Marianne Moukomel, le blog

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lundi 18 janvier 2010

Haïti : ne pas rajouter du malheur au malheur

596780.jpgCe qui vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable, d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.

L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.

L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.

L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.

Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?

Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.

Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague, trop réaliste conclusion ? non

taxe carbone 4“Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!”

Hugo Chavez, mercredi 16 décembre, à la tribune de la conférence climat de l’ONU à Copenhague.

lundi 16 novembre 2009

Marseille, déclaration de Hambourg, conférence de Copenhague

mairieMon intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n° 55

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vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

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samedi 12 septembre 2009

Taxe Carbone : contributions au débat

taxe carbone 1Vous trouverez la contribution du Réseau Action Climat, datant du mois de juin sur la Contribution Climat Energie.

A la suite, l'article de Gilles Le Blanc, professeur à l'école des Mines et économiste, écrit sur le blog de Eco 89.

Je vous invite également à lire la note que Pierre Radanne vient de rédiger 'datée du 10 septembre) pour la Fondation Terra Nova. Pierre est président de 4D, ancien président de l'Ademe, et personne particulièrement active et agissante pour le prochain sommet de Copenhague. http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=967:reussier-la-contribution-climat-energie&catid=4:notes

Bonnes lectures.

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lundi 7 septembre 2009

Pollution à l’ozone, taxe carbone, contribution climat-énergie

taxe carbone 1La région PACA, et plus particulièrement notre département, est touchée par la pollution à l’ozone. Rien à voir avec le trou d’ozone provoqué par les GES, trou qui se situe à très haute altitude.

L’ozone qui stagne sur nos villes et campagnes est produite d’abord par les voitures, ensuite, et plus modestement, par l’industrie.

Quelles conséquences pour notre santé? Nous ne les connaissons sans doute guère, mais comment ne pas nous apercevoir que nos compétences pulmonaires sont moindres, que les efforts physiques sont plus difficiles, que la respiration est un peu plus difficile, que les bronches brûlent...

Quelles mesures ont été prises par les autorités? Baisser la vitesse des véhicules de 20km/h, sur l’ensemble du réseau routier, mesure bien peu respectée sur les autoroutes comme sur les routes. Et que penser des embouteillages qui ont si souvent sévi à Marseille et dans les villes alentours, que penser de ces «trains de camions» qui traversent le département, que penser de ces cars en stationnement, qui persistent à laisser tourner les moteurs afin d’entretenir la climatisation...

Jeudi prochain, le Président de la république nous annoncera à quel taux l’incapacité de la politique environnementale, l’incapacité de l’industrie automobile et pétrolière à consommer moins d’énergie, à quel taux les habitants seront taxés par le fait même d’exister, se déplacer, se nourrir, se loger... En effet, c’est bien d’une taxe qui touchera la population toute entière, qui nous permettra, comme pour les entreprises, de nous dédouaner du fait d’émettre des Gaz à Effet de Serre à partir de libertés et de droits durement acquis au cours du XXème siècle.

Et pourquoi, l’électricité n’est-elle pas taxée? Parce qu’il faut continuer la politique menée par nos dirigeants qui ne voient de salut en France que par des entreprises «nationales», de ces entreprises qui visent d’abord à être leader au niveau européen, voir mondial. Mais notre pays, n’a-t-il pas besoin de ces entreprises intermédiaires, celles qui tissent le tissu industriel de nos voisins, et qui fait vivre tant de personnes en Allemagne par exemple. Mais telle n’est pas la politique de notre président qui ne rêve que de quelques grands, les autres citoyens devant se contenter de moyens petits ou de pauvres.

Tel n’est pas notre projet.

Une Contribution Climat Energie (CCE), qui aurait englobé l’ensemble des énergies, qui aurait eu un effet plus positif et donc dynamique, qui aurait repris les aspects déplacements, transports, qui aurait tenu compte des conditions de vie des citoyens, de leurs lourdes obligations en termes de déplacements pendulaires et d’habitat à chauffer, cette CCE aurait pu avoir une bien plus grande adhésion, à terme, des citoyens. Et c’est sans doute l’un des enseignements du scrutin des dernières Européennes, le besoin, pour nos concitoyenNEs, d’avoir une part plus active dans les choix et les décisions qui les concernent.