Marianne Moukomel, le blog

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Tag - droits de l Homme

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dimanche 7 mars 2010

8 mars 2010 : 100ème anniversaire des luttes pour les droits des femmes.

wangari mathai 2
WANGARI MAATHAI, une femme d'exception

Bien sûr, les acquis existent ; le nier serait faire du mal au combat de ces femmes qui durant plus d’un siècle se sont battues pour le droit de vote, pour le droit au travail, pour le droit à une rémunération ne reposant pas sur le genre, pour le droit à la santé et la prévention sanitaire…

Aujourd’hui, en France comme dans de nombreux autres pays, les droits du Citoyen régressent, les lois liberticides progressent, et les femmes sont en première ligne des nombreuses régressions contre lesquelles nous nous battons : mais le modèle que certains voudraient nous imposer, un couple, deux enfants, une maison et son jardinet, la voiture devant le portail, la femme qui reprend un emploi lorsque les enfants sont élevés : ce modèle, né à la fin du XIXème siècle en Europe industrielle est bien celui que voudrait, aujourd’hui encore, imposer ces gouvernements et ces courants de pensée conservateurs, déconnectés des réalités sociales, sociologiques, culturelles et économiques, partout dans le monde…

Bien sur, nos savons toutes et tous que le gouvernement en place ne souhaite guère voir les femmes travailler en politique et siéger dans les diverses assemblées : l’exception confirmant la règle.
Bien sur, nous savons toutes et tous que l’organisation de la pénurie dans les hôpitaux entraine la diminution des possibilités d’IVG, la diminution des soins spécifiques en matière de SIDA, de gynécologie médicale par exemple : pas de reconnaissance de la notion de genre en matière de santé.
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la pénurie et la recentralisation des collectivités locales vont entrainer une diminution des constructions de crèches et des écoles maternelles, des centres d’action sociale, maintenant les femmes à la maison, ou les obligeant au système D…
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la pénurie des collectivités locales organisée par le gouvernement par la diminution de la taxe professionnelle va entrainer une diminution des charges de fonctionnement, des diminutions de personnel, et que dès à présent, les femmes sont les premières touchées.
Bien sûr, nous savons toutes et tous que la crise économique « oblige » l’organisation de la flexibilité du travail, les horaires coupés, les emplois très partiels, permettant au gouvernement de « tricher » sur les statistiques de l’emploi.

Bien sûr, nous savons toutes et tous, la liste est encore très longue, et elle ne pourrait se clore sans parler des femmes dans monde, dans les pays dits du Sud, de leur condition chaque jour plus dégradée par la pauvreté, le SIDA, les manques alimentaires et de soins, l’emprise religieuse chaque jour plus forte, les pressions culturelles ancestrales, les manquements grandissants dans l’enseignement et la formation, la montée d’un « esclavage » qui n’ose pas dire son nom afin de satisfaire les appétits des groupes semenciers, industriels ou pétroliers.

Que du connu, certes, mais si vite oublié.

Et qu’on me permette, une fois encore, de revenir sur ce qui est sur toutes les lèvres de ces messieurs, le développement durable, nouveau gage de modernité et de révolution, verte.

Oui, l’égalité de genre en termes économiques, c’est non seulement l’égalité de traitements entre hommes et femmes, l’accès à l’ensemble des professions... C’est la reconnaissance de la pénibilité du travail et des horaires décalés, pas seulement celle des industries lourdes, mais aussi celle des emplois de service, d’aide à la personne par exemple. C’est la reconnaissance du travail des conjointes dans l’agriculture, l’artisanat, la gestion des TPE. Mais c’est aussi la nécessaire proximité des fonctions dans la ville, qui permet à la femme comme à l’homme de travailler, de se loger, de faire ses courses et avoir des loisirs dans un périmètre permettant la diversité et le partage des tâches : pourquoi l’urbanisme est-il réservé aux hommes.
Oui, l’égalité de genre en termes sociaux, c’est d’abord l’égalité des salaires, c’est aussi la nécessaire parité dans les élections professionnelles. C’est la nécessité de la reprise des « fiches métier » dans leur ensemble et dans les conventions collectives, si peu actualisées malgré les changements profonds intervenus depuis 1946. C’est la reconnaissance sociale de l’ensemble des activités, professionnelles et domestiques, et donc, leur juste rémunération…
Oui, l’égalité de genre en termes environnementaux, c’est la nécessité de logements salubres et économes pour tous, et d’abord pour les familles monoparentales. C’est l’accès à une alimentation saine, issue de lieux de productions proches et respectueux des milieux naturels : faire baisser les couts en même temps que penser à l’avenir. C’est avoir une possibilité de mobilité pour chacun, un droit et une liberté acquis au cours du XXème siècle : pas seulement les déplacements pendulaires contraints (domicile – travail), mais également les déplacements de loisirs pour chacun.

Il ne s’agit là que de quelques indications, pour dire que la lutte pour les droits des femmes s’inclut dans le prisme du développement durable, pour dire que nous continuerons inlassablement à lutter pour les droits des femmes, et pour dire que cette lutte est celle de la Démocratie toute entière.

Nous n’acceptons pas les violences faites aux femmes.
Nous n’acceptons pas le non-respect des droits des femmes.
Nous n’acceptons pas le nivellement, l’uniformisation des standards sociaux.

Si les luttes féministes sont subversives, c’est parce qu’elles sont partie intégrante des luttes sociales, mais que, de surcroit, elles les transcendent par l’hommage et la revendication à la différence: et c'est pourquoi nous poursuivons, quotidiennement et partout, notre combat pour la liberté,l'égalité et la fraternité .

lundi 22 février 2010

Ma candidature sur la liste de Michel Vauzelle est la suite de mon parcours politique et militant: résister, protéger, inventer, rassembler;

vauzelle dans le 2-3Après de nombreuses années de militantisme politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente du conseil général et maire du 2ème secteur.

Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de l’Etat.

Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.

L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?

J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion, j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.

Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences, en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre ville.

Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail, qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre, de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social - l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.

Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales des 14 et 21 mars 2010.

lundi 18 janvier 2010

Haïti : ne pas rajouter du malheur au malheur

596780.jpgCe qui vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable, d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.

L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.

L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.

L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.

Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?

Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.

Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.

lundi 11 janvier 2010

A propos de la venue de M. Besson à Marseille, le 15 janvier prochain

déclaration des droits de l'hommeA l'occasion de la venue de M. besson pour un débat sur "l'identité nationale", débat auquel je n'ai aucune intention de me rendre, comme l'indiquent mes engagements et signatures, je vous fais part de quelques réflexions, qui devaient alimenter un débat dans une réunion militante, fin novembre 2009.

Il était particulièrement difficile de proposer des éléments méthodologiques et argumentaires sur le sujet soulevé par le gouvernement. Si répondre à la question de l’identité nationale eut été faire le jeu de Sarkozy, amorcer des questionnements et des propositions en termes de Solidarité pour les populations résidant sur le territoire est bien de notre rôle politique.

S’il n’est guère envisageable de laisser la droite parler seule, suite au questionnement du gouvernement Sarkozy,

Si les femmes et les hommes ne se posent pas cette question, parce que non inquiets sur leur identité (cf sondage Tns-Sofres pour la Croix, Les Français et l'identité nationale , 17-18 novembre 2009)

Si les français ne sont pas dupes de la manipulation de ce même gouvernement à 4 mois des régionales (cf sondage Ifop pour le JDD : pour une majorité de Français (72 %) le débat sur l'identité nationale voulu par le gouvernement constitue avant tout "une stratégie pour gagner les élections régionales"),

Comment déplacer la question?

- l’identité pose la question de notre rapport à l’autre: c’est l’acceptation de nos différences qui permet notre identité, nos identités. Nous nous définissons dans et vis à vis de groupes sociaux. L’idée d’enfermement par la définition d’une identité unique (et stigmatisante) ne peut que conduire à la construction de murs et de barrières, et donc, conduire au communautarisme. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette problématique: au contraire, la notion de citoyen permet à chacune et chacun, dans le souci de la République et de la Laïcité, de se reconnaître dans différents groupes et sans exclusion.

- La nation, née d’une Histoire longue, a pris la forme que nous lui connaissons (avec évolutions!) au moment de la Révolution Française; confirmée et largement enrichée par le Conseil National de la Résistance. Mais nécessité de se souvenir que plusieurs de nos pays voisins ne se sont constitués en nation qu’à la fin du XIXème siècle, renforçant de part leur histoire propre une décentralisation du pouvoir et une force particulière aux «régions». Egalement se souvenir que plusieurs pays d’Europe, également nations, ne sont pas républicains, mais se reconnaissent autour d’une tête couronnée.

D’où l’importance de la notion de citoyenneté, qui se définit avec:

- la référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (sans oublier la femme!)

- L’ensemble des valeurs républicaines réunies sous notre bannière «liberté, Egalité, Fraternité»

- La langue commune, qui n’exclut pas les langues régionales, mais agit comme vecteur essentiel de communication entre toutes et tous

- La laïcité, qui permet le respect de la séparation entre vie publique et vie privée

- Les services publics, permettant une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire, avec une peréquation des coûts et le souci de l’aménagement du territoire ou corrolaire les droits à l’enseignement, au logement, à la santé, la justice, la sureté;

- L’impôt, comme participation de chacun à la construction du vivre ensemble.

Nous affirmons, une fois encore, l’Importance de la déclinaison de la notion de démocratie, avec :

- L’acceptation commune des contre-pouvoirs (conseils locaux, associations, syndicats, collectifs...)

- L’organisation et la prise en compte des débats sur des questions d’intérêt général, avec, entre autre, la Commission des Débats Pubics

- La participation à la démocratie représentative (les élections nationales et locales)

- La participation démocratique aux grands enjeux économiques, industriels, énergétiques , environnementaux;

- L’organisation humanisée, indépendante et interdépendante des différents échelons de la proximité, des différentes collectivités territoriales.

- La participation à l’effort de développement durable économique, dans le respect des droits et devoirs individuels et collectifs, dans le respect pour des citoyens d’aujourd’hui , des populations de demain, et celles de l’ensemble de la planète.

Le nationalisme, la discrimination, la xénophobie, le communautarisme sont des questions identitaires relevant de l’Emotion, pouvant aboutir à des dérives ou conduites d’exclusion, de rejet, de rupture démocratique, engendrant des positions politiques de droite ou d’extrême-droite.

Posons-nous les questions politiques:

- Qu’être et comment être citoyen, citoyen de notre pays, bi-national, citoyen d’Europe, citoyen du monde

- Comment pouvons-nous décliner le «vivre ensemble»

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague, trop réaliste conclusion ? non

taxe carbone 4“Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé!”

Hugo Chavez, mercredi 16 décembre, à la tribune de la conférence climat de l’ONU à Copenhague.

mardi 1 décembre 2009

Non aux nouveaux fichiers " Edvige"

Une première mobilisation forte avait obligé le gouvernement à faire machine arrière sur les fichiers "Edvige". En revenant à la charge, par décret, sans débat d'aucune sorte, parlementaire au minimum, il réintroduit ce dont les citoyens ne veulent pas.

Alors que les services publics sont de plus en plus en danger, alors que le gouvernement voudrait retirer aux citoyens le ciment que représente la démocratie locale, l'indépendance des collectivités locales, alors que le gouvernement essaie d'imposer une recentralisation du pays, contraire à l'Histoire et aux voeux des citoyens, il est important qu'une mobilisation forte se mette à nouveau en oeuvre, afin de combattre des décrets contraires aux Droits de l'Homme et du Citoyen, aux principes essentiels de la Démocratie, décrets images d'un pouvoir centralisé, autoritaire, et si éloigné des populations.

Les citoyens souhaitent fortement "la sureté", qui se décline au quotidien par des actions de sécurité en termes de prévention, de dialogue, et de répression. Les fractures, les murs, les ghettos, les communautarismes ne pourront entrainer que violence et exclusion. Quant au fichage à grande échelle des citoyens, il fera honte à notre pays.

Une nouvelle pétition vient d'être proposée par le collectif.

Lisez, signez, et faites signer.

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mercredi 18 novembre 2009

Réforme territoriale : la parité en danger

La réforme des collectivités locales, retirant tout scrutin de liste aura, entre autre, pour conséquence, la disparition de la parité.

Si la réglementation de la parité est une "forme" de discrimination, elle a permis néanmoins à un grand nombre de femmes de se faire une place dans le monde masculin de la politique. Nous pouvons regretter, et j'en serai, que nous soyons obligées d'en passer par la loi, mais constatons, néanmoins, un mieux.

S'il est certain que des femmes arriveraient elles aussi à être élues par le scrutin proposé par le gouvernement, elles seront très peu nombreuses, nous en sommes sûres.

Le scrutin uninominal a un tour est d'abord un déni de démocratie, puisque les élus n'auraient vraiment pas la même représentativité, il obligerait au bipartiste, alors que nous sommes toutes et tous attachés au débat, ensuite, il renforcerait, nous en sommes certaines, l'uniformisation des élus (hommes - peu diversifiés - statut social passe partout ...)

Je vous invite à signer cette pétition, partie de l'initiative de celles qui depuis plus de 40 ans, se battent au quotidien, pour faire avancer la parité et la diversité.

''Considérant qu’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie.

Considérant que cet égal accès n’est pas une évolution naturelle puisque malgré la loi sur la parité votée sous le gouvernement Jospin en 2000, l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 81,5 % d’hommes pour seulement 18,5 % de femmes.

Considérant que la modification d’un mode de scrutin a des effets conséquents sur la représentation des femmes en politique et que nous avons pu nous en féliciter en 2004, lorsque les assemblées régionales ont vu 47,6 % de femmes élues au lieu des 27,5 % élues en 1998.

Considérant que la réforme territoriale proposant l’élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80 % d’entre eux est contraire à l’article 1 de la Constitution française qui précise que « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Considérant que si cette réforme devait être appliquée, les femmes représenteraient moins de 20 % des conseillers territoriaux, selon toutes les projections réalisées.

Considérant, enfin, que les régressions sur les droits des femmes sont partout, et que le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l’organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu’entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.

Nous femmes et hommes, citoyennes et citoyens, demandons à celles et ceux qui auront, de par leur vote, le pouvoir d’entériner ou non cette réforme de tout faire pour qu’une telle régression ne soit jamais votée. Nous leur demandons de s’élever contre ce procédé antidémocratique et anticonstitutionnel par tous les moyens dont elles et ils disposent, de convaincre toutes celles et ceux qui n’auraient pas vu, peut–être, tous les dangers d’un scrutin uninominal à un seul tour, de prendre en compte ces aspects et de respecter la Constitution de la République Française en votant contre cette réforme.'''

le site pour signer et faire signer : http://www.egalitee.fr/petition_200911.php

mercredi 11 novembre 2009

Le 11 novembre sans "Poilus"

Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?

Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!

Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!

Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.

11 novembre 2009 Que devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles, comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale, celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et internationalistes...

Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.

Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.

Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/

vendredi 9 octobre 2009

Pas de charter pour Kaboul !

Appel de parlementaires européens:

Bruxelles, le 8 octobre 2009

Vous trouverez ci-dessous le texte et les premières signatures de l'appel de parlementaires européens, lancé à l'initiative d'Hélène Flautre et signés de nombreux élus de gauche,, demandant aux gouvernements français et britannique de renoncer à tout projet de charter conjoint pour l'Afghanistan.

Cet appel sera transmis aujourd'hui à : José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Jacques Barrot, Commissaire européen Justice, Liberté et Sécurité Nicolas Sarkozy, Président de la République française Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire Pierre de Bousquet de Florian, Préfet du Pas-de-Calais Natacha Bouchart, Maire de Calais

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vendredi 11 septembre 2009

Dérapage et humour de M.Hortefeux, ils ont dit : pas si sûr.

déclaration des droits de l'hommeIl est des sujets sur lesquels il n’est pas possible de déraper; le racisme, l’antisémitisme font partie de ceux-là, et hormis les membres du Front National, tout le monde le sait, même si, certains, toujours trop nombreux, ont des pensées obscures en la matière.

Il est des personnes pour lesquelles il n’est pas possible de déraper; celles qui occupent les fonctions de représentation de l’Etat, et les politiques quelque soit leur mandat: le «self contrôle» fait partie de la fonction ou du mandat.

La phrase du ministre de l’Intérieur, pas plus que celle de Manuel Vals quelques mois plus tôt n’est pas tolérable : s’il est vrai qu’elle a été énoncée lors d’un moment de «relâchement», qu’elle n’a pas valeur de déclaration officielle, elle n’en énonce pas moins, en des lieux publics, des paroles inadmissibles.

Le rôle des politiques n’est-il pas, entre autres, de faire progresser notre pensée politique? N’est-il pas de notre rôle de politique et plus encore de celui de nos dirigeants de travailler à une meilleure reconnaissance de l’autre et non de le stigmatiser sur quelque signe distinctif.

Plus grave encore. M. Hortefeux n’a-t-il pas, comme fonction politique obscure celle d’attirer vers l’UMP les électeurs de l’extrême-droite? Le président de la République, le président de l’UMP veulent un seul parti à droite, alors la petite phrase du ministre n’est-elle pas là dans un plan de comm. pour essayer, tout simplement, de ratisser quelques perdus ou déçus du Front National?

La parole du ministre ne peut être excusée, et d'ailleurs le ministre ne se propose aucunement de faire des excuses. Il plaisante et trouve même des défenseurs - complices.

Les Français sont inquiets; et l’inquiétude dans l’avenir entraîne trop souvent le repli sur soi, sur la famille, la tribu, le renfermement et le rejet de l’autre. Il est urgent que, ensemble, nous cherchions d’autres objectifs que la consommation, que nous proposions d’autres objectifs que le "travail pour gagner plus", que nous trouvions une traduction humaniste à liberté, égalité, fraternité.

Il y a vraiment urgence.

mercredi 2 septembre 2009

LA FAMILLE SANTOS EST REGULARISEE !!

déclaration des droits de l'hommeje ne résiste pas au plaisir de vous annoncer cette bonne nouvelle pour la famille Santos, elle a été régularisée. Absurdité et arbitraire de l'administration.

communiqué de presse de RESF :

''Une mobilisation exemplaire où les militant-es (individuels et associatifs) se sont acharnés nuit et jour pour arracher la libération de la petite Véa et de ses parents, puis leur régularisation (énorme travail de dossier, manifestations quotidiennes à Marseille et à Nice, multiples courriers et démarches, soutien amical à la famille, etc…).

Parti du 13 et du 06, le mouvement a gagné toute la France en quelques jours, a harcelé préfecture, ministre, Elysée, a convaincu les médias de la justesse du combat et de la détermination des citoyen-nes, a fait appel à la Défenseure des enfants, a poussé les élu-es à se déterminer face à ce déni de justice (même si certains se sont réveillés bien tard…), a incité l’avocat à s’impliquer activement dans ce dossier, etc…

Et, ô miracle, la préfecture s’aperçoit que leur dossier était « complet » !!!

C’est donc une victoire collective de la conscience et de la citoyenneté. Mais elle n’est que très partielle : beaucoup d’autres familles sont dans la même situation ; leur régularisation devrait être automatique selon la loi et ne devrait pas nécessiter une telle lutte.

Nous n’abandonnerons pas ces familles qui vivent et travaillent parmi nous depuis des années, qui enrichissent la société française, dont les enfants sont scolarisés. Ce sont nos voisins, nos amis, nos camarades de classe ; nous sommes à leurs côtés.

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