Marianne Moukomel, le blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 24 février 2010

Pour que vivent les services publics de proximité, les mairies de secteur seront fermées le 25 février

manif devant la mairie 13-14Communiqué de presse des 4 maires de gauche de Marseille :

Journée de manifestation pour la survie de nos services publics de proximité

Le 25 février 2010, le Collectif des Maires de France « Sauvons nos communes » présidé par le Maire d’Allauch Roland POVINELLI et initié par une large majorité des Maires des Bouches-Du-Rhône, manifestera devant l’Assemblée Nationale pour protester contre le projet de réforme des collectivités territoriales.

Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreuses actions sont prévues, notamment une information massive des citoyens, la mobilisation des Maires sur les réunions organisées par le Préfet dans le département, des consultations citoyennes dans les communes et la fermeture de nombreuses Mairies. L’objectif étant de sensibiliser les citoyens à un projet de loi qui va mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour l’éducation, la santé, les transports publics, la culture, l’aide sociale et la vie associative.

À Marseille, les Maires de secteur fermeront les bâtiments administratifs de leurs Mairies jeudi 25 février toute la journée. Patrick MENNUCCI (1er secteur), Lisette NARDUCCI (2ème secteur), Garo HOVSEPIAN (7ème secteur) et Samia GHALI (8ème secteur), se rendront en Mairie des 13 et 14ème arrondissements ce même jour à 10h à la Bastide Saint-Joseph (72 rue Paul Coxe, 14ème) avec le «Collectif Sauvons nos Mairies».

En dépit de la mobilisation importante de très nombreux élus locaux et malgré les nombreuses critiques dans les rangs de la majorité, le gouvernement maintient ses projets dangereux pour l’organisation territoriale et les finances locales. Il recentralise et étouffe financièrement les collectivités, il augmente l’injustice sociale et les inégalités territoriales. Il est donc crucial de continuer à se mobiliser et d’amplifier nos actions.

Patrick MENNUCCI, Lisette NARDUCCI, Garo HOVSEPIAN, Samia GHALI.

dimanche 14 février 2010

musique de chambre : le quatuor Syrah

IMG_0082.JPGLe 28, concert de fin d'après-midi par le quatuor Syrah. Au programme, Brahms et Haydn.

Surement, un moment de plaisir pour celles et ceux qui écoutent de la musique de chambre!

Les informations sont sur le lien suivant : Concert quator syrah musique

lundi 11 janvier 2010

A propos de la venue de M. Besson à Marseille, le 15 janvier prochain

déclaration des droits de l'hommeA l'occasion de la venue de M. besson pour un débat sur "l'identité nationale", débat auquel je n'ai aucune intention de me rendre, comme l'indiquent mes engagements et signatures, je vous fais part de quelques réflexions, qui devaient alimenter un débat dans une réunion militante, fin novembre 2009.

Il était particulièrement difficile de proposer des éléments méthodologiques et argumentaires sur le sujet soulevé par le gouvernement. Si répondre à la question de l’identité nationale eut été faire le jeu de Sarkozy, amorcer des questionnements et des propositions en termes de Solidarité pour les populations résidant sur le territoire est bien de notre rôle politique.

S’il n’est guère envisageable de laisser la droite parler seule, suite au questionnement du gouvernement Sarkozy,

Si les femmes et les hommes ne se posent pas cette question, parce que non inquiets sur leur identité (cf sondage Tns-Sofres pour la Croix, Les Français et l'identité nationale , 17-18 novembre 2009)

Si les français ne sont pas dupes de la manipulation de ce même gouvernement à 4 mois des régionales (cf sondage Ifop pour le JDD : pour une majorité de Français (72 %) le débat sur l'identité nationale voulu par le gouvernement constitue avant tout "une stratégie pour gagner les élections régionales"),

Comment déplacer la question?

- l’identité pose la question de notre rapport à l’autre: c’est l’acceptation de nos différences qui permet notre identité, nos identités. Nous nous définissons dans et vis à vis de groupes sociaux. L’idée d’enfermement par la définition d’une identité unique (et stigmatisante) ne peut que conduire à la construction de murs et de barrières, et donc, conduire au communautarisme. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette problématique: au contraire, la notion de citoyen permet à chacune et chacun, dans le souci de la République et de la Laïcité, de se reconnaître dans différents groupes et sans exclusion.

- La nation, née d’une Histoire longue, a pris la forme que nous lui connaissons (avec évolutions!) au moment de la Révolution Française; confirmée et largement enrichée par le Conseil National de la Résistance. Mais nécessité de se souvenir que plusieurs de nos pays voisins ne se sont constitués en nation qu’à la fin du XIXème siècle, renforçant de part leur histoire propre une décentralisation du pouvoir et une force particulière aux «régions». Egalement se souvenir que plusieurs pays d’Europe, également nations, ne sont pas républicains, mais se reconnaissent autour d’une tête couronnée.

D’où l’importance de la notion de citoyenneté, qui se définit avec:

- la référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (sans oublier la femme!)

- L’ensemble des valeurs républicaines réunies sous notre bannière «liberté, Egalité, Fraternité»

- La langue commune, qui n’exclut pas les langues régionales, mais agit comme vecteur essentiel de communication entre toutes et tous

- La laïcité, qui permet le respect de la séparation entre vie publique et vie privée

- Les services publics, permettant une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire, avec une peréquation des coûts et le souci de l’aménagement du territoire ou corrolaire les droits à l’enseignement, au logement, à la santé, la justice, la sureté;

- L’impôt, comme participation de chacun à la construction du vivre ensemble.

Nous affirmons, une fois encore, l’Importance de la déclinaison de la notion de démocratie, avec :

- L’acceptation commune des contre-pouvoirs (conseils locaux, associations, syndicats, collectifs...)

- L’organisation et la prise en compte des débats sur des questions d’intérêt général, avec, entre autre, la Commission des Débats Pubics

- La participation à la démocratie représentative (les élections nationales et locales)

- La participation démocratique aux grands enjeux économiques, industriels, énergétiques , environnementaux;

- L’organisation humanisée, indépendante et interdépendante des différents échelons de la proximité, des différentes collectivités territoriales.

- La participation à l’effort de développement durable économique, dans le respect des droits et devoirs individuels et collectifs, dans le respect pour des citoyens d’aujourd’hui , des populations de demain, et celles de l’ensemble de la planète.

Le nationalisme, la discrimination, la xénophobie, le communautarisme sont des questions identitaires relevant de l’Emotion, pouvant aboutir à des dérives ou conduites d’exclusion, de rejet, de rupture démocratique, engendrant des positions politiques de droite ou d’extrême-droite.

Posons-nous les questions politiques:

- Qu’être et comment être citoyen, citoyen de notre pays, bi-national, citoyen d’Europe, citoyen du monde

- Comment pouvons-nous décliner le «vivre ensemble»

lundi 14 décembre 2009

Espace public, espace partagé. Intervention au CM, le 14 décembre 2009

mairieMonsieur le maire, chers collègues,

Permettez qu’en marge de cette délibération, je me fasse le porte-parole d’une très large partie de la population marseillaise, exprimant leur exaspération quant à la gestion de l’espace public.

Il semble que tout soit permis, il suffit d’être le plus fort.

On ne peut se contenter de votre intervention place Thiars comme emblème du travail à accomplir en matière d’espace public.

Si les touristes ont pu être satisfaits, ce n’est toujours pas le cas pour une grande majorité de notre population qui, au quotidien, doit naviguer entre les terrasses débordant de tous cotés, des voitures et des 2 roues motorisées stationnant partout et n’importe où, sur les trottoirs et autres emplacements réservés aux piétons.

Je ne suis pas sûre que tous les membres de votre majorité aient bien saisi le sens de l’espace public comme espace partagé. Chacun doit exercer au mieux son travail, les cafetiers comme les autres, mais chacun doit pouvoir se déplacer comme de nécessaire, et notre liberté s’arrête à la liberté de son voisin. Combien de fois sommes-nous interpellés par des commerçants qui n’arrivent plus à valoriser leur vitrine, au centre ville mais également dans tous les centres « villageois ».

Combien de fois des personnes à mobilité réduite ou des mamans avec poussette doivent-elles descendre sur la chaussée du fait d’un désordre ou d’un laisser-faire méprisant de la part des autorités.

Et les appels répétés à votre adjointe aux emplacements ou à la circulation ne se soldent par aucune intervention !

Monsieur le Maire, chers collègues, sortez de vos voitures insonorisées et promenez-vous dans notre ville. S’arrêter à une terrasse de bistrot, faire ses courses dans des commerces de proximité, se promener dans les quartiers sont d’abord du plaisir, également le mien social pour nos quartiers, mais aussi un bon thermomètre de l’exaspération de nos concitoyens vis-à-vis de la gestion de l’espace public. Chaque professionnel et chaque habitant doit y mettre du sien, tous collectivement devons faire des efforts, mais Monsieur le Maire, faites respecter les droits et les devoirs de tous avec plus de vigueur.

Je vous remercie.

lundi 16 novembre 2009

Marseille, déclaration de Hambourg, conférence de Copenhague

mairieMon intervention au Conseil Municipal le 16 novembre 2009 en préambule aux délibérations de la commission Développement Durable ; rapport n° 55

Lire la suite...

mercredi 28 octobre 2009

Marseille, un nouvel espace public à la Halle Kléber

halle kleber Nous étions nombreux présents sur un petit espace désormais dégagé de construction, afin de poser la première pierre, ou plutôt le premier parpaing du square qui remplacera la Halle Kléber. Les enfants de l'école pourront venir, dès le mois de juin 2010, si tout va bien, profiter de ce nouvel espace, en vis à vis de leur établissement.

Un beau projet, de belles réalisations en perspective. Et pourtant, point d'espace vert, point de banc, juste un sol minéral et un espace de jeux sur sol souple. Mme Narducci, maire du secteur, avec l'ensemble de ses élus, pourtant, transmet quotidiennement à la ville le souhait des habitants de bénéficier, comme dans les quartiers Sud d'espaces verts.

Et l'on peut s'étonner qu'on réponde que Marseille est une ville minérale, et que donc, il n'est guère opportun de mettre des espaces verts : à croire que le climat et le sol changent radicalement lorsque l'on traverse la Canebière!! Les arbres poussent au Nord comme au Sud, mais pas l'herbe.

Et à celles et ceux qui parlent d'entretien, comment laisser croire que certains secteurs seraient plus capables que d'autres d'y contribuer? les dotations sont proportionnellement identiques, en fonction du nombre d'habitants, d'après la loi: alors que les quartiers "pauvres" devraient surement être mieux dotés, s'il y avait une véritable volonté de rattrapage et nivellement par le haut.

Le futur square devrait recevoir de beaux arbres, d'une hauteur prévue de 6 mètres; gageons qu'ils permettront, au moins, une ombre généreuse.

vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

Lire la suite...

vendredi 7 août 2009

Fluidifier la circulation, c'est aussi, ensemble, accepter de réglementer les livraisons

mairiemon intervention au Conseil Municipal du 29 juin 2009, concernant les maigres propositions de réglementation des livraisons, à Marseille

Lire la suite...