Budget de la France 2010
Par marianne le mercredi 30 septembre 2009, 22:18 - Actualités - Lien permanent
Des femmes et
des hommes de grande compétences ne manqueront pas de faire des commentaires
sur le prochain budget de l'Etat. Et si je ne suis pas économiste, j'ai compris
une chose, c'est que nous allons, une fois encore, augmenter notre dette, et
donc laisser le soin à nos enfants et petits enfants de la régler; à moins, que
devant son montant chaque année plus abyssal, nous ne nous remettions à faire
fonctionner la planche à billets et donc nous ne repartions dans un épisode
d'inflation.
Ce que j'ai compris, c'est qu'une partie de cet argent devrait aller à l'économie verte. expression à la mode s'il en est, puisqu'elle permet en même temps de parler d'économie classique (quelle différence en termes d'économie entre une usine d'éléments photovoltaïques et une usine de radiateurs électriques?) et d'écologie, nous permettant un effort pour "sauver la planète".
Certes, des dépenses seront bien utiles, celles qui permettront de réhabiliter des bâtiments anciens en ayant un véritable souci d'économie d'énergie; celles qui permettront de mettre une partie du fret sur rails; celles qui permettront un développement des transports en communs...
Mais, si j'ai bien compris également, il s'agit d'un budget qui doit permettre une augmentation de la croissance peut-être, de la consommation surement. Il est des droits essentiels, la nourriture, le logement, la formation, la justice, la santé, la culture, la sureté, la mobilité qui nécessitent des recherches innovantes, des investissements parfois lourds, lesquels peuvent être source de richesse pour notre pays. Mais est-il nécessaire que "la consommation" soit mise comme priorité. Elle correspond trop souvent à une soif de plaisir non assouvi, une forme de boulimie d'objets qui détériore les rapports entre les personnes, qui oblige aux rapports au travers de la médiation par l'argent ou l'objet.
Loin de moi l'idée de la décroissance; loin de moi une quelconque idée moralisatrice. Nos sociétés ont acquis un bien-être qui se traduit par une plus grande espérance de vie, de meilleures conditions d'existence. Permettons d'abord un peu plus d'équité, permettons ou exigeons pour chacun une existence digne, dans notre pays, mais sur l'ensemble des territoires. La recherche peut contribuer aux solutions nouvelles, qu'il s'agisse de qualité alimentaire, de sureté sanitaire, de mobilité moins polluante...
On a voulu nous entraîner à la consommation "plus", mais ne vaut-il pas plutôt se battre pour la consommation "mieux"? En tous cas, c'est mon choix.