Marianne Moukomel, le blog

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dimanche 29 novembre 2009

la conférence de Copenhague, c'est demain.

taxe carbone 4le protocole de Kyoto avait été ratifié en 1992 par 172 pays, mais pas par les Etats Unis.

Ce traité qui arrivera à échéance en 2012, doit être renouvelé afin de déterminer les efforts consentis par l’ensemble des pays de l’ONU pour diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre et donc, pour lutter de manière très pragmatique contre le réchauffement climatique: c’est l’objet de la conférence de Copenhague.

A quelques jours de cette conférence, où en sommes nous?

Et d’abord quel est le contexte international? Deux fractures graves doivent être décrites: La fracture entre pays du Nord et pays du Sud: les pays du Sud demandant aux pays du Nord un concours financier et technologique pour arriver à un développement équivalent à celui des pays du Nord en respectant les exigences écologiques d’aujourd’hui; cependant, une telle politique de la part des pays du Sud demande des investissements financiers importants, pour lesquels les pays du Nord ne semblent pas véritablement prêts à collaborer.

La fracture entre les pays qui ont une offre de ressources fossiles importantes, USA, Russie, Canada, Australie, pays qui n’ont pas ou guère respecté le protocole de Kyoto (ou pas signé) et les pays de l’Europe et du Japon qui sont obligés de faire appel de manière massive aux énergies fossiles, qui auront sûrement rapidement une facture énergétique importante grevant lourdement le pouvoir d’achat de leurs habitants et donc mettent + ou - une politique d’économie d’énergie en place; la stratégie entre ces deux blocs est sensiblement différente.

Les 4 points centraux de la négociation de Copenhague :

Travailler à des actions concrètes; lutter contre le réchauffement climatique passe par des actions pragmatiques fortes soutenues par une volonté politique forte, de l’ensemble des pays de ONU;

Puisque les objectifs de Kyoto n’ont pu être tenus, il sera nécessaire de prévoir une date butoir réaliste, sans doute 2030, assortie d’un engagement également réaliste et partagé par l’ensemble des pays, en particulier des pays producteur d’énergies fossiles.

Il est véritablement nécessaire d’arriver à un objectif de réduction des émissions de GES partagé : actuellement l’Europe accepte de s’engager sur -20%; les USA, pas plus que l’Inde, ne souhaitent pas d’objectif contraignant. Cependant, le président Obama a décidé de se rendre à Copenhague, de même que le président chinois: signes majeurs de leur prise de conscience des enjeux climatiques; fût-ce pour des raisons de développement d’une économie verte. Que vont-ils apporter à la négociation?

Le financement des pays du Nord en faveur des pays du Sud est impératif, et sans que ne se développe une nouvelle dépendance, «post-coloniale»: quelle sera la contribution acceptée par les pays du nord envers les pays du Sud, alors que les crises économique et financière pèsent très lourd.

Quelles sont nos inquiétudes quant à la situation internationale actuelle, vis à vis de la conférence de Copenhague

La politique européenne est frileuse, et en recul, au profit des politiques nationales. Le poids de l’Europe en matière énergétique est de plus en plus faible : l’Europe de Barroso est en recul par rapport aux exigences de Kyoto, et ne montre pas grande combativité pour des exigences exemplaires européennes à Copenhague, en particulier sur les 3 x20: -20% d’énergies fossiles, -20% de gaz a Effet de Serre, +20% d’énergies renouvelables

Comme cela a été dit plus haut, quelle place prendront dans la négociation les USA, la Chine, le Brésil, l’Inde, principaux pays émetteurs de gaz à effet de Serre:

Le Brésil a pris des engagements clairs de lutte contre la déforestation amazonienne et diminution des émissions de GES (-37%)

La Chine, premier émetteur de GES du fait des très nombreuses centrales à charbon et d’une industrialisation jusqu’à présent peu soucieuse s’engage à diminuer les émissions de GES de 40% à échéance pour 2020. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao se rendra à Copenhague

Barack Obama, compte proposer à Copenhague, pour son pays une baisse de 17% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis en 2020. Cette mesure atteindra ensuite 30% en 2025 et 42% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Le président Barack Obama se rendra à Copenhague

L’Inde ne veut pas être exclue du mouvement, mais ne veut pas d’objectif chiffré, à ce jour.

Et la position du gouvernement français?

Le positionnement français dans l’Europe est très pro-national: un grand libre marché, peu de volonté de développer une politique européenne énergétique; le tout sous le signe d’un protectionnisme européen : très en adéquation avec le nouveau commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, de la CDU.

Le gouvernement souhaite développer en France et à l’étranger sa filière nucléaire et la prééminence de EDF - Suez : politique énergétique fondée sur les multinationales.

Le gouvernement poursuit la mise en place d’accords bilatéraux sur les questions énergétiques, qui ne permettent guère à un accord multilatéral de voir le jour, donc à la conférence de Copenhague d’aboutir largement, puisque confrontée aux traités inter-nations.

La politique actuelle de relance économique par le Grenelle II manque de moyens, en particulier pour le financement des économies d’énergie, dans les domaines de l’habitat (social ou privé), et du transport. Plaider ailleurs ce que l’on n’arrive pas à mettre en place, localement, ne porte pas à l’enthousiasme!

En conclusion, alors que Sarkozy, lorsqu’il était président de l’Union Européenne, avait eu quelques paroles engagées pour la réussite de Copenhague, le fait de la présidence tournante, de la crise économique et financière et le nouveau leadership qu’est Obama l’ont stoppé net dans la poursuite de l’élaboration de Copenhague, et l’ont enclin à poursuivre dans la voie d’accord bilatéraux. Ce ne sera sans doute pas la France qui, dans 10 jours, fera avancer à pas de géants la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de Gaz à Effet de Serre.

Quelle est notre position, personnes de Gauche et Ecologiste?

De très nombreuses associations, syndicats, partis politique de Gauche ou écologiste sont signataires de l’Ultimatum climatique.

Il est urgent de poursuivre cet appel à signature.

Nous devons poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique comme intégrante de des luttes sociales, contre la précarité, pour un meilleur pouvoir d’achat et donc aussi pour une cohésion sociale. Le droit à l’énergie ne fait-il pas partie des droits fondamentaux (à intégrer dans le droit au logement)

Appelons à plus de démocratie dans les choix énergétiques du pays, de l’Europe, à une production d’énergie déconcentrée, de proximité.

Revenons devant le gouvernement pour exiger un véritable plan de maîtrise de la dépense énergétique pour l’habitat et la mobilité, en général; pour les constructions neuves comme pour la rénovation du parc existant.

Il est également urgent de reprendre une politique européenne énergétique diversifiée, à caractère de service public (production et transport), garantissant les mêmes services sur l’ensemble des territoires, à coût équivalent.

Soutenons tous les élus qui se battent pour que les collectivités territoriales, principaux investisseurs du pays, poursuivent une politique forte, de proximité, pragmatique, et équilibrée de développement Durable et énergétique. (par exemple, les Ecomaires et la commune de Lambesc)

La Conférence de Copenhague n’est pas morte, mais si nous ne voulons pas qu’elle ne soit qu’une coquille vide, aidons toutes celles et ceux qui nous représenteront à venir à la table des négociations avec un panier plein de propositions.

mercredi 18 novembre 2009

Réforme territoriale : la parité en danger

La réforme des collectivités locales, retirant tout scrutin de liste aura, entre autre, pour conséquence, la disparition de la parité.

Si la réglementation de la parité est une "forme" de discrimination, elle a permis néanmoins à un grand nombre de femmes de se faire une place dans le monde masculin de la politique. Nous pouvons regretter, et j'en serai, que nous soyons obligées d'en passer par la loi, mais constatons, néanmoins, un mieux.

S'il est certain que des femmes arriveraient elles aussi à être élues par le scrutin proposé par le gouvernement, elles seront très peu nombreuses, nous en sommes sûres.

Le scrutin uninominal a un tour est d'abord un déni de démocratie, puisque les élus n'auraient vraiment pas la même représentativité, il obligerait au bipartiste, alors que nous sommes toutes et tous attachés au débat, ensuite, il renforcerait, nous en sommes certaines, l'uniformisation des élus (hommes - peu diversifiés - statut social passe partout ...)

Je vous invite à signer cette pétition, partie de l'initiative de celles qui depuis plus de 40 ans, se battent au quotidien, pour faire avancer la parité et la diversité.

''Considérant qu’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie.

Considérant que cet égal accès n’est pas une évolution naturelle puisque malgré la loi sur la parité votée sous le gouvernement Jospin en 2000, l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 81,5 % d’hommes pour seulement 18,5 % de femmes.

Considérant que la modification d’un mode de scrutin a des effets conséquents sur la représentation des femmes en politique et que nous avons pu nous en féliciter en 2004, lorsque les assemblées régionales ont vu 47,6 % de femmes élues au lieu des 27,5 % élues en 1998.

Considérant que la réforme territoriale proposant l’élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80 % d’entre eux est contraire à l’article 1 de la Constitution française qui précise que « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Considérant que si cette réforme devait être appliquée, les femmes représenteraient moins de 20 % des conseillers territoriaux, selon toutes les projections réalisées.

Considérant, enfin, que les régressions sur les droits des femmes sont partout, et que le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l’organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu’entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.

Nous femmes et hommes, citoyennes et citoyens, demandons à celles et ceux qui auront, de par leur vote, le pouvoir d’entériner ou non cette réforme de tout faire pour qu’une telle régression ne soit jamais votée. Nous leur demandons de s’élever contre ce procédé antidémocratique et anticonstitutionnel par tous les moyens dont elles et ils disposent, de convaincre toutes celles et ceux qui n’auraient pas vu, peut–être, tous les dangers d’un scrutin uninominal à un seul tour, de prendre en compte ces aspects et de respecter la Constitution de la République Française en votant contre cette réforme.'''

le site pour signer et faire signer : http://www.egalitee.fr/petition_200911.php

lundi 16 novembre 2009

Marseille, déclaration de Hambourg, conférence de Copenhague

mairieMon intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n° 55

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mercredi 11 novembre 2009

Le 11 novembre sans "Poilus"

Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?

Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!

Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!

Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.

11 novembre 2009 Que devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles, comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale, celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et internationalistes...

Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.

Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.

Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/

lundi 9 novembre 2009

Le ruban blanc

ruban blanc Comment ne pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles, pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.

Vraiment, un film à ne rater sous aucun prétexte.

dimanche 8 novembre 2009

Sociétés anonymes de Service Public, choix de la droite. Proposons des alternatives démocratiques de proximité

Page de publicité, dernière page du JDD :

Nous sommes 35000 à aller là où personne ne peut plus se rendre. La mise en service de votre installation électrique, c'est l'une des missions de service public des 35000 salariés d'ERDF. Tous les jours, par tous les temps, quel que soit votre fournisseur d'électricité, nous entretenons, réparons et développons... ERDF, Electricité Réseau Distribution France'' Et je vous invite à lire les statuts de cette entreprise, strictement masculine; vous les trouverez par le lien www.energie2007.fr/.../dossier_de_presse_erdf_090108.pdf

Quelle similitude entre ERDF, France Telecom, bientôt la Poste, ensuite les services de Santé, et déjà l'Enseignement privé...

Reprenons l'exemple de l'énergie; nous sommes à la veille de Copenhague. Qu'il s'agisse de la SNCF et de très importantes unités industrielles, elles sont nombreuses à produire, depuis longtemps, l'énergie nécessaire à leurs activités. Même si le transport d'électricité a fait des progrès non contestables, nous savons que les "pertes en ligne" sont toujours très importantes. D'autres pays d'Europe ont fait des choix de proximité, à savoir produire localement de l'électricité et de l'énergie, à usage domestique d'abord, mais également pour des transports en commun (bus et cars), pour l'artisanat ou l'industrie locale. Dans notre France jacobine, pour conforter les plans climat, vitrines de la volonté de faire, EDF et ses filiales, ou d'autres producteurs d'énergie proposent d'énormes fermes photovoltaïques dont le bilan carbone n'est pas forcément excellent, Et tout ça, pour réinjecter l'électricité dans le réseau, qui aura toujours le même taux de perte en ligne!

Absurde, inconséquent, et toujours onéreux pour celui qui est en bout de ligne, le citoyen consommateur.

Certes, c'est plus compliqué qu'expliqué en 10 lignes. Mais qu'il s'agisse de notre santé, de la question de la mobilité, de notre formation tout au long de la vie, de nos outils de communication, de l'énergie que nous utilisons au quotidien, des modèles plus autonomes, moins lourds d'administration centralisée, sécurisés, responsabilisants et valorisants pour les salariés, moins chers pour la collectivité, choisis par les citoyens sont à construire : déclinaison de la démocratie au quotidien.

Et ce ne sont pas ces grandes Sociétés anonymes, quelque soit la valeur des hommes (et des femmes) qui les dirigent ou y travaillent ce ne sont pas ces entreprises énormes voulues par la droite française, aux multiples filiales entremêlées, qui répondront aux soucis de démocratie, de proximité, de projet qu'expriment les citoyens.

samedi 7 novembre 2009

Michel Vauzelle, la Poste, les services publics, les droits des citoyens

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgRéunion ce mercredi 4 novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3 parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants, facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.

Regardons les choses en face. Nous ne recevons plus guère ces belles lettres qui pouvaient nous remplir de joie, des heures durant; par contre nous recevons encore, nombre de factures, de documents administratifs, toutes choses moins plaisantes mais nécessaires; sauf que là aussi, le flux de la communication risque bien de rapidement changer de support : combien de fois nous pose-t-on la question de nous faire parvenir telle ou telle facture par internet... Mais qu'internet n'est pas encore obligatoire, nombre de personnes agées n'ont pas été formées à son utilisation, d'autres, plus jeunes et pas très chanceuses dans la vie n'y ont pas accès !

Et puis il y a le service des colis et des mandats, si chers à nos vies quotidiennes. Pouvons-nous imaginer qu'une entreprise de transport fournira un service identique, à coût égal, quelque soit la distance parcourue, le temps écoulé, l'emplacement sur le territoire.

N'oublions pas non plus toutes celles et ceux qui n'ont d'autre banque que la banque postale, pour leur retraite, leur assurance maladie, leurs allocations familiales : leur faudrait-il choisir, obligatoirement, un établissement bancaire, plus onéreux, plus exigeant, moins dans la proximité.

Mais ne s'agit-il que du service public de la Poste? Qu'en est-il de l'enseignement, de la santé, les transports en commun? Les questions ne risquent-elles pas de se poser de manière similaire si nous n'y prenons garde? Si le sens de notre action est de remettre l'Homme et la Femme au centre, si nos actions sont pour un mieux-vivre de chacun et de tous, si nous souhaitons donner une nouvelle vie aux droits inaliénables de la population, alors nous devrons INVENTER des structures proches des populations, ancrées dans le territoire, avec des politiques sécurisantes pour le personnel permettant une bonne écoute, un bon service de proximité; c'est sans doute un exercice de démocratie dont nous ne pourrons longtemps nous dispenser.

J'aime à dire que nous avons fait (pas seuls) le France, Concorde, le Jeanne d'Arc, nous avons fait le TGV. Nous aimons les réalisations grandioses, qui nous dépassent parfois, mais nous oublions aussi, trop souvent la proximité, les pays, les GENS.

Penser global, agir local, cela s'adresse aussi aux Services Publics, à la Poste, à l'éducation nationale, à la santé... A nous d'inventer.

mercredi 28 octobre 2009

Marseille, un nouvel espace public à la Halle Kléber

halle kleber Nous étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction, afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de leur établissement.

Un beau projet, de belles réalisations en perspective. Et pourtant, point d'espace vert, point de banc, juste un sol minéral et un espace de jeux sur sol souple. Mme Narducci, maire du secteur, avec l'ensemble de ses élus, pourtant, transmet quotidiennement à la ville le souhait des habitants de bénéficier, comme dans les quartiers Sud d'espaces verts.

Et l'on peut s'étonner qu'on réponde que Marseille est une ville minérale, et que donc, il n'est guère opportun de mettre des espaces verts : à croire que le climat et le sol changent radicalement lorsque l'on traverse la Canebière!! Les arbres poussent au Nord comme au Sud, mais pas l'herbe.

Et à celles et ceux qui parlent d'entretien, comment laisser croire que certains secteurs seraient plus capables que d'autres d'y contribuer? les dotations sont proportionnellement identiques, en fonction du nombre d'habitants, d'après la loi: alors que les quartiers "pauvres" devraient surement être mieux dotés, s'il y avait une véritable volonté de rattrapage et nivellement par le haut.

Le futur square devrait recevoir de beaux arbres, d'une hauteur prévue de 6 mètres; gageons qu'ils permettront, au moins, une ombre généreuse.

vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

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jeudi 22 octobre 2009

Sauvons la recherche : halte à la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche

logoslr.jpgLe collectif "Sauvons la recherche" s'adresse aujourd'hui encore, avec les organisations syndicales, à l'ensemble des chercheurs, à l'ensemble de la population de notre pays. Examiner le statut des chercheurs n'est pas notre propos , mais il nous apparaît essentiel d'exiger la mise en adéquation entre la soi-disant volonté politique des dirigeants de défendre la recherche avec la condition personnelle et les conditions de travail de celles et ceux qui cherchent.

En effet, comment un ministre ou un bon gestionnaire peut imaginer un travail de recherche ambitieux et à moyen terme si, au quotidien, les chercheurs sont obligés de négocier des financements pour leur travail, s'ils sont obligés de chercher des compléments dans le privé pour poursuivre le travail entamé, si, lorsqu'ils ont entamé une recherche précise, ils ne savent pas si leur emploi pourra se prolonger tout au long de leur étude ou travail, si cela pourra enrichir leur travail à venir, se poursuivre dans des publications... Et pourtant la précarité de leur emploi est bien souvent de mise;

Nos chercheurs sont bien souvent bardés de diplômes, ils forment des communautés de travail avec des techniciens, des enseignants, des thésards ou des étudiants. Certes, comme dans tant d'autres professions, des compte-rendus d'activités, des évaluations, des résultats sont demandés et cela est normal : et bien peu sont soucieux de ces évaluations, la qualité du travail ne faisant pas défaut; et notre communauté de recherche, qu'il s'agisse des universitaires ou des CNRS sont encore aujourd'hui reconnus, malgré les moyens mis à leur disposition et la diminution d'estime de la part des politiques et de la société. Mais peut-être qu'une partie de nos dirigeants a oublié l'impérieuse nécessité des recherches non directement applicables, en sciences humaines comme en sciences "dures".

Nous n'avons guère de matières premières, pas plus que d'énergies, mais nous avons, aujourd'hui encore, une matière grise volontaire, celle de nos chercheurs, qui aiment leur métier, qui souhaitent faire progresser la science et la connaissance, qui a envie de les partager; ne les sacrifions pas en les laissant au mains de comptables et de gestionnaires, en diminuant chaque jour davantage leurs crédits, en les destabilisant trop profondément dans leur équilibre personnel. D'autres pourraient bien accélérer leur quête de têtes bien pleines et bien ordonnées.

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vendredi 9 octobre 2009

Pas de charter pour Kaboul !

Appel de parlementaires européens:

Bruxelles, le 8 octobre 2009

Vous trouverez ci-dessous le texte et les premières signatures de l'appel de parlementaires européens, lancé à l'initiative d'Hélène Flautre et signés de nombreux élus de gauche,, demandant aux gouvernements français et britannique de renoncer à tout projet de charter conjoint pour l'Afghanistan.

Cet appel sera transmis aujourd'hui à : José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Jacques Barrot, Commissaire européen Justice, Liberté et Sécurité Nicolas Sarkozy, Président de la République française Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire Pierre de Bousquet de Florian, Préfet du Pas-de-Calais Natacha Bouchart, Maire de Calais

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Sarkozy fils, nouvelle forme de discrimination positive?

Le Président de la République invente chaque jour. Sa dernière invention, c'est une nouvelle forme de discrimination positive, le choix de ses successeurs au sein de la famille, le népotisme : non content d'avoir placé son fils comme conseiller général des Hauts de Seine, non content de l'avoir fait élire président du groupe, mais ça c'est une histoire interne à l'UMP, ce jeune homme devrait se retrouver à la tête de l'Epad, l'Etablissement Public pour l'Aménagement de la région de la Défense, l'un des plus gros investisseurs publics de la région Ile de France.

Certes, la France a besoin de rajeunir son personnel politique. Certes, nous faisons confiance au papa pour mettre à disposition tout le personnel nécessaire pour que les directives soient transmises correctement et rapidement exécutées. Certes, un Conseil d'Administration validera les décisions... prises ailleurs? Certes, le lien entre les investisseurs privés et l'EPAD seront sans doute facilités par la proximité présidentielle, les financements accélérés.

Mais où va notre démocratie; quand dirons-nous stop à des dérives qui nous semblaient d'un autre temps et d'un monde dépassé; la modernité, oui,les mutations, forcément, mais avec le souci majeur de solidarité et de démocratie.

mercredi 7 octobre 2009

Richard Martin : le devenir des théatres saltinbanques

toursky en résistanceComme citoyenne, j'avais signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.

"A Georges-François Hirsch Ministère de la culture et de la communication : 3 rue de Valois - 75033 Paris.

Le Toursky, implanté dans un quartier populaire, apparaît plus que jamais comme une réponse à la sclérose sociale. Pour faire face à une crise économique sans précédent, la culture ne doit pas mourir. Cependant, laisser mourir un théâtre c’est laisser mourir la culture et, laisser mourir la culture c’est laisser mourir l’homme qui est un être de culture. D'évidence, le théâtre pour lequel se bat Richard Martin depuis de nombreuses années apporte aux jeunes, aux moins jeunes et aux plus âgés le réconfort dans la prise de conscience d'une identité et d'une appartenance culturellement européenne et, surtout, dans la constitution d'un imaginaire collectif. Dans cette période d’instabilité angoissante nous avons besoin de rêver. Pour témoignage : la fréquentation du théâtre Toursky n'a jamais été aussi grande qu’aujourd'hui. Que souhaite Richard Martin ? Le rétablissement de l'intégralité des subventions du Ministère de la Culture injustement retirées au Toursky. Un homme qui se bat pour notre accès à la culture, qui se débat dans un labyrinthe économique et qu’on abat, mérite bien qu’on se débatte pour lui apporter notre soutien. Richard Martin commencera une grève de la faim le samedi 3 octobre 2009 à 21 heures, au Théâtre Toursky. Un homme, Richard Martin, ne s'arrêtera qu'avec le rétablissement des subventions Drac Paca injustement retirées et, s’il n’en reste qu’un pour sauver notre théâtre ce sera celui là."

http://4463.lapetition.be/

Comme conseillère municipale, avec Mme le Maire du 2ème secteur, nous avons souhaité nous rendre au théatre Toursky apporter notre soutien à un homme, à un théatre situé dans le 3ème arrondissement, dans l'un des lieux les plus paupérisés de la ville; Il faut dire que ce théatre, à la programmation riche, diversifiée, ce théatre qui ouvre si volontiers ses portes et offre ses trétaux à des troupes en recherche, à des chanteurs encore peu connus, à des saltimbanques comme aime à le dire Richard Martin, à celles et ceux qui cherchent à faire partager l'émotion et la culture, il faut dire que ce théatre entretient avec le quartier des relations conviviales, multiples, diverses en même temps qu'il fait connaitre, découvrir le quartier aux Marseillais d'ailleurs.

Richard martin, qui est à son 4ème jour de jeune, nous a longuement rappelé l'histoire des subventions en diminution depuis 1991; il nous a rappelé l'impossibilité de dialogue avec les affaires culturelles régionales. Il nous a également dit comment il pensait être la représentation de ce qui se passe actuellement pour les intermittents et les troupes de théatre, du fait de la politique culturelle actuelle : sa grève de la faim est moins pour obtenir les maigres subventions de l'Etat (15000€) que pour la signification de ces subventions : l'engagement de l'Etat pour ces structures et leur travail. Espérons que le Maire de Marseille, qui s'est engagé au dernier Conseil Municipal à parler de cette affaire au ministre de la Culture, sera entendu.

Près de 85000 personnes ont signé cette pétition, joignez-vous à elles et aidons le Toursky et toute son équipe à être reconnus par l'Etat: les subventions sont nos impôts!

mardi 6 octobre 2009

intervention au Conseil Municipal du 5 octobre 2009

mairieDes propos inqualifiables ont été lancés par l'adjointe au maire chargée des école, choquant même des élus de la majorité municipale; La presse s'en fait l'écho ce matin; D'autres questions ont été abordées, montrant la nécessité de travailler pour le bien public. S'il est vrai que la gestion d'un collectivité est bien du ressort de choix politiques forts, leur réalisation peut demander un consensus, une fois le choix effectué; à l'exemple de la gestion de la semi-piétonnisation du Vieux-Port.

La gestion, cependant, nécessite une rigueur et une transparence qui n'apparaissent pas toujours et de manière claire. Mon intervention met le doigt sur des négligences graves, qui seront, en fin de compte, à la charge des citoyens.

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lundi 5 octobre 2009

La Poste : succès du référendum

déclaration des droits de l'hommeEsquiver le débat sur les services publics comme le fait le gouvernement et la droite aujourd'hui nous montre bien, s'il est besoin de s'en convaincre, le peu de considération de nos gouvernants pour la démocratie.

Certes, si la rhétorique s'acquiert aisément, le débat démocratique est un art difficile. S'il ne s'agit pas de prendre les mots, de les tordre afin de les vider de leur sens et leur faire dire ce que l'on veut, si le souci est "le bien public" et celui des personnes, alors l'exercice se complique. Le travail des gouvernants, celui des élus que nous sommes est bien de faire avancer notre pays et les idées . C'est donc de convictions dont nous devons faire preuve, avec des arguments avec comme souci de fond l'égalité devant les droits, la solidarité entre les personnes et les peuples... C'est aussi la capacité que nous avons, comme politiques, à entendre les concitoyens et leur permettre d'aller un peu plus loin. Les exemples existent, ceux relatifs aux droits des femmes, au droit à la contraception ou à l'avortement, l'abolition de la peine de mort, pour ne citer que les plus significatifs.

La semaine dernière, plus de 2 millions de citoyens se sont exprimés, concernant la question du statut de la Poste. Ne faire que clamer "détournement et manipulation d'opinion "ne trompe personne. Si l'on examine le nombre de votants dans les communes rurales, dans les quartiers excentrés, on se rend très vite compte que ce sont les petites gens, les plus démunis et les personnes agées qui ont répondu massivement, ayant bien conscience qu'elles seraient les premières sanctionnées par un service privatisé.

Le référendum d'initiative populaire, s'il était utilisé trop souvent, deviendrait rapidement lassant pour les citoyens, très onéreux pour le pays et préjudiciable pour la démocratie : une seule démocratie directe est vite sujette à démagogie et confrontations brutales. La démocratie représentative permet la construction au long cours, le temps des négociations et des compromis, si nécessaires à la mise en oeuvre du projet politique. Mais souvenons-nous qu'il n'y a aujourd'hui pas beaucoup de risque, puisqu'à coups de médias, le président de la République a annoncé la création de ce type de référendum, mais a "omis" de faire paraître les décrets d'application!

Mais ne pas tenir compte d'une expression comme le referendum sur le statut de la Poste relève de l'imposture aux citoyens, et nous ne pourrons l'accepter.

mercredi 30 septembre 2009

Budget de la France 2010

3_1.jpg Des femmes et des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode d'inflation.

Ce que j'ai compris, c'est qu'une partie de cet argent devrait aller à l'économie verte. expression à la mode s'il en est, puisqu'elle permet en même temps de parler d'économie classique (quelle différence en termes d'économie entre une usine d'éléments photovoltaïques et une usine de radiateurs électriques?) et d'écologie, nous permettant un effort pour "sauver la planète".

Certes, des dépenses seront bien utiles, celles qui permettront de réhabiliter des bâtiments anciens en ayant un véritable souci d'économie d'énergie; celles qui permettront de mettre une partie du fret sur rails; celles qui permettront un développement des transports en communs...

Mais, si j'ai bien compris également, il s'agit d'un budget qui doit permettre une augmentation de la croissance peut-être, de la consommation surement. Il est des droits essentiels, la nourriture, le logement, la formation, la justice, la santé, la culture, la sureté, la mobilité qui nécessitent des recherches innovantes, des investissements parfois lourds, lesquels peuvent être source de richesse pour notre pays. Mais est-il nécessaire que "la consommation" soit mise comme priorité. Elle correspond trop souvent à une soif de plaisir non assouvi, une forme de boulimie d'objets qui détériore les rapports entre les personnes, qui oblige aux rapports au travers de la médiation par l'argent ou l'objet.

Loin de moi l'idée de la décroissance; loin de moi une quelconque idée moralisatrice. Nos sociétés ont acquis un bien-être qui se traduit par une plus grande espérance de vie, de meilleures conditions d'existence. Permettons d'abord un peu plus d'équité, permettons ou exigeons pour chacun une existence digne, dans notre pays, mais sur l'ensemble des territoires. La recherche peut contribuer aux solutions nouvelles, qu'il s'agisse de qualité alimentaire, de sureté sanitaire, de mobilité moins polluante...

On a voulu nous entraîner à la consommation "plus", mais ne vaut-il pas plutôt se battre pour la consommation "mieux"? En tous cas, c'est mon choix.

vendredi 25 septembre 2009

la Poste : un Service Public essentiel

Panne de ligne internet, panne de blog! mais la ligne est aujourd'hui rétablie.

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgLa semaine prochaine, nous aurons la possibilité de défendre la Poste, comme service public, et j'invite chacun chacune d'entre nous à aller voter sur l'un des très nombreux sites qui mettront à la disposition des citoyens une urne.

Dans le 2ème secteur, c'est soit à la mairie d'arrondissement, soit au Centre d'Action Locale de Fonscollombes.

Nous aurons tous à faire un véritable travail de réflexion sur la notion de service public. Il pourrait se définir comme un service pour chacun et par voie de conséquences pour tous, avec pour corrollaire la continuité du service ; il exige la qualité, la sécurité d’approvisionnement, l’égalité d’accès, un prix abordable,l’acceptabilité sociale, culturelle et environnementale.

Si la notion de service public est ancienne et bien ancrée dans le paysage français depuis la Révolution, elle semble mise à mal par la volonté de libéralisation pronée par la droite européenne, par la superposition malignement orchestrée entre service public et personnel du service public.

Loin de nous l'idée de ne pas soutenir les personnels employés dans les services publics, fonctionnaires comme contractuels, il est important de donner à toutes celles et ceux qui remplissent une mission de service public, comme aux autres d'ailleurs, les moyens et les conditions pour que ce service remplisse toutes ses fonctions, utiles à la vie de chaque concitoyen et donc à la bonne marche de notre pays.

Le service public, la Poste, permet à chacun d'avoir les moyens de communications minimales pour une vie en société. Que penserions-nous, par exemple, d'un pays, d'une région où tel habitant, trop éloigné, ne pourrait plus recevoir des courriers, des journaux, au prétexte que le prix de revient du service est trop couteux à l'entreprise désignée pour le service.

Le service public, la Poste est un véritable élément de l'aménagement du territoire. Présent depuis longtemps, il permet aux espaces ruraux, aux espaces de montagne, mais également aux banlieues lointaines de rassembler et proposer des services nécessaires à la vie quotidienne de chacun.

Le service public, la Poste, est aussi, un élément du Développement Durable, par le rapprochement qu'il opère entre les différents citoyens. Rappelons-nous une étude de l'Ademe qui montrait, sur la question de la consommation et de la pratique des supermarchés, l'écart majeur entre le fait de faire un supermarché (bien souvent en zone périphérique), d'utiliser les commerces de proximité (division par 3 des émissions de CO2) et d'utiliser le principe de la livraison (division par 5 ou plus). La Poste, c'est aussi rappeler symboliquement qu'un fil existe quelques soient les circonstances entre tous les membres d'une communauté, dans notre pays aujourd'hui.

Et puis regardons autour de nous, des pays si chers au Président, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, où le service postal est libéralisé, et où soit vous payez un service privé pour acheminer votre pli, soit...

Et puis, ne pourrait-on pas, enfin, dans ce pays, permettre des choix démocratiques sur toutes ces questions qui sont notre vie quotidienne? la Poste, l'Energie, le Logement, la Santé, l'Enseignement, prioritairement.

samedi 12 septembre 2009

Taxe Carbone : contributions au débat

taxe carbone 1Vous trouverez la contribution du Réseau Action Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.

A la suite, l'article de Gilles Le Blanc, professeur à l'école des Mines et économiste, écrit sur le blog de Eco 89.

Je vous invite également à lire la note que Pierre Radanne vient de rédiger 'datée du 10 septembre) pour la Fondation Terra Nova. Pierre est président de 4D, ancien président de l'Ademe, et personne particulièrement active et agissante pour le prochain sommet de Copenhague. http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=967:reussier-la-contribution-climat-energie&catid=4:notes

Bonnes lectures.

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vendredi 11 septembre 2009

L'Arlequin d'Endoume reprend ses activités.

arlequin d'endoumeNous convions les membres de l'association à la prochaine réunion:

jeudi 24 septembre, à 18 h, maison de quartier 10, rue des Lices.

Ordre du jour : rentrée

Préparation de l’Assemblée Générale, le 8 octobre prochain

Questions d’actualité locale

Participation aux diverses commissions du CICA et CIQ.

Merci de votre présence et commençons à solliciter de nouveaux habitants pour la participation au travail de valorisation du vallon, effectué par notre association.

Dérapage et humour de M.Hortefeux, ils ont dit : pas si sûr.

déclaration des droits de l'hommeIl est des sujets sur lesquels il n’est pas possible de déraper; le racisme, l’antisémitisme font partie de ceux-là, et hormis les membres du Front National, tout le monde le sait, même si, certains, toujours trop nombreux, ont des pensées obscures en la matière.

Il est des personnes pour lesquelles il n’est pas possible de déraper; celles qui occupent les fonctions de représentation de l’Etat, et les politiques quelque soit leur mandat: le «self contrôle» fait partie de la fonction ou du mandat.

La phrase du ministre de l’Intérieur, pas plus que celle de Manuel Vals quelques mois plus tôt n’est pas tolérable : s’il est vrai qu’elle a été énoncée lors d’un moment de «relâchement», qu’elle n’a pas valeur de déclaration officielle, elle n’en énonce pas moins, en des lieux publics, des paroles inadmissibles.

Le rôle des politiques n’est-il pas, entre autres, de faire progresser notre pensée politique? N’est-il pas de notre rôle de politique et plus encore de celui de nos dirigeants de travailler à une meilleure reconnaissance de l’autre et non de le stigmatiser sur quelque signe distinctif.

Plus grave encore. M. Hortefeux n’a-t-il pas, comme fonction politique obscure celle d’attirer vers l’UMP les électeurs de l’extrême-droite? Le président de la République, le président de l’UMP veulent un seul parti à droite, alors la petite phrase du ministre n’est-elle pas là dans un plan de comm. pour essayer, tout simplement, de ratisser quelques perdus ou déçus du Front National?

La parole du ministre ne peut être excusée, et d'ailleurs le ministre ne se propose aucunement de faire des excuses. Il plaisante et trouve même des défenseurs - complices.

Les Français sont inquiets; et l’inquiétude dans l’avenir entraîne trop souvent le repli sur soi, sur la famille, la tribu, le renfermement et le rejet de l’autre. Il est urgent que, ensemble, nous cherchions d’autres objectifs que la consommation, que nous proposions d’autres objectifs que le "travail pour gagner plus", que nous trouvions une traduction humaniste à liberté, égalité, fraternité.

Il y a vraiment urgence.

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