Marianne Moukomel, le blog

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Tag - décentralisation

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samedi 27 février 2010

le 25 février, beaucoup de mairies étaient fermées

manif devant la mairie 13-14 "Il est important que les citoyens aient une réelle proximité avec leurs élus"

"L'administration est tellement complexe; les agents de la préfecture auront-ils le temps de nous aider dans le dédale des démarches administratives, comme le fait notre mairie"

"Il va nous falloir courir à l'autre bout de la ville pour les démarches administratives; et lorsqu'il manque un document, nous faudra-t-il faire plusieurs fois des aller-retour ou nous balader de service en service"

La liste pourrait être longue des remarques des citoyens qui se sont présentés ce jeudi à la porte de la mairie, close pour la journée. Les élus étaient là, nombreux, expliquant le pourquoi de cette manifestation de la part de personnes pourtant d'abord au service de la population. Et leur soutien à la manifestation des maires emmenée par Roland POVINELLI contre la réforme des collectivités locales.

Il n'a été nullement question du statut des élus, comme voudrait le faire croire le gouvernement; il n'a été nullement question d'élections régionales non plus, simplement le maintien des services publics de proximité, ceux qui rendent la vie plus aisée, ceux qui évitent les déplacements inconsidérés, les pertes de temps dommageables quand il faut gérer les tâches administratives et domestiques, au milieu d'emploi flexible..., ces services publics qui nous dégagent de l'anonymat et du numéro d'ordre.

Le développement durable, c'est aussi cela, des services publics de proximité, une démocratie locale de proximité, des emplois à proximité.

Oui la mobilité a été une conquête du XXème siècle, mais il s'agit de la vraie mobilité, mais ne parlons pas des déplacements "pendulaires" domicile-travail ou des démarches administratives!!

lundi 22 février 2010

Ma candidature sur la liste de Michel Vauzelle est la suite de mon parcours politique et militant: résister, protéger, inventer, rassembler;

vauzelle dans le 2-3Après de nombreuses années de militantisme politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente du conseil général et maire du 2ème secteur.

Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de l’Etat.

Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.

L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?

J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion, j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.

Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences, en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre ville.

Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail, qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre, de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social - l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.

Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales des 14 et 21 mars 2010.

mercredi 30 décembre 2009

Taxe Professionnelle et réforme des collectivités territoriales

reforme CL Le Conseil constitutionnel n’a pas souhaité examiner les conséquences à long terme de la suppression de la Taxe Professionnelle.

En validant la suppression de la TP, le Conseil Constitutionnel n’a pas répondu aux demandes unanimes des collectivités territoriales et de l’ensemble des élus qui proposaient, raisonnablement, une réforme obsolète de cet impôt sur les sociétés, mais qui insistait sur le lien nécessaire entre collectivités territoriales et entreprises, qui revendiquait par ailleurs le principe de l’autonomie des collectivités vis-à-vis de l’Etat.

Le Conseil Constitutionnel a donc validé une nouvelle Contribution Economique Territoriale (CET), composée d'une cotisation foncière et d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

En ne regardant que les ressources de substitution garanties par l'Etat pour 2010, sous forme de dotations supplémentaires ou d'impôts nouveaux, Le Conseil Constitutionnel n’a pas abordé la question de la diminution à moyen terme des ressources des collectivités locales. Il a ainsi évité de se prononcer sur l'atteinte au principe d'autonomie fiscale de collectivités, financièrement de plus en plus dépendantes de l'Etat, donc d’une mise sous tutelle de l’ensemble des collectivités locales, à moyen terme.

Pourtant, rappelons-nous.

- Grâce à leur autonomie, les collectivités locales représentent 75% des investissements publics.

- Grâce à leur autonomie et du fait de leurs règles comptables strictes, les collectivités locales ont un taux d’endettement faible, surtout en regard de celui de l’Etat. Et surtout, la dette locale ne finance que l'accroissement du patrimoine et non le fonctionnement, au contraire de l'Etat; lequel laissera à cette jeunesse qu’il décrie tant le «soin» de régler ses dettes.

- Contrairement à l’Etat, les collectivités locales sont tenues de présenter un budget équilibré, quitte à faire des sacrifices, souvent douloureux pour tout ce qui touche à la proximité, à la solidarité.

Et réaffirmons l’envie des citoyens, l’exigence impérieuse pour tous de démocratie, à tous les échelons de la vie publique?

Souhaitons-nous que l’Etat décide des investissements locaux, choisisse pour les citoyens ce que signifie la solidarité, comment se traduit en termes de budgets d’investissement et de fonctionnement les termes de notre bannière, liberté, égalité, fraternité?

Souhaitons-nous voir disparaître ces élus de proximité, les maires, les conseillers municipaux, généraux ou régionaux qui, quotidiennement, permettent aux projets de voir le jour et d’améliorer le cadre de vie de l’ensemble des citoyens.

A toutes ces questions que se posent les citoyens, le Président de la République et son gouvernement n’en ont que faire, en comparaison de l’enjeu de leur réforme, recentraliser la France, en méconnaissant chaque jour davantage les questionnements de ses habitants, leur souhait d’être acteurs de leur vie, leur volonté de participer démocratiquement aux choix de notre société en mutation?

dimanche 8 novembre 2009

Sociétés anonymes de Service Public, choix de la droite. Proposons des alternatives démocratiques de proximité

Page de publicité, dernière page du JDD :

Nous sommes 35000 à aller là où personne ne peut plus se rendre. La mise en service de votre installation électrique, c'est l'une des missions de service public des 35000 salariés d'ERDF. Tous les jours, par tous les temps, quel que soit votre fournisseur d'électricité, nous entretenons, réparons et développons... ERDF, Electricité Réseau Distribution France'' Et je vous invite à lire les statuts de cette entreprise, strictement masculine; vous les trouverez par le lien www.energie2007.fr/.../dossier_de_presse_erdf_090108.pdf

Quelle similitude entre ERDF, France Telecom, bientôt la Poste, ensuite les services de Santé, et déjà l'Enseignement privé...

Reprenons l'exemple de l'énergie; nous sommes à la veille de Copenhague. Qu'il s'agisse de la SNCF et de très importantes unités industrielles, elles sont nombreuses à produire, depuis longtemps, l'énergie nécessaire à leurs activités. Même si le transport d'électricité a fait des progrès non contestables, nous savons que les "pertes en ligne" sont toujours très importantes. D'autres pays d'Europe ont fait des choix de proximité, à savoir produire localement de l'électricité et de l'énergie, à usage domestique d'abord, mais également pour des transports en commun (bus et cars), pour l'artisanat ou l'industrie locale. Dans notre France jacobine, pour conforter les plans climat, vitrines de la volonté de faire, EDF et ses filiales, ou d'autres producteurs d'énergie proposent d'énormes fermes photovoltaïques dont le bilan carbone n'est pas forcément excellent, Et tout ça, pour réinjecter l'électricité dans le réseau, qui aura toujours le même taux de perte en ligne!

Absurde, inconséquent, et toujours onéreux pour celui qui est en bout de ligne, le citoyen consommateur.

Certes, c'est plus compliqué qu'expliqué en 10 lignes. Mais qu'il s'agisse de notre santé, de la question de la mobilité, de notre formation tout au long de la vie, de nos outils de communication, de l'énergie que nous utilisons au quotidien, des modèles plus autonomes, moins lourds d'administration centralisée, sécurisés, responsabilisants et valorisants pour les salariés, moins chers pour la collectivité, choisis par les citoyens sont à construire : déclinaison de la démocratie au quotidien.

Et ce ne sont pas ces grandes Sociétés anonymes, quelque soit la valeur des hommes (et des femmes) qui les dirigent ou y travaillent ce ne sont pas ces entreprises énormes voulues par la droite française, aux multiples filiales entremêlées, qui répondront aux soucis de démocratie, de proximité, de projet qu'expriment les citoyens.