famille SANTOS, rassemblement jeudi 13 à 17 heures devant la Préfecture;
Par marianne le mardi 11 août 2009, 23:13 - Actualités - Lien permanent
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Resf, concernant le risque d'expulsion de la famille Santos.
Outre la politique du gouvernement concernant ll'immigration, plusieurs points me paraissent particulièrement graves dans l'affaire d'aujourd'hui :
- le fait qu'une enfant de 5 ans soit enfermée et emprisonnée
- les circonstances de l'arrestation de la famille, puisqu'on est venu la chercher CHEZ ELLE à 7 heures du matin, ce qui rappelle de bien tristes souvenirs
- le refus de la préfecture de laisser le Juge des Libertés décider de cette famille, par une expulsion le jour de la comparution / à mettre en parallèle avec le fait qu'un juge des libertés a décidé de relacher une famille, meme composition, détenue dans les memes circonstances, à Lyon
Nous parlions du devoir de mémoire, mais sommes-nous si inquiets pour nous-mêmes que nous soyons aveugles sur ce qui se passe autour de nous?
Communiqué de RESF
Libérez Véa, 5 ans, et ses parents Les enfants à l’école, pas en prison !
RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION JEUDI 13 AOÛT à 17h devant la préfecture de Marseille
LA CHASSE A L’ENFANT, SAISON D’ETE BESSON SE COMPLAÎT DANS L’HORREUR, SARKOZY L’ENCOURAGE
Il y a quelques jours, le Président de la République de la Chasse à l’Enfant faisait expulser vers l’Albanie une fillette de 8 ans, Z et son père. La mère de l’enfant, totalement traumatisée par ce qu’on lui avait fait endurer était admise en psychiatrie à l’hôpital de Metz (au vu de son état, le commandant de bord a refusé de l’embarquer). Un bel exploit des services de Monsieur Besson dont, à n’en pas douter, le président a dû le féliciter. Personne ne peut croire que tous les policiers de France sont fiers du travail de leurs collègues.
Flatté sans doute, Besson prévoit d’en rajouter dans l’horreur. Il envisage cette fois d’expulser la mère et l’enfant tandis que le père resterait en France. M. et Mme SANTOS vivent et travaillent à Cannes. Ils sont arrivés des Philippines il y a bientôt 10 ans. Leur petite fille, Véa (5 ans) née en France, est scolarisée. Quoi de plus banal ? Mais ils sont « Sans-Papiers »… (Voir photo http://www.educationsansfrontieres.org/article21761.html)
Le 28 juillet 2009, leur vie bascule dans le cauchemar. A 7h du matin, ils sont arrêtés par la police à domicile sur ordre du préfet des Alpes Maritimes (qui s'était déjà illustré en 2006 en expulsant la famille Raba), puis placés en garde à vue et transférés au centre de rétention de Marseille. Seule difficulté du point de vue des chasseurs d’enfants : M. Santos n’a pas de passeport et ne peut pas être expulsé sans laissez-passer délivré par le consulat des Philippines. Or, toute la famille doit être présentée au Juge de Libertés vendredi, avec le « risque » que le JLD fasse libérer tout le monde. Pour MM. Besson et Sarkozy, c’est un risque qu’on ne peut pas courir, d'autant que la famille Paladar (dont un enfant de 3 ans) arrêtée à Nice deux jours après et dans les mêmes conditions que la famille Santos a elle été libérée sur décision de justice ! Ils ont donc décidé de précipiter l’expulsion de Véa et de sa mère tandis que M. Santos sera présenté au juge et peut-être libéré au moment où sa femme et sa fille seront mises dans l’avion pour les Philippines.
Il est hors de question que les choses se passent ainsi. L’expulsion est prévue pour vendredi. Il faut que d’ici là, la voix de la population se fasse entendre. On a 48 heures pour empêcher l’irréparable. Il fait se faire entendre, par tous les relais possibles. 48 heures pour sauver Vea, et ses parents , pour activer tous les réseaux , 48 heures pour faire intervenir où qu'ils se trouvent personnalités et élus de tous partis.
Auprès du préfet et du ministre Besson pour le principe. Mais, à l’évidence, ils comptent pour du beurre et les véritables décisions se prennent à l’Elysée. C’est donc surtout là qu’il faut intervenir, poliment, bien sûr, sans diffamation, mais fermement.