logo PS avec nom« La fédération des Bouches du Rhône a pris à bras le corps le travail amorcé par le National autour de Pierre Moscovici. Elle tient, comme elle l’a fait quelques jours plus tôt, à les remercier pour la qualité du document proposé au débat. Notre fédération et ses sections se sont livrées à l’élaboration et au réinvestissement, à partir des territoires, de ce qui devra devenir notre projet pour 2012 et à plus long terme pour les 20 années à venir.

La fédération a été force de propositions largement reprises dans le débat.

Notre département allie l’ensemble des problématiques énoncées dans le titre même de la Convention, réunissant sur la zone de Fos et de Berre une des plus importantes zones de la pétrochimie (et la fermeture programmée d’une des raffineries), de la sidérurgie (avec un haut-fourneau qui est resté éteint plusieurs mois), à proximité immédiate d’une vaste zone Natura 2000, du parc régional de Camargue et d’un littoral fragile ; zone qui connaît un taux de cancers parmi la population particulièrement élevé. Mais un département qui compte une industrie de technologies nouvelles, à condition que nous mettions toute notre énergie à ne pas les voir disparaître ou rachetées ; Notre département qui compte des zones d’agriculture à haut rendement, qui en fait l’un des 1ers départements agricoles à coté, d’exploitations labellisées agriculture biologique, (là encore, l’une des régions les plus riches en productions AB) D’où la nécessité exprimée par les sections d’une Europe fiscale, économique et sociale forte.

Parmi tous les amendements proposés par la fédération, 2 entrent tout particulièrement dans le chapitre « quelle redistribution ? Justice et solidarité ». Justice et solidarité entre les citoyens et entre les territoires. Le premier amendement porte sur le renforcement du pouvoir des consommateurs : cela passe d’une part par le rapprochement de producteurs et des consommateurs, en limitant les coûts des intermédiaires; cela passe d’autre part par la création de « class-action » de consommateurs, comme cela existe dans les pays anglo-saxons, afin d’établir de véritables rapports de force entre les consommateurs et les groupes industriels et commerciaux. Le second amendement porte sur la question de la précarité énergétique des citoyens, qui a pour parallèle la nécessité du maintien d’un bouquet énergétique, sans leurres, et obligeant une recherche dynamique et des mutations technologiques : et pour ce faire, l’économie de la connaissance est une nécessité, contrairement à la frilosité du gouvernement en matière de recherche et d’enseignement supérieur .Et l’énergie nucléaire doit rester dans le secteur public. La question énergétique est véritablement une question de redistribution sociale et de démocratie, et il est impératif que les choix énergétiques soient ceux des citoyens, et non ceux des seuls financiers et ingénieurs (fussent-ils très brillants) des entreprises de production, publiques ou privées ».