Urgence, famille SANTOS, humanité et citoyenneté
Par marianne le mardi 11 août 2009, 09:49 - Actualités - Lien permanent
Aujourd'hui le 11 aout, la famille SANTOS est toujours enfermée au CRA du Cannet. Cueillie au petit matin à son domicile, cette famille de Beausoleil (06) qui travaille depuis près de 10 ans en France, dont la fillette de 5 ans est normalement scolarisée risque d'être expulsée dans 48 heures. Et le ministère souhaite agir en deux temps, expulser la mère et l'enfant vendredi matin , alors que le père passerait, seul, devant le Juge des Libertés, le même jour, avec la possibilité d'être remis en liberté.
Où est notre dignité, où en est notre République, l'histoire elle-est tellement prête à être enterrée que nous laissions de tels agissements se dérouler? Nous parlions du devoir de mémoire, mais qu'en est-il? Il ne s'agit même plus d'humanité, il s'agit bien de citoyenneté.
Courrier envoyé à MM. Besson, aux préfets des Alpes Maritimes et de Région.__ le 6 aout dernier __ Monsieur le Préfet,
Vous avez mis en détention et désormais vous maintenez depuis 9 jours l’enfant Véa SANTOS, agée de 5 ans, au centre de rétention administrative du Canet.
Hormis le fait qu’il soit inacceptable par ailleurs qu’une famille vivant depuis près de 10 années en France, y travaillant régulièrement d’après les informations qui m’ont été transmises puisse faire l’objet d’une reconduite, il me semble que le droit des enfants le plus élémentaire est bafoué par cette rétention. Quel fossé entre les discours officiels sur les droits de l’homme, de la femme, de l’enfant, notre prétention à l’humanisme et l’humanitaire et le maintien dans un endroit fermé d’un enfant de 5 ans. Aucun parent, éducateur, enseignant, médecin, puéricultrice, juge des enfants, aucune personne ayant des enfants ne peut souscrire à une telle situation.
Notre pays ne pourra que s’enorgueillir de trouver une solution humaine à cette situation de crise que traverse la famille Santos, et je souhaite pouvoir vous faire confiance ainsi qu’aux différentes juridictions de mon pays pour que la petite Véa puisse terminer, libre, son été avec ses camarades et entourée de l’affection de ses parents.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à ma parfaite considération.
Marianne Moukomel Clarté Conseillère Municipale FGM