Rentrée scolaire
Par marianne le mercredi 2 septembre 2009, 22:45 - Actualités - Lien permanent
En ces jours de rentrée scolaire, comment ne pas s’étonner, ne pas s’inquiéter de la désaffection grandissante des jeunes pour les études supérieures, voir les études secondaires. Il est vrai que l’école n’a pas la côte au sein de l’équipe gouvernementale, mépris a peine voilé pour le corps enseignant, déni de l’école maternelle, diminution du nombre des enseignants, des intervenants, diminution des formations, peu de considération pour l’acte pédagogique, moyens moindres sous les prétextes de diminution du nombre des élèves, ..., la liste pourrait être longue encore.
Et comment ne pas s’alarmer des moyens en personnels et en crédits alloués à l’université et à la recherche, chaque année diminués.
Comment ne pas s’alarmer des dégâts prévisibles que va engendrer le «travailler plus pour gagner plus». Les jeunes font leur cette devise, souhaitant participer au plus vite de la société consumériste, regardant avec envie ou admiration celles ou ceux qui «réussissent vite et gagnent de l’argent», par la finance, le sport, le spectacle, l’informatique, également par la création de toutes petites entreprises de services qui ne demandent pas forcément de compétences particulières.
Et pourtant, comment ne pas nous inquiéter du retard que nous sommes en train de prendre si nous ne réagissons pas très vite; notre pays s’est enrichi et est riche des compétences de femmes et d’hommes dans des domaines aussi divers que la physique, la médecine, la littérature, les mathématiques, l’histoire ou la géographie, la biologie, la sociologie... Toutes les grandes réalisations ont eu besoin de cet alliage si précieux entre les différentes disciplines, grâce à la recherche et au savoir, fondamental et technologique.
Et puis, comment ne pas penser qu’une telle politique de l’enseignement mènera très rapidement à des écarts sociaux encore plus grands, entre ceux qui savent et ceux qui savent moins ou pas, entre ceux qui auront pu acquérir, grâce à l’enseignement privé, à l’enseignement à l’étranger, des diplômes et des compétences qui leur permettront de diriger et les autres qui n’auront pas ou si peu de formation.
Alors, ne tombons pas dans la déprim de la rentrée, remotivons les jeunes vers une société nouvelle, cherchons, avec toutes celles et ceux qui pensent que notre société doit être plus égalitaire, plus solidaire, plus instruite, cherchons à dessiner un projet pour l’enseignement pour les vingt années à venir. Et, tout en protégeant le grand corps meurtri des enseignants, réfléchissons innovation, autonomie, responsabilisation, pour une école, un lycée, une université et des centres de recherche du XXIème siècle.
Nous ne sommes pas autorisés, sous des prétextes de crises, à sacrifier l’instruction, les savoirs, l’avenir des jeunes citoyens.
Commentaires
hum, mepris a peine voile pour le corps enseignant, j'ai dunmal à suivre là ;)