Le 28,
concert de fin d'après-midi par le quatuor Syrah. Au programme, Brahms et
Haydn.
Surement, un moment de plaisir pour celles et ceux qui écoutent de la musique de chambre!
Les informations sont sur le lien suivant : Concert quator syrah 
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dimanche 14 février 2010
Par marianne le dimanche 14 février 2010, 12:10 - Des plaisirs à partager
Le 28,
concert de fin d'après-midi par le quatuor Syrah. Au programme, Brahms et
Haydn.
Surement, un moment de plaisir pour celles et ceux qui écoutent de la musique de chambre!
Les informations sont sur le lien suivant : Concert quator syrah 
mercredi 11 novembre 2009
Par marianne le mercredi 11 novembre 2009, 19:39 - Actualités
Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?
Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!
Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!
Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.
Que
devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se
transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles,
comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle
de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du
colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale,
celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de
la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays
capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et
internationalistes...
Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.
Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.
Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/
mercredi 7 octobre 2009
Par marianne le mercredi 7 octobre 2009, 22:33 - Actualités
Comme citoyenne, j'avais
signé la pétition de soutien à Richard Martin et à son combat.
"A Georges-François Hirsch Ministère de la culture et de la communication : 3 rue de Valois - 75033 Paris.
Le Toursky, implanté dans un quartier populaire, apparaît plus que jamais comme une réponse à la sclérose sociale. Pour faire face à une crise économique sans précédent, la culture ne doit pas mourir. Cependant, laisser mourir un théâtre c’est laisser mourir la culture et, laisser mourir la culture c’est laisser mourir l’homme qui est un être de culture. D'évidence, le théâtre pour lequel se bat Richard Martin depuis de nombreuses années apporte aux jeunes, aux moins jeunes et aux plus âgés le réconfort dans la prise de conscience d'une identité et d'une appartenance culturellement européenne et, surtout, dans la constitution d'un imaginaire collectif. Dans cette période d’instabilité angoissante nous avons besoin de rêver. Pour témoignage : la fréquentation du théâtre Toursky n'a jamais été aussi grande qu’aujourd'hui. Que souhaite Richard Martin ? Le rétablissement de l'intégralité des subventions du Ministère de la Culture injustement retirées au Toursky. Un homme qui se bat pour notre accès à la culture, qui se débat dans un labyrinthe économique et qu’on abat, mérite bien qu’on se débatte pour lui apporter notre soutien. Richard Martin commencera une grève de la faim le samedi 3 octobre 2009 à 21 heures, au Théâtre Toursky. Un homme, Richard Martin, ne s'arrêtera qu'avec le rétablissement des subventions Drac Paca injustement retirées et, s’il n’en reste qu’un pour sauver notre théâtre ce sera celui là."
http://4463.lapetition.be/
Comme conseillère municipale, avec Mme le Maire du 2ème secteur, nous avons souhaité nous rendre au théatre Toursky apporter notre soutien à un homme, à un théatre situé dans le 3ème arrondissement, dans l'un des lieux les plus paupérisés de la ville; Il faut dire que ce théatre, à la programmation riche, diversifiée, ce théatre qui ouvre si volontiers ses portes et offre ses trétaux à des troupes en recherche, à des chanteurs encore peu connus, à des saltimbanques comme aime à le dire Richard Martin, à celles et ceux qui cherchent à faire partager l'émotion et la culture, il faut dire que ce théatre entretient avec le quartier des relations conviviales, multiples, diverses en même temps qu'il fait connaitre, découvrir le quartier aux Marseillais d'ailleurs.
Richard martin, qui est à son 4ème jour de jeune, nous a longuement rappelé l'histoire des subventions en diminution depuis 1991; il nous a rappelé l'impossibilité de dialogue avec les affaires culturelles régionales. Il nous a également dit comment il pensait être la représentation de ce qui se passe actuellement pour les intermittents et les troupes de théatre, du fait de la politique culturelle actuelle : sa grève de la faim est moins pour obtenir les maigres subventions de l'Etat (15000€) que pour la signification de ces subventions : l'engagement de l'Etat pour ces structures et leur travail. Espérons que le Maire de Marseille, qui s'est engagé au dernier Conseil Municipal à parler de cette affaire au ministre de la Culture, sera entendu.
Près de 85000 personnes ont signé cette pétition, joignez-vous à elles et aidons le Toursky et toute son équipe à être reconnus par l'Etat: les subventions sont nos impôts!