Marianne Moukomel, le blog

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lundi 9 novembre 2009

Le ruban blanc

ruban blanc Comment ne pas dire l'émotion que j'ai ressentie tout au long du film "le ruban blanc" de Michael Haneke, qui a été primé à Cannes : la vie dans un village protestant allemand, à la veille de la 1ère guerre mondiale, sans doute en Prusse orientale. Des images, des prises de vue sobres mais très belles, pleines de références et de sens. Un frisson à l'idée qu'il s'agit de la description de familles, d'un village ordinaire, il y a tout juste un siècle en arrière, mais prémonitoire de ce qui se passera 30 ans plus tard.

Vraiment, un film à ne rater sous aucun prétexte.

samedi 7 novembre 2009

Michel Vauzelle, la Poste, les services publics, les droits des citoyens

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgRéunion ce mercredi 4 novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3 parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants, facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.

Regardons les choses en face. Nous ne recevons plus guère ces belles lettres qui pouvaient nous remplir de joie, des heures durant; par contre nous recevons encore, nombre de factures, de documents administratifs, toutes choses moins plaisantes mais nécessaires; sauf que là aussi, le flux de la communication risque bien de rapidement changer de support : combien de fois nous pose-t-on la question de nous faire parvenir telle ou telle facture par internet... Mais qu'internet n'est pas encore obligatoire, nombre de personnes agées n'ont pas été formées à son utilisation, d'autres, plus jeunes et pas très chanceuses dans la vie n'y ont pas accès !

Et puis il y a le service des colis et des mandats, si chers à nos vies quotidiennes. Pouvons-nous imaginer qu'une entreprise de transport fournira un service identique, à coût égal, quelque soit la distance parcourue, le temps écoulé, l'emplacement sur le territoire.

N'oublions pas non plus toutes celles et ceux qui n'ont d'autre banque que la banque postale, pour leur retraite, leur assurance maladie, leurs allocations familiales : leur faudrait-il choisir, obligatoirement, un établissement bancaire, plus onéreux, plus exigeant, moins dans la proximité.

Mais ne s'agit-il que du service public de la Poste? Qu'en est-il de l'enseignement, de la santé, les transports en commun? Les questions ne risquent-elles pas de se poser de manière similaire si nous n'y prenons garde? Si le sens de notre action est de remettre l'Homme et la Femme au centre, si nos actions sont pour un mieux-vivre de chacun et de tous, si nous souhaitons donner une nouvelle vie aux droits inaliénables de la population, alors nous devrons INVENTER des structures proches des populations, ancrées dans le territoire, avec des politiques sécurisantes pour le personnel permettant une bonne écoute, un bon service de proximité; c'est sans doute un exercice de démocratie dont nous ne pourrons longtemps nous dispenser.

J'aime à dire que nous avons fait (pas seuls) le France, Concorde, le Jeanne d'Arc, nous avons fait le TGV. Nous aimons les réalisations grandioses, qui nous dépassent parfois, mais nous oublions aussi, trop souvent la proximité, les pays, les GENS.

Penser global, agir local, cela s'adresse aussi aux Services Publics, à la Poste, à l'éducation nationale, à la santé... A nous d'inventer.

vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

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mercredi 2 septembre 2009

LA FAMILLE SANTOS EST REGULARISEE !!

déclaration des droits de l'hommeje ne résiste pas au plaisir de vous annoncer cette bonne nouvelle pour la famille Santos, elle a été régularisée. Absurdité et arbitraire de l'administration.

communiqué de presse de RESF :

''Une mobilisation exemplaire où les militant-es (individuels et associatifs) se sont acharnés nuit et jour pour arracher la libération de la petite Véa et de ses parents, puis leur régularisation (énorme travail de dossier, manifestations quotidiennes à Marseille et à Nice, multiples courriers et démarches, soutien amical à la famille, etc…).

Parti du 13 et du 06, le mouvement a gagné toute la France en quelques jours, a harcelé préfecture, ministre, Elysée, a convaincu les médias de la justesse du combat et de la détermination des citoyen-nes, a fait appel à la Défenseure des enfants, a poussé les élu-es à se déterminer face à ce déni de justice (même si certains se sont réveillés bien tard…), a incité l’avocat à s’impliquer activement dans ce dossier, etc…

Et, ô miracle, la préfecture s’aperçoit que leur dossier était « complet » !!!

C’est donc une victoire collective de la conscience et de la citoyenneté. Mais elle n’est que très partielle : beaucoup d’autres familles sont dans la même situation ; leur régularisation devrait être automatique selon la loi et ne devrait pas nécessiter une telle lutte.

Nous n’abandonnerons pas ces familles qui vivent et travaillent parmi nous depuis des années, qui enrichissent la société française, dont les enfants sont scolarisés. Ce sont nos voisins, nos amis, nos camarades de classe ; nous sommes à leurs côtés.

''

Rentrée scolaire

En ces jours de rentrée scolaire, comment ne pas s’étonner, ne pas s’inquiéter de la désaffection grandissante des jeunes pour les études supérieures, voir les études secondaires. Il est vrai que l’école n’a pas la côte au sein de l’équipe gouvernementale, mépris a peine voilé pour le corps enseignant, déni de l’école maternelle, diminution du nombre des enseignants, des intervenants, diminution des formations, peu de considération pour l’acte pédagogique, moyens moindres sous les prétextes de diminution du nombre des élèves, ..., la liste pourrait être longue encore.

Et comment ne pas s’alarmer des moyens en personnels et en crédits alloués à l’université et à la recherche, chaque année diminués.

Comment ne pas s’alarmer des dégâts prévisibles que va engendrer le «travailler plus pour gagner plus». Les jeunes font leur cette devise, souhaitant participer au plus vite de la société consumériste, regardant avec envie ou admiration celles ou ceux qui «réussissent vite et gagnent de l’argent», par la finance, le sport, le spectacle, l’informatique, également par la création de toutes petites entreprises de services qui ne demandent pas forcément de compétences particulières.

Et pourtant, comment ne pas nous inquiéter du retard que nous sommes en train de prendre si nous ne réagissons pas très vite; notre pays s’est enrichi et est riche des compétences de femmes et d’hommes dans des domaines aussi divers que la physique, la médecine, la littérature, les mathématiques, l’histoire ou la géographie, la biologie, la sociologie... Toutes les grandes réalisations ont eu besoin de cet alliage si précieux entre les différentes disciplines, grâce à la recherche et au savoir, fondamental et technologique.

Et puis, comment ne pas penser qu’une telle politique de l’enseignement mènera très rapidement à des écarts sociaux encore plus grands, entre ceux qui savent et ceux qui savent moins ou pas, entre ceux qui auront pu acquérir, grâce à l’enseignement privé, à l’enseignement à l’étranger, des diplômes et des compétences qui leur permettront de diriger et les autres qui n’auront pas ou si peu de formation.

Alors, ne tombons pas dans la déprim de la rentrée, remotivons les jeunes vers une société nouvelle, cherchons, avec toutes celles et ceux qui pensent que notre société doit être plus égalitaire, plus solidaire, plus instruite, cherchons à dessiner un projet pour l’enseignement pour les vingt années à venir. Et, tout en protégeant le grand corps meurtri des enseignants, réfléchissons innovation, autonomie, responsabilisation, pour une école, un lycée, une université et des centres de recherche du XXIème siècle.

Nous ne sommes pas autorisés, sous des prétextes de crises, à sacrifier l’instruction, les savoirs, l’avenir des jeunes citoyens.