Marianne Moukomel, le blog

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dimanche 20 février 2011

Devoir de mémoire avec 30 élèves de Victor Hugo à Auschwitz-Birkenau, le 17 février dernier

voyage Pologne 17 fevrier 2011

Une trentaine de jeunes, de terminale, du lycée Victor Hugo de Marseille (3ème arrondissement)
Deux mamies et deux papys résistants, comme nous les avions surnommés pour témoigner et surtout répondre aux interrogations
Une équipe d'enseignants et d'administratifs pour encadrement, qui méritent toute notre admiration.
28 heures de car dans chaque sens pour ces élèves, qui permettent à l'aller de prendre la dimension de l'Europe, qui permettent, au retour de mesurer le temps de ces voyages de la déportation; quelques 5 heures de visites au musée d'Auschwitz puis au camp de Birkenau.

Et simplement quelques questionnements: en dehors du coté "spectaculaire" d'un tel lieu de mémoire, est-il possible, alors que ceux qui peuvent dire disparaissent, de prendre la dimension de cette décision politique que représente la solution finale; cela ne représente-t-il pas, malgré la réalité du lieu, quelque chose de tellement inimaginable (mais cela nous le savons tous hélas) que cela devient irréel et hors de la préoccupation de ces élèves. Quelle compréhension du mot extermination alors que la guide, il faut bien le dire, appuyait tout particulièrement sur la déportation, celle des résistants et prisonniers politiques polonais. Quelle compréhension de la question de l'antisémitisme, alors que le lendemain, ces mêmes jeunes auront, pour certainEs, un sentiment de rejet, voir de racisme, dans les rues de Cracovie. Quelle compréhension et quelle connaissance d'autres génocides qui se sont passés dans le monde, l'histoire peut-elle se reproduire, avec des formes autres : pas sur que le lien soit facile à faire.

Le soir, le "rappeur" du groupe a exprimé en quelques vers les sentiments de cette classe, "le dégout et l'écoeurement d'abord", mais également l'admiration et le respect pour le "père à Simone", Simone Chiny, fille du résistant marseillais Jules Moulet.

Silence, murissement, et surement débrieffing dans quelques temps entre le professeur et ses élèves.

lundi 7 février 2011

Conseil Municipal, le 7 février 2011 - comment M. Mariani oublie qu'il a été candidat à la présidence de la région. Comment le gouvernement oublie le Sud de la France et Marseille. Comment le gouvernement privilégie la route au rail et au fluvial

mairieMonsieur le Maire et chers collègues,

En cette fin de Conseil Municipal, permettez que nous nous réjouissions de l’intérêt que porte la ville aujourd’hui au projet de Schéma national des Infrastructures de transports.

Le projet européen, tel que exposé sur cartes semble avoir négligé tout l’Ouest européen, et totalement oublié le Sud européen. Et ce n’est pas qu’une question de rééquilibrage Est - Ouest.

Paris et le gouvernement ont souhaité revoir ce projet européen, mais une fois de plus, notre ville et notre région ont été oubliées, sauf en matière de LGV. Mais LGV veut dire voyageurs, sans doute tourisme ; notre ville, notre région ne vivent-elles que de tourisme : ce n’est pas l’avis de cette assemblée, je crois.

Qu’en est-il du transport du fret ? Qu’il s’agisse des liaisons Sud – Nord, depuis le Grand Port Maritime de Marseille jusque vers le nord de l’Europe et le Nord de l’Italie, qu’il s’agisse des liaisons Ouest – Est, de Lisbonne à Milan et plus loin, qu’est-il proposé au fret sinon des autoroutes avec l’aménagement de « barreaux » ; autre proposition des Parisiens, le passage par Lyon, alors que nous savons que le couloir rhodanien ferré est déjà en limite de saturation !

Depuis combien de temps défendons-nous la percée du Montgenèvre pour le rail, une réalisation qui désenclavera les départements alpins, qui assurera des débouchés pour le port de Marseille, qui participera de la sécurité énergétique de la région : M. le Ministre des Transports semble avoir oublié qu’il avait été candidat aux régionales. Préférer le rail à la route, c’est choisir l’avenir, c’est aussi choisir de protéger un ensemble de régions déjà fragilisées sur le plan du développement durable. Et s’il est répondu qu’il s’agit des couts d’investissement, parlons investissement + fonctionnement à long terme ; et allons voir comment nos voisins helvètes ont financé le tunnel du Saint Gothard par une vignette poids lourds.

Il est urgent d’avoir de l’ambition pour notre ville et pour le sud de l’Europe. Le groupe Faire Gagner Marseille a la conviction que c’est par un travail commun des villes, métropoles, départements et régions de l’Arc Latin que les liaisons de demain dans le Sud européen, propres, économes et répondant aux nécessités de mobilité pourront prendre toute la place qui leur revient et permettre un développement économique harmonieux et équilibré.

lundi 6 décembre 2010

mon intervention face à la politique de logement de la municipalité en place

mairie M. le Maire, Chers collègues,

Les prix de l’immobilier sont, depuis plusieurs mois, en forte hausse dans la plupart des grandes villes. Certains responsables semblent s’en satisfaire car cette hausse serait le signe de la reprise économique. Pour beaucoup d’autres, dont je fais partie, cette hausse (loyers ou prix de vente), estimée entre 2,64 et 8% pour l’année écoulée pour Marseille, est purement spéculative et elle est lourde de menaces, d’abord pour notre économie (observons l’incidence négative de la bulle immobilière chez nos voisins), ensuite pour toutes celles et ceux qui croient que le droit au logement fait partie des droits de l’Homme fondamentaux, ce que je pense que nous partageons tous dans cet hémicycle. Les loyers du parc locatif privé augmentent, les charges avec. Celles et ceux qui souhaitent acquérir un logement s’endettent lourdement. Le niveau actuel des prix, avec une moyenne de 2700€ le m2, rend inaccessible l’achat d’un logement pour un nombre de plus en plus important de ménages et accentue les clivages sociaux. Et qu’en sera-t-il dans quelques années lorsqu’il faudra prévoir des travaux de copropriété : nous avons trop d’exemples de copropriétés dégradées, qui coutent cher aux collectivités.

Dans ce contexte, notre ville n’échappe pas à cette tendance et, après les classes modestes, ce sont aujourd’hui les classes moyennes qui éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un logement adapté à leur souhait et à leurs moyens.

Après avoir largement favorisé le « laissez faire » et donc le logement plutôt « haut de gamme », votre municipalité s’est engagée depuis juillet 2006 dans une politique plus active et plus volontariste du logement. La communauté urbaine, depuis qu’elle est présidée par E. Caselli, vous a également incité à accentuer vos efforts en matière de production de logements bon marché. Mme Ghali, en lançant le 10 décembre prochain une démarche de révision du PLH s’y emploiera avec force, nous en sommes certains.

Dans le rapport qui nous est présenté, vous indiquez que le bilan qui peut être dressé depuis 4 ans est (je vous cite) « très encourageant ». Notre groupe a un avis beaucoup plus nuancé même si nous savons bien que la conjoncture actuelle ne favorise guère la production de logements adaptée aux besoins d’une grande partie des habitants de cette ville. Un rapide coup d’œil dans « le suivi des logements réalisés en 2009 » fait par l’AGAM nous montre que sur 4254 logements livrés pour 2009 (tous les programmes de 3 logements et plus), la production est particulièrement active dans 2 arrondissements : dans le 13ème avec 779 logements livrés et le 8ème 659. Mais bien peu de logements sociaux, surtout dans le 8ème ! Et qu’en est-il des équipements collectifs qui doivent aller de pair !

En matière d’accession, vous vous félicitez évidemment de la création du chèque premier logement (CPL), idée intéressante dispositif complexe, lourd et donc peu efficace. Et vous oubliez de préciser que vous visiez 2000 personnes par an et que c’est finalement moins de 1800 personnes sur 3 ans qui auront bénéficier de ce dispositif. Une économie pour la collectvité, mais un véritable échec pour ce dispositif !

Concernant la résorption de l’habitat indigne, comme cela a été dit dans une précédente intervention, le dispositif des PRI aura été particulièrement inefficace au vu de son coût pour la collectivité, mais vous semblez là aussi évoluer… Les intentions sont bonnes mais les moyens financiers et humains seront-ils à la hauteur ? Nous y serons particulièrement vigilants.

En matière de logements sociaux, si les chiffres sont en effet à la hausse (ce qui n’est pas difficile vu le peu d’efforts que vous aviez fait jusqu’en 2006…) remarquons pour l’information de cette assemblée que plus de 40% de ces logements sont des Prêts Locatifs Sociaux, donc des logements sociaux « loyers élevés », les loyers atteignant plus de 800 € pour un T4, un exemple datant de novembre 2010 : bd Mireille Lauze, T4 - 83 m² - 1er étage - avec chauffage électrique individuel pour 833.68 € TCC ; je rappelle que plus de 30 000 demandes sont en instance, et avec 1 smic ou même 2, de tels loyers sont inaccessibles. Il est urgent de produire des logements PLUS, et PLAI, correspondant à la demande.

D’autre part, vous poursuivez dans votre volonté de ne pas construire une ville soucieuse en tous quartiers de la richesse de la mixité sociale : 70% des logements sociaux sont construits dans les quartiers nord. Cette vision idéologique nous paraît vraiment dépassée alors que la crise économique touche chaque jour une part plus grande de la population. Et lorsque l’on ne trouve plus où se loger à Marseille, on s’expatrie dans les villes alentour, où le prix du foncier est moindre, mais qu’en est-il du plan climat de la ville et de votre volonté affichée de diminuer les émissions de gaz à Effet de Serre.

Votre équipe, avec l’aide des autres collectivités locales (MPM, le Conseil général, le Conseil Régional) a enfin mis en œuvre des programmes de rénovation urbaine d’envergure dans notre ville. La question du relogement temporaire des habitants reste évidemment complexe. Permettez qu’après le temps particulièrement long pour l’instruction des dossiers nous soyons très inquiets sur leurs financements vu la situation financière de l’ANRU et des principaux organismes HLM, je pense ici plus particulièrement à HMP dont la situation est très préoccupante. Sans parler de la nouvelle taxe instaurée par le gouvernement sur ces organismes, sans parler du livret A que le 1er ministre a rendu accessible à toutes les banques, sans parler de la volonté du gouvernement de restructurer autour de 3 ou 4 grands groupes les sociétés HLM…

Quant à votre paragraphe « grand centre ville », il conforte notre scepticisme précédemment exprimé sur une opération « communication » : une véritable ambition « grand centre ville, versus logement » mérite plus que 10 lignes en fin d’exposé.

Je sais bien que dans la plupart des grandes villes et quelque soient les efforts accomplis par les responsables locaux, la situation n’est pas satisfaisante. Bien évidemment nous n’attendons rien d’un gouvernement qui réduit d’année en année les aides au logement et au logement social.

Marseille a besoin de logements et non de mots, des logements pour chacun, donc des logements en accession à la propriété, vous faites, des logements sociaux PLS, vous acceptez d’en faire, mais pas partout, des logements très sociaux, vous faites, un peu, contraints, dans des zones très délimitées ; le groupe Faire Gagner Marseille dit urgence, urgence pour un urbanisme social de la ville, urgence pour la paix sociale dans la ville. Monsieur le Maire, vous vous alarmez de la situation explosive de notre ville, alors Mme l’Adjointe, entreprenez une vraie politique de logement, ambitieuse, adaptée et se projetant pour les 20 années à venir, celle dont Marseille et les Marseillais ont véritablement besoin, celle qui pourra faire entrer notre ville de plein pied dans le XXIème siècle. la rue de la republique

lundi 31 mai 2010

mon intervention à la Convention nationale du Parti Socialiste sur un nouveau modèle de développement social, économique et écologique

logo PS avec nom« La fédération des Bouches du Rhône a pris à bras le corps le travail amorcé par le National autour de Pierre Moscovici. Elle tient, comme elle l’a fait quelques jours plus tôt, à les remercier pour la qualité du document proposé au débat. Notre fédération et ses sections se sont livrées à l’élaboration et au réinvestissement, à partir des territoires, de ce qui devra devenir notre projet pour 2012 et à plus long terme pour les 20 années à venir.

La fédération a été force de propositions largement reprises dans le débat.

Notre département allie l’ensemble des problématiques énoncées dans le titre même de la Convention, réunissant sur la zone de Fos et de Berre une des plus importantes zones de la pétrochimie (et la fermeture programmée d’une des raffineries), de la sidérurgie (avec un haut-fourneau qui est resté éteint plusieurs mois), à proximité immédiate d’une vaste zone Natura 2000, du parc régional de Camargue et d’un littoral fragile ; zone qui connaît un taux de cancers parmi la population particulièrement élevé. Mais un département qui compte une industrie de technologies nouvelles, à condition que nous mettions toute notre énergie à ne pas les voir disparaître ou rachetées ; Notre département qui compte des zones d’agriculture à haut rendement, qui en fait l’un des 1ers départements agricoles à coté, d’exploitations labellisées agriculture biologique, (là encore, l’une des régions les plus riches en productions AB) D’où la nécessité exprimée par les sections d’une Europe fiscale, économique et sociale forte.

Parmi tous les amendements proposés par la fédération, 2 entrent tout particulièrement dans le chapitre « quelle redistribution ? Justice et solidarité ». Justice et solidarité entre les citoyens et entre les territoires. Le premier amendement porte sur le renforcement du pouvoir des consommateurs : cela passe d’une part par le rapprochement de producteurs et des consommateurs, en limitant les coûts des intermédiaires; cela passe d’autre part par la création de « class-action » de consommateurs, comme cela existe dans les pays anglo-saxons, afin d’établir de véritables rapports de force entre les consommateurs et les groupes industriels et commerciaux. Le second amendement porte sur la question de la précarité énergétique des citoyens, qui a pour parallèle la nécessité du maintien d’un bouquet énergétique, sans leurres, et obligeant une recherche dynamique et des mutations technologiques : et pour ce faire, l’économie de la connaissance est une nécessité, contrairement à la frilosité du gouvernement en matière de recherche et d’enseignement supérieur .Et l’énergie nucléaire doit rester dans le secteur public. La question énergétique est véritablement une question de redistribution sociale et de démocratie, et il est impératif que les choix énergétiques soient ceux des citoyens, et non ceux des seuls financiers et ingénieurs (fussent-ils très brillants) des entreprises de production, publiques ou privées ».

mardi 30 mars 2010

mon intervention au Conseil Municipal, concernant les Périmètres de restauration Immobilières

mairie M. Le Maire, Mes chers collègues,

Avec ce rapport, nous commençons à régler l’addition des « périmètres de restauration immobilière » et cette addition sera lourde pour notre ville et ses contribuables. Et puis, nous abordons la question du fonctionnement transparent et donc démocratique de nos institutions municipales.

Certes, en 1998, suite aux inquiétudes de l’opposition et des associations, vous avez donné une impulsion pour ces opérations PRI qui devaient requalifier le Centre Ville.

Certes, selon les chiffres de vos services, pour les PRI Centre Ville et Thubaneau, ont été dénombrés 5000 logements, le taux d’échec aujourd’hui est de près de 20%, et à ce jour, toujours d’après les services de la ville, seuls 1790 logements ont une réhabilitation achevée, soit 35%; au terme de 15 années écoulées.

Pour ce qui est du PRI Panier-Vieille Charité, les chiffres des services sont globaux puisqu’il nous est simplement dit que 79% des logements prescrits sont achevés ou en voie d’achèvement.

Bien piètre résultat, au total.

Et je n’aurai pas le temps, aujourd’hui, de parler de la qualité des travaux engagés. Je ne veux en aucun cas mettre en cause les artisans, mais je m’interroge sur les maîtres d’œuvre. A titre de funeste exemple, Monsieur le Maire, je vous rappelle l’arrêté de « péril et danger immédiat » que vous avez été obligé de prendre afin que le 13 rue de Chateaudun soit évacué en urgence le 10 juillet dernier, alors que l’immeuble avait fait l’objet de travaux financés dans le cadre du PRI ! Et la presse, la Provence comme les autres, nous relate régulièrement de tels évènements.

A plusieurs reprises, répondant à votre opposition, je vous cite, vous aviez réaffirmé « votre engagement pour un centre ville qui, pourtant, ne nous est pas favorable ». Mais Monsieur le Maire, chers collègues, comment peut-on accepter les conditions faites aux habitants, les modalités du relogement, les malfaçons de la réhabilitation, l’absence de services publics ; comment ne pas s’élever contre de telles gabegies financières, contre toute absence de contrôle, contre tout cet argent envolé ! Comment ne pas s’élever, également, contre une telle absence de projet urbanistique du centre ville. Arrêtons de confondre « construction et urbanisme » ! Et sans doute, celles et ceux qui ont véritablement profité de ces opérations, je ne veux pas parler des petits propriétaires occupants, mais des autres que M. Sanmarco, dans une intervention remarquée en 2007, n’avait pas voulu citer, puisqu’ils sont connus de tous, ceux-là n’ont jamais habité ni voté dans les secteurs des PRI !

Mais dans le rapport qui nous occupe, il s’agit de questions financières, des engagements financiers de la ville, au nom des Marseillais. Difficile, en effet, aujourd’hui, d’évaluer le coût global et donc pour l’Etat puisqu’il s’agit de défiscalisations ! C’est plus de 57 millions d’euros qui ont été investis par les contribuables marseillais, sur un montant global de plus de 119 millions d’euros, et pour quel résultat…

Et, alors que M. Sanmarco a laissé sa tête en pâture à Marseille Aménagement, aujourd’hui, cette même SEM ose nous demander une avance pour la poursuite de cette opération dont nous avons voté la clôture ? N’est ce pas un trop grand irrespect des citoyens que de leur demander, une fois encore, une subvention, fut-elle une avance sur opération ; alors que la précarité est croissante, alors que le bouclier fiscal est défendu bec et ongle par le président, alors que la taxe carbone a été répudiée au profit des lobbies énergétiques et industriels, alors que, dans le département, plus de 6000 chômeurs arriveront en fin de droit d’ici le mois de septembre, on nous demande une rallonge ? Heureusement, enfin, la Chambre Régionale des Comptes s’est saisie de ces opérations : qu’elle fasse son travail dans la sérénité, mais ne devrait-elle pas être supprimée par vos amis politiques ? et que Marseille Aménagement fasse le sien en toute transparence et en toute efficacité, c’est ce que demandent les habitants de notre ville.

Monsieur le Maire, vous avez été contraints, par notre règlement intérieur, d’accepter au mois de novembre dernier la création d’une mission d’information et d’évaluation sur ces périmètres. Malgré l’amabilité et la courtoisie de son président M. Moraine, cette mission a été volontairement neutralisée puisqu’elle ne s’est réunie qu’une fois, au mois de décembre. Je sais bien que toute votre équipe était totalement mobilisée par la campagne de M. Mariani avec le succès que l’on sait, mais je constate ici le peu de cas que vous faites de cet outil d’information et de transparence. On nous avait promis, pour la fin janvier un rapport de la Direction de l’urbanisme et de l’Habitat sur cette question. Ouf, nous a été communiquée une date de réunion, demain le 30 mars, et mieux encore, nous avons reçu vendredi 26 mars 2010 à 14 heures un très volumineux dossier comprenant des documents connus de chacun (ils sont classés, merci,) et le fameux rapport de la DGUH, soient 27 pages ; à croire que la relecture attentive par votre Cabinet en a été particulièrement ardue…

Une fois encore, M. le Maire, vos actes contredisent vos paroles. Nous avions été constructifs : nous souhaitions tout simplement faire une évaluation concrète des dispositifs PRI en terme de coût/efficacité. C’est une démarche normale que de nombreuses collectivités pratiquent sans problème et sans polémique, pour une meilleure démocratie citoyenne, mais cela ne semble pas pouvoir être le cas à la mairie de Marseille ! Et sans évaluation, comment poursuivre ?

Au lieu de « jouer la transparence » vous vous entêtez à freiner (je dirai même « saborder ») le travail de la première mission d ‘évaluation mise en place dans votre municipalité. Les élus (de la majorité comme de l’opposition), n’ont ils pas le droit d’examiner sereinement les effets des politiques qu’ils mettent en place ? Faudra-t-il demander une mission d ‘évaluation chargée d’étudier le fonctionnement (je dirai plutôt le non fonctionnement) de la mission d’évaluation des PRI ?

Avec de tels comportements, vous vous condamnez à vous confronter à une opposition frontale! Monsieur le Maire, vous avez comme nous tous entendu et analysé les résultats électoraux du 21 mars dernier. Je n’ose imaginer que vous n’en teniez compte. Et, dès à présent, pour agir dans plus de transparence, comme acte signifiant, je vous demande, M. le Maire, de prolonger la durée de cette commission au moins de 3 mois afin d’en ranimer le fonctionnement et que nous effectuions, avec les moyens nécessaires, un travail efficace dans la transparence et la concertation.

Nous voterons contre ce rapport.

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