Après de nombreuses années de militantisme
politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai
été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème
arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente
du conseil général et maire du 2ème secteur.
Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble
des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la
municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement
politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et
de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse
d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de
proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est
assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par
Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel
Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de
l’Etat.
Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme
administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai
fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à
titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction
d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur
la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers
la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les
établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.
L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut
être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un
affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement
durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?
J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités
militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements
alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion,
j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste
fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la
société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement
voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.
Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale
auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences,
en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de
logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des
Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre
ville.
Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant
de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce
doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail,
qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre,
de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social -
l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.
Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des
Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et
c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales
des 14 et 21 mars 2010.