Pollution à l’ozone, taxe carbone, contribution climat-énergie
Par marianne le lundi 7 septembre 2009, 22:19 - Actualités - Lien permanent
La région PACA, et plus particulièrement notre
département, est touchée par la pollution à l’ozone. Rien à voir avec le trou
d’ozone provoqué par les GES, trou qui se situe à très haute altitude.
L’ozone qui stagne sur nos villes et campagnes est produite d’abord par les voitures, ensuite, et plus modestement, par l’industrie.
Quelles conséquences pour notre santé? Nous ne les connaissons sans doute guère, mais comment ne pas nous apercevoir que nos compétences pulmonaires sont moindres, que les efforts physiques sont plus difficiles, que la respiration est un peu plus difficile, que les bronches brûlent...
Quelles mesures ont été prises par les autorités? Baisser la vitesse des véhicules de 20km/h, sur l’ensemble du réseau routier, mesure bien peu respectée sur les autoroutes comme sur les routes. Et que penser des embouteillages qui ont si souvent sévi à Marseille et dans les villes alentours, que penser de ces «trains de camions» qui traversent le département, que penser de ces cars en stationnement, qui persistent à laisser tourner les moteurs afin d’entretenir la climatisation...
Jeudi prochain, le Président de la république nous annoncera à quel taux l’incapacité de la politique environnementale, l’incapacité de l’industrie automobile et pétrolière à consommer moins d’énergie, à quel taux les habitants seront taxés par le fait même d’exister, se déplacer, se nourrir, se loger... En effet, c’est bien d’une taxe qui touchera la population toute entière, qui nous permettra, comme pour les entreprises, de nous dédouaner du fait d’émettre des Gaz à Effet de Serre à partir de libertés et de droits durement acquis au cours du XXème siècle.
Et pourquoi, l’électricité n’est-elle pas taxée? Parce qu’il faut continuer la politique menée par nos dirigeants qui ne voient de salut en France que par des entreprises «nationales», de ces entreprises qui visent d’abord à être leader au niveau européen, voir mondial. Mais notre pays, n’a-t-il pas besoin de ces entreprises intermédiaires, celles qui tissent le tissu industriel de nos voisins, et qui fait vivre tant de personnes en Allemagne par exemple. Mais telle n’est pas la politique de notre président qui ne rêve que de quelques grands, les autres citoyens devant se contenter de moyens petits ou de pauvres.
Tel n’est pas notre projet.
Une Contribution Climat Energie (CCE), qui aurait englobé l’ensemble des énergies, qui aurait eu un effet plus positif et donc dynamique, qui aurait repris les aspects déplacements, transports, qui aurait tenu compte des conditions de vie des citoyens, de leurs lourdes obligations en termes de déplacements pendulaires et d’habitat à chauffer, cette CCE aurait pu avoir une bien plus grande adhésion, à terme, des citoyens. Et c’est sans doute l’un des enseignements du scrutin des dernières Européennes, le besoin, pour nos concitoyenNEs, d’avoir une part plus active dans les choix et les décisions qui les concernent.