilité angoissante nous avons besoin de rêver. Pour témoignage : la fréquentation du théâtre Toursky n'a jamais été aussi grande qu’aujourd'hui. Que souhaite Richard Martin ? Le rétablissement de l'intégralité des subventions du Ministère de la Culture injustement retirées au Toursky. Un homme qui se bat pour notre accès à la culture, qui se débat dans un labyrinthe économique et qu’on abat, mérite bien qu’on se débatte pour lui apporter notre soutien. Richard Martin commencera une grève de la faim le samedi 3 octobre 2009 à 21 heures, au Théâtre Toursky. Un homme, Richard Martin, ne s'arrêtera qu'avec le rétablissement des subventions Drac Paca injustement retirées et, s’il n’en reste qu’un pour sauver notre théâtre ce sera celui là."

http://4463.lapetition.be/

Comme conseillère municipale, avec Mme le Maire du 2ème secteur, nous avons souhaité nous rendre au théatre Toursky apporter notre soutien à un homme, à un théatre situé dans le 3ème arrondissement, dans l'un des lieux les plus paupérisés de la ville; Il faut dire que ce théatre, à la programmation riche, diversifiée, ce théatre qui ouvre si volontiers ses portes et offre ses trétaux à des troupes en recherche, à des chanteurs encore peu connus, à des saltimbanques comme aime à le dire Richard Martin, à celles et ceux qui cherchent à faire partager l'émotion et la culture, il faut dire que ce théatre entretient avec le quartier des relations conviviales, multiples, diverses en même temps qu'il fait connaitre, découvrir le quartier aux Marseillais d'ailleurs.

Richard martin, qui est à son 4ème jour de jeune, nous a longuement rappelé l'histoire des subventions en diminution depuis 1991; il nous a rappelé l'impossibilité de dialogue avec les affaires culturelles régionales. Il nous a également dit comment il pensait être la représentation de ce qui se passe actuellement pour les intermittents et les troupes de théatre, du fait de la politique culturelle actuelle : sa grève de la faim est moins pour obtenir les maigres subventions de l'Etat (15000€) que pour la signification de ces subventions : l'engagement de l'Etat pour ces structures et leur travail. Espérons que le Maire de Marseille, qui s'est engagé au dernier Conseil Municipal à parler de cette affaire au ministre de la Culture, sera entendu.

Près de 85000 personnes ont signé cette pétition, joignez-vous à elles et aidons le Toursky et toute son équipe à être reconnus par l'Etat: les subventions sont nos impôts!

mardi 6 octobre 2009

intervention au Conseil Municipal du 5 octobre 2009

mairieDes propos inqualifiables ont été lancés par l'adjointe au maire chargée des école, choquant même des élus de la majorité municipale; La presse s'en fait l'écho ce matin; D'autres questions ont été abordées, montrant la nécessité de travailler pour le bien public. S'il est vrai que la gestion d'un collectivité est bien du ressort de choix politiques forts, leur réalisation peut demander un consensus, une fois le choix effectué; à l'exemple de la gestion de la semi-piétonnisation du Vieux-Port.

La gestion, cependant, nécessite une rigueur et une transparence qui n'apparaissent pas toujours et de manière claire. Mon intervention met le doigt sur des négligences graves, qui seront, en fin de compte, à la charge des citoyens.

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lundi 5 octobre 2009

La Poste : succès du référendum

déclaration des droits de l'hommeEsquiver le débat sur les services publics comme le fait le gouvernement et la droite aujourd'hui nous montre bien, s'il est besoin de s'en convaincre, le peu de considération de nos gouvernants pour la démocratie.

Certes, si la rhétorique s'acquiert aisément, le débat démocratique est un art difficile. S'il ne s'agit pas de prendre les mots, de les tordre afin de les vider de leur sens et leur faire dire ce que l'on veut, si le souci est "le bien public" et celui des personnes, alors l'exercice se complique. Le travail des gouvernants, celui des élus que nous sommes est bien de faire avancer notre pays et les idées . C'est donc de convictions dont nous devons faire preuve, avec des arguments avec comme souci de fond l'égalité devant les droits, la solidarité entre les personnes et les peuples... C'est aussi la capacité que nous avons, comme politiques, à entendre les concitoyens et leur permettre d'aller un peu plus loin. Les exemples existent, ceux relatifs aux droits des femmes, au droit à la contraception ou à l'avortement, l'abolition de la peine de mort, pour ne citer que les plus significatifs.

La semaine dernière, plus de 2 millions de citoyens se sont exprimés, concernant la question du statut de la Poste. Ne faire que clamer "détournement et manipulation d'opinion "ne trompe personne. Si l'on examine le nombre de votants dans les communes rurales, dans les quartiers excentrés, on se rend très vite compte que ce sont les petites gens, les plus démunis et les personnes agées qui ont répondu massivement, ayant bien conscience qu'elles seraient les premières sanctionnées par un service privatisé.

Le référendum d'initiative populaire, s'il était utilisé trop souvent, deviendrait rapidement lassant pour les citoyens, très onéreux pour le pays et préjudiciable pour la démocratie : une seule démocratie directe est vite sujette à démagogie et confrontations brutales. La démocratie représentative permet la construction au long cours, le temps des négociations et des compromis, si nécessaires à la mise en oeuvre du projet politique. Mais souvenons-nous qu'il n'y a aujourd'hui pas beaucoup de risque, puisqu'à coups de médias, le président de la République a annoncé la création de ce type de référendum, mais a "omis" de faire paraître les décrets d'application!

Mais ne pas tenir compte d'une expression comme le referendum sur le statut de la Poste relève de l'imposture aux citoyens, et nous ne pourrons l'accepter.

mercredi 30 septembre 2009

Budget de la France 2010

3_1.jpg Des femmes et des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode d'inflation.

Ce que j'ai compris, c'est qu'une partie de cet argent devrait aller à l'économie verte. expression à la mode s'il en est, puisqu'elle permet en même temps de parler d'économie classique (quelle différence en termes d'économie entre une usine d'éléments photovoltaïques et une usine de radiateurs électriques?) et d'écologie, nous permettant un effort pour "sauver la planète".

Certes, des dépenses seront bien utiles, celles qui permettront de réhabiliter des bâtiments anciens en ayant un véritable souci d'économie d'énergie; celles qui permettront de mettre une partie du fret sur rails; celles qui permettront un développement des transports en communs...

Mais, si j'ai bien compris également, il s'agit d'un budget qui doit permettre une augmentation de la croissance peut-être, de la consommation surement. Il est des droits essentiels, la nourriture, le logement, la formation, la justice, la santé, la culture, la sureté, la mobilité qui nécessitent des recherches innovantes, des investissements parfois lourds, lesquels peuvent être source de richesse pour notre pays. Mais est-il nécessaire que "la consommation" soit mise comme priorité. Elle correspond trop souvent à une soif de plaisir non assouvi, une forme de boulimie d'objets qui détériore les rapports entre les personnes, qui oblige aux rapports au travers de la médiation par l'argent ou l'objet.

Loin de moi l'idée de la décroissance; loin de moi une quelconque idée moralisatrice. Nos sociétés ont acquis un bien-être qui se traduit par une plus grande espérance de vie, de meilleures conditions d'existence. Permettons d'abord un peu plus d'équité, permettons ou exigeons pour chacun une existence digne, dans notre pays, mais sur l'ensemble des territoires. La recherche peut contribuer aux solutions nouvelles, qu'il s'agisse de qualité alimentaire, de sureté sanitaire, de mobilité moins polluante...

On a voulu nous entraîner à la consommation "plus", mais ne vaut-il pas plutôt se battre pour la consommation "mieux"? En tous cas, c'est mon choix.

vendredi 25 septembre 2009

la Poste : un Service Public essentiel

Panne de ligne internet, panne de blog! mais la ligne est aujourd'hui rétablie.

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgLa semaine prochaine, nous aurons la possibilité de défendre la Poste, comme service public, et j'invite chacun chacune d'entre nous à aller voter sur l'un des très nombreux sites qui mettront à la disposition des citoyens une urne.

Dans le 2ème secteur, c'est soit à la mairie d'arrondissement, soit au Centre d'Action Locale de Fonscollombes.

Nous aurons tous à faire un véritable travail de réflexion sur la notion de service public. Il pourrait se définir comme un service pour chacun et par voie de conséquences pour tous, avec pour corrollaire la continuité du service ; il exige la qualité, la sécurité d’approvisionnement, l’égalité d’accès, un prix abordable,l’acceptabilité sociale, culturelle et environnementale.

Si la notion de service public est ancienne et bien ancrée dans le paysage français depuis la Révolution, elle semble mise à mal par la volonté de libéralisation pronée par la droite européenne, par la superposition malignement orchestrée entre service public et personnel du service public.

Loin de nous l'idée de ne pas soutenir les personnels employés dans les services publics, fonctionnaires comme contractuels, il est important de donner à toutes celles et ceux qui remplissent une mission de service public, comme aux autres d'ailleurs, les moyens et les conditions pour que ce service remplisse toutes ses fonctions, utiles à la vie de chaque concitoyen et donc à la bonne marche de notre pays.

Le service public, la Poste, permet à chacun d'avoir les moyens de communications minimales pour une vie en société. Que penserions-nous, par exemple, d'un pays, d'une région où tel habitant, trop éloigné, ne pourrait plus recevoir des courriers, des journaux, au prétexte que le prix de revient du service est trop couteux à l'entreprise désignée pour le service.

Le service public, la Poste est un véritable élément de l'aménagement du territoire. Présent depuis longtemps, il permet aux espaces ruraux, aux espaces de montagne, mais également aux banlieues lointaines de rassembler et proposer des services nécessaires à la vie quotidienne de chacun.

Le service public, la Poste, est aussi, un élément du Développement Durable, par le rapprochement qu'il opère entre les différents citoyens. Rappelons-nous une étude de l'Ademe qui montrait, sur la question de la consommation et de la pratique des supermarchés, l'écart majeur entre le fait de faire un supermarché (bien souvent en zone périphérique), d'utiliser les commerces de proximité (division par 3 des émissions de CO2) et d'utiliser le principe de la livraison (division par 5 ou plus). La Poste, c'est aussi rappeler symboliquement qu'un fil existe quelques soient les circonstances entre tous les membres d'une communauté, dans notre pays aujourd'hui.

Et puis regardons autour de nous, des pays si chers au Président, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, où le service postal est libéralisé, et où soit vous payez un service privé pour acheminer votre pli, soit...

Et puis, ne pourrait-on pas, enfin, dans ce pays, permettre des choix démocratiques sur toutes ces questions qui sont notre vie quotidienne? la Poste, l'Energie, le Logement, la Santé, l'Enseignement, prioritairement.

samedi 12 septembre 2009

Taxe Carbone : contributions au débat

taxe carbone 1Vous trouverez la contribution du Réseau Action Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.

A la suite, l'article de Gilles Le Blanc, professeur à l'école des Mines et économiste, écrit sur le blog de Eco 89.

Je vous invite également à lire la note que Pierre Radanne vient de rédiger 'datée du 10 septembre) pour la Fondation Terra Nova. Pierre est président de 4D, ancien président de l'Ademe, et personne particulièrement active et agissante pour le prochain sommet de Copenhague. http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=967:reussier-la-contribution-climat-energie&catid=4:notes

Bonnes lectures.

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vendredi 11 septembre 2009

L'Arlequin d'Endoume reprend ses activités.

arlequin d'endoumeNous convions les membres de l'association à la prochaine réunion:

jeudi 24 septembre, à 18 h, maison de quartier 10, rue des Lices.

Ordre du jour : rentrée

Préparation de l’Assemblée Générale, le 8 octobre prochain

Questions d’actualité locale

Participation aux diverses commissions du CICA et CIQ.

Merci de votre présence et commençons à solliciter de nouveaux habitants pour la participation au travail de valorisation du vallon, effectué par notre association.

Dérapage et humour de M.Hortefeux, ils ont dit : pas si sûr.

déclaration des droits de l'hommeIl est des sujets sur lesquels il n’est pas possible de déraper; le racisme, l’antisémitisme font partie de ceux-là, et hormis les membres du Front National, tout le monde le sait, même si, certains, toujours trop nombreux, ont des pensées obscures en la matière.

Il est des personnes pour lesquelles il n’est pas possible de déraper; celles qui occupent les fonctions de représentation de l’Etat, et les politiques quelque soit leur mandat: le «self contrôle» fait partie de la fonction ou du mandat.

La phrase du ministre de l’Intérieur, pas plus que celle de Manuel Vals quelques mois plus tôt n’est pas tolérable : s’il est vrai qu’elle a été énoncée lors d’un moment de «relâchement», qu’elle n’a pas valeur de déclaration officielle, elle n’en énonce pas moins, en des lieux publics, des paroles inadmissibles.

Le rôle des politiques n’est-il pas, entre autres, de faire progresser notre pensée politique? N’est-il pas de notre rôle de politique et plus encore de celui de nos dirigeants de travailler à une meilleure reconnaissance de l’autre et non de le stigmatiser sur quelque signe distinctif.

Plus grave encore. M. Hortefeux n’a-t-il pas, comme fonction politique obscure celle d’attirer vers l’UMP les électeurs de l’extrême-droite? Le président de la République, le président de l’UMP veulent un seul parti à droite, alors la petite phrase du ministre n’est-elle pas là dans un plan de comm. pour essayer, tout simplement, de ratisser quelques perdus ou déçus du Front National?

La parole du ministre ne peut être excusée, et d'ailleurs le ministre ne se propose aucunement de faire des excuses. Il plaisante et trouve même des défenseurs - complices.

Les Français sont inquiets; et l’inquiétude dans l’avenir entraîne trop souvent le repli sur soi, sur la famille, la tribu, le renfermement et le rejet de l’autre. Il est urgent que, ensemble, nous cherchions d’autres objectifs que la consommation, que nous proposions d’autres objectifs que le "travail pour gagner plus", que nous trouvions une traduction humaniste à liberté, égalité, fraternité.

Il y a vraiment urgence.

lundi 7 septembre 2009

Pollution à l’ozone, taxe carbone, contribution climat-énergie

taxe carbone 1La région PACA, et plus particulièrement notre département, est touchée par la pollution à l’ozone. Rien à voir avec le trou d’ozone provoqué par les GES, trou qui se situe à très haute altitude.

L’ozone qui stagne sur nos villes et campagnes est produite d’abord par les voitures, ensuite, et plus modestement, par l’industrie.

Quelles conséquences pour notre santé? Nous ne les connaissons sans doute guère, mais comment ne pas nous apercevoir que nos compétences pulmonaires sont moindres, que les efforts physiques sont plus difficiles, que la respiration est un peu plus difficile, que les bronches brûlent...

Quelles mesures ont été prises par les autorités? Baisser la vitesse des véhicules de 20km/h, sur l’ensemble du réseau routier, mesure bien peu respectée sur les autoroutes comme sur les routes. Et que penser des embouteillages qui ont si souvent sévi à Marseille et dans les villes alentours, que penser de ces «trains de camions» qui traversent le département, que penser de ces cars en stationnement, qui persistent à laisser tourner les moteurs afin d’entretenir la climatisation...

Jeudi prochain, le Président de la république nous annoncera à quel taux l’incapacité de la politique environnementale, l’incapacité de l’industrie automobile et pétrolière à consommer moins d’énergie, à quel taux les habitants seront taxés par le fait même d’exister, se déplacer, se nourrir, se loger... En effet, c’est bien d’une taxe qui touchera la population toute entière, qui nous permettra, comme pour les entreprises, de nous dédouaner du fait d’émettre des Gaz à Effet de Serre à partir de libertés et de droits durement acquis au cours du XXème siècle.

Et pourquoi, l’électricité n’est-elle pas taxée? Parce qu’il faut continuer la politique menée par nos dirigeants qui ne voient de salut en France que par des entreprises «nationales», de ces entreprises qui visent d’abord à être leader au niveau européen, voir mondial. Mais notre pays, n’a-t-il pas besoin de ces entreprises intermédiaires, celles qui tissent le tissu industriel de nos voisins, et qui fait vivre tant de personnes en Allemagne par exemple. Mais telle n’est pas la politique de notre président qui ne rêve que de quelques grands, les autres citoyens devant se contenter de moyens petits ou de pauvres.

Tel n’est pas notre projet.

Une Contribution Climat Energie (CCE), qui aurait englobé l’ensemble des énergies, qui aurait eu un effet plus positif et donc dynamique, qui aurait repris les aspects déplacements, transports, qui aurait tenu compte des conditions de vie des citoyens, de leurs lourdes obligations en termes de déplacements pendulaires et d’habitat à chauffer, cette CCE aurait pu avoir une bien plus grande adhésion, à terme, des citoyens. Et c’est sans doute l’un des enseignements du scrutin des dernières Européennes, le besoin, pour nos concitoyenNEs, d’avoir une part plus active dans les choix et les décisions qui les concernent.

mercredi 2 septembre 2009

LA FAMILLE SANTOS EST REGULARISEE !!

déclaration des droits de l'hommeje ne résiste pas au plaisir de vous annoncer cette bonne nouvelle pour la famille Santos, elle a été régularisée. Absurdité et arbitraire de l'administration.

communiqué de presse de RESF :

''Une mobilisation exemplaire où les militant-es (individuels et associatifs) se sont acharnés nuit et jour pour arracher la libération de la petite Véa et de ses parents, puis leur régularisation (énorme travail de dossier, manifestations quotidiennes à Marseille et à Nice, multiples courriers et démarches, soutien amical à la famille, etc…).

Parti du 13 et du 06, le mouvement a gagné toute la France en quelques jours, a harcelé préfecture, ministre, Elysée, a convaincu les médias de la justesse du combat et de la détermination des citoyen-nes, a fait appel à la Défenseure des enfants, a poussé les élu-es à se déterminer face à ce déni de justice (même si certains se sont réveillés bien tard…), a incité l’avocat à s’impliquer activement dans ce dossier, etc…

Et, ô miracle, la préfecture s’aperçoit que leur dossier était « complet » !!!

C’est donc une victoire collective de la conscience et de la citoyenneté. Mais elle n’est que très partielle : beaucoup d’autres familles sont dans la même situation ; leur régularisation devrait être automatique selon la loi et ne devrait pas nécessiter une telle lutte.

Nous n’abandonnerons pas ces familles qui vivent et travaillent parmi nous depuis des années, qui enrichissent la société française, dont les enfants sont scolarisés. Ce sont nos voisins, nos amis, nos camarades de classe ; nous sommes à leurs côtés.

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Rentrée scolaire

En ces jours de rentrée scolaire, comment ne pas s’étonner, ne pas s’inquiéter de la désaffection grandissante des jeunes pour les études supérieures, voir les études secondaires. Il est vrai que l’école n’a pas la côte au sein de l’équipe gouvernementale, mépris a peine voilé pour le corps enseignant, déni de l’école maternelle, diminution du nombre des enseignants, des intervenants, diminution des formations, peu de considération pour l’acte pédagogique, moyens moindres sous les prétextes de diminution du nombre des élèves, ..., la liste pourrait être longue encore.

Et comment ne pas s’alarmer des moyens en personnels et en crédits alloués à l’université et à la recherche, chaque année diminués.

Comment ne pas s’alarmer des dégâts prévisibles que va engendrer le «travailler plus pour gagner plus». Les jeunes font leur cette devise, souhaitant participer au plus vite de la société consumériste, regardant avec envie ou admiration celles ou ceux qui «réussissent vite et gagnent de l’argent», par la finance, le sport, le spectacle, l’informatique, également par la création de toutes petites entreprises de services qui ne demandent pas forcément de compétences particulières.

Et pourtant, comment ne pas nous inquiéter du retard que nous sommes en train de prendre si nous ne réagissons pas très vite; notre pays s’est enrichi et est riche des compétences de femmes et d’hommes dans des domaines aussi divers que la physique, la médecine, la littérature, les mathématiques, l’histoire ou la géographie, la biologie, la sociologie... Toutes les grandes réalisations ont eu besoin de cet alliage si précieux entre les différentes disciplines, grâce à la recherche et au savoir, fondamental et technologique.

Et puis, comment ne pas penser qu’une telle politique de l’enseignement mènera très rapidement à des écarts sociaux encore plus grands, entre ceux qui savent et ceux qui savent moins ou pas, entre ceux qui auront pu acquérir, grâce à l’enseignement privé, à l’enseignement à l’étranger, des diplômes et des compétences qui leur permettront de diriger et les autres qui n’auront pas ou si peu de formation.

Alors, ne tombons pas dans la déprim de la rentrée, remotivons les jeunes vers une société nouvelle, cherchons, avec toutes celles et ceux qui pensent que notre société doit être plus égalitaire, plus solidaire, plus instruite, cherchons à dessiner un projet pour l’enseignement pour les vingt années à venir. Et, tout en protégeant le grand corps meurtri des enseignants, réfléchissons innovation, autonomie, responsabilisation, pour une école, un lycée, une université et des centres de recherche du XXIème siècle.

Nous ne sommes pas autorisés, sous des prétextes de crises, à sacrifier l’instruction, les savoirs, l’avenir des jeunes citoyens.

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