Marianne Moukomel, le blog

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dimanche 20 novembre 2011

Et pourquoi, à Marseille, ce ne serait pas possible!

49136180.jpg Alerte à la pollution à Milan ce week-end : non pas celle de Berlusconi, il est parti, mais la pollution ordinaire, industrielle et routière : temps très humide, brouillard ou nubia comme l'on dit dans la vallée du Pô, et une industrie qui tourne comme à son habitude.

La ville a donc décidé le dimanche 20 novembre d'interdire TOUTE circulation dans Milan, à l'exception des transports en Commun et des taxis. Résultat une ville silencieuse, où se côtoient vélos et piétons, une ville qui se remplit des exclamations des passantEs.

ItMilanTramStreet1815.jpg Bien sûr, Milan est une ville plus au Nord que Marseille, bien sûr, Milan est plus riche que Marseille, bien sûr Milan possède une desserte en transports en commun plus dense sur l'ensemble de la ville, avec des parkings de délestage immenses aux portes de la ville.
Mais, les Milanaises et les Milanais aiment leur voiture, aiment la voiture, comme les Marseillaises et les Marseillais.

nmar17.jpg Et dans notre département, alors que les pollutions à l'ozone et aux micro-particules oblige le préfet à diminuer la vitesse autorisée de 30 km/h, nous continuons à rouler, comme si de rien n'était. Sommes-nous si différents de nos voisins que nous ne soyons pas capables d'accepter de perdre quelques instants pour le bien-être et la santé de nos anciens, de nos petits et de nous-mêmes? Ou les autorités sont-elles si insouciantes qu'elles ne font pas preuve de la conviction, voir de l'autorité qui permettrait un mieux-être de tous?

bravo, en tous cas, à nos amis Italiens.

lundi 17 octobre 2011

Plan Local d'Urbanisme à Marseille : intervention en Conseil Municipal

mairieAprès une "grosse fatigue", reprenons notre effort d'écriture car qu'il s'agisse de politique locale ou de politique nationale, les enjeux sont trop importants pour ne pas essayer d'en débattre, sur le fond.
Ce matin, un Conseil Municipal, souvent orageux, en tous cas agressif, alors que des sujets majeurs étaient abordés, importants pour notre ville et pour toutes les habitantes et habitants.
Ci dessous, mon intervention sur le Projet d'Aménagement et de Développement Durable, préalable au plan Local d'urbanisme, prospective pour la ville pour les 20 années à venir : débat obligatoire selon les prescriptions de l'Etat, ce qui s'est traduit par 2 prises de parole de l'opposition, dont la mienne. Et rien de plus.

Quelle parodie de débat! quelle démocratie!

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lundi 18 janvier 2010

Haïti : ne pas rajouter du malheur au malheur

596780.jpgCe qui vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable, d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.

L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.

L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.

L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.

Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?

Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.

Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague, trop réaliste conclusion ? non

taxe carbone 4“Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!”

Hugo Chavez, mercredi 16 décembre, à la tribune de la conférence climat de l’ONU à Copenhague.

lundi 16 novembre 2009

Marseille, déclaration de Hambourg, conférence de Copenhague

mairieMon intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n° 55

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