Marianne Moukomel, le blog

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vendredi 5 mars 2010

Marché des quotas de CO2 : lien vers l'article tres instructif du journal de l'environnement

arcelor mittaldans l'article ci joint, vous trouverez nombre d'explications interessantes sur la question des quotas de carbone alloués aux entreprises, en particulier pour l'acier en France. bonne lecture

http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=2665&idThema=6&idSousThema=32&type=JDE&ctx=291|fr

samedi 27 février 2010

le 25 février, beaucoup de mairies étaient fermées

manif devant la mairie 13-14 "Il est important que les citoyens aient une réelle proximité avec leurs élus"

"L'administration est tellement complexe; les agents de la préfecture auront-ils le temps de nous aider dans le dédale des démarches administratives, comme le fait notre mairie"

"Il va nous falloir courir à l'autre bout de la ville pour les démarches administratives; et lorsqu'il manque un document, nous faudra-t-il faire plusieurs fois des aller-retour ou nous balader de service en service"

La liste pourrait être longue des remarques des citoyens qui se sont présentés ce jeudi à la porte de la mairie, close pour la journée. Les élus étaient là, nombreux, expliquant le pourquoi de cette manifestation de la part de personnes pourtant d'abord au service de la population. Et leur soutien à la manifestation des maires emmenée par Roland POVINELLI contre la réforme des collectivités locales.

Il n'a été nullement question du statut des élus, comme voudrait le faire croire le gouvernement; il n'a été nullement question d'élections régionales non plus, simplement le maintien des services publics de proximité, ceux qui rendent la vie plus aisée, ceux qui évitent les déplacements inconsidérés, les pertes de temps dommageables quand il faut gérer les tâches administratives et domestiques, au milieu d'emploi flexible..., ces services publics qui nous dégagent de l'anonymat et du numéro d'ordre.

Le développement durable, c'est aussi cela, des services publics de proximité, une démocratie locale de proximité, des emplois à proximité.

Oui la mobilité a été une conquête du XXème siècle, mais il s'agit de la vraie mobilité, mais ne parlons pas des déplacements "pendulaires" domicile-travail ou des démarches administratives!!

mercredi 24 février 2010

Pour que vivent les services publics de proximité, les mairies de secteur seront fermées le 25 février

manif devant la mairie 13-14Communiqué de presse des 4 maires de gauche de Marseille :

Journée de manifestation pour la survie de nos services publics de proximité

Le 25 février 2010, le Collectif des Maires de France « Sauvons nos communes » présidé par le Maire d’Allauch Roland POVINELLI et initié par une large majorité des Maires des Bouches-Du-Rhône, manifestera devant l’Assemblée Nationale pour protester contre le projet de réforme des collectivités territoriales.

Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreuses actions sont prévues, notamment une information massive des citoyens, la mobilisation des Maires sur les réunions organisées par le Préfet dans le département, des consultations citoyennes dans les communes et la fermeture de nombreuses Mairies. L’objectif étant de sensibiliser les citoyens à un projet de loi qui va mettre en danger l’action des communes, des départements et des régions pour l’éducation, la santé, les transports publics, la culture, l’aide sociale et la vie associative.

À Marseille, les Maires de secteur fermeront les bâtiments administratifs de leurs Mairies jeudi 25 février toute la journée. Patrick MENNUCCI (1er secteur), Lisette NARDUCCI (2ème secteur), Garo HOVSEPIAN (7ème secteur) et Samia GHALI (8ème secteur), se rendront en Mairie des 13 et 14ème arrondissements ce même jour à 10h à la Bastide Saint-Joseph (72 rue Paul Coxe, 14ème) avec le «Collectif Sauvons nos Mairies».

En dépit de la mobilisation importante de très nombreux élus locaux et malgré les nombreuses critiques dans les rangs de la majorité, le gouvernement maintient ses projets dangereux pour l’organisation territoriale et les finances locales. Il recentralise et étouffe financièrement les collectivités, il augmente l’injustice sociale et les inégalités territoriales. Il est donc crucial de continuer à se mobiliser et d’amplifier nos actions.

Patrick MENNUCCI, Lisette NARDUCCI, Garo HOVSEPIAN, Samia GHALI.

lundi 22 février 2010

Ma candidature sur la liste de Michel Vauzelle est la suite de mon parcours politique et militant: résister, protéger, inventer, rassembler;

vauzelle dans le 2-3Après de nombreuses années de militantisme politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente du conseil général et maire du 2ème secteur.

Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de l’Etat.

Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.

L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?

J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion, j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.

Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences, en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre ville.

Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail, qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre, de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social - l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.

Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales des 14 et 21 mars 2010.

lundi 18 janvier 2010

Haïti : ne pas rajouter du malheur au malheur

596780.jpgCe qui vient de se produire en Haïti nous touche tous, nous interroge tous sur notre devenir, sur la relativité de nos actes, de nos questionnements, de nos priorités. Si les tremblements de terre ont quelque chose d'irrémédiable, d'imprévisible, d'incompréhensible, celui qui vient de se produire sur cette terre si déhéritée socialement, politiquement, économiquement, écologiquement nous oblige encore plus à regarder ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Les informations des médias ne sont pourtant ni hiérarchisées, ni ordonnées, et ainsi nous ne pouvons guère saisir les enjeux liés à cette île, une fois les premières actions engagées,.

L'humanitaire, tout d'abord : nous ne pouvons que saluer le travail accompli par tous les militaires, les pompiers et tous les bénévoles qui, à longueur de journée, travaillent à rechercher des survivants, soulagent les blessés, enterrent les morts. Des hopitaux de plein air sont construits de facto; toutes choses admirables, qui permettent aussi aux techniciens et ingénieurs de montrer leur expertise, mais des actions de courte durée.

L'alimentation : nombreux sont les pays qui proposent des denrées alimentaires, leurs surplus. Est-il vraiment décent de faire du "largage" de nourriture comment certains le font actuellement? Quelle peut être la signification symbolique de tels agissements? A qui jette-on habituellement de la nourriture? Et ensuite, comment les préparations alimentaires pourront-elles à nouveau être réalisées : elles sont dans toutes les sociétés objet de rituels, de sociabilité, et d'habitudes locales : les plats ne sont pas les mêmes en Haïti qu'en Europe ou aux Etats-Unis; il n'existe sous doute guère de cuisine équipée en Haïti, mais plutôt des espaces en plein air partagés; les ingrédients diffèrent et dans Port-au-Prince qui manque si cruellement d'eau, comment peuvent s'effectuer les cuissons, nécessaires à l'assurance de produits sains.

L'eau : pour la cuisine, essentielle, mais également pour l'hygiène, donc une denrée à retrouver au plus vite : les images palettes de bouteilles d'eau, nécessaires, sont dérisoires. Comment les sources pourront-elles etre à nouveau captées et protégées; et comment reconstituer une forêt aujourd'hui dévastée à près de 90% pour cause de charbon de bois.

Mais déjà, on parle de reconstruction et si quelques ONG ont largement entamé une réflexion sur des modes de construction antisismiques plus sûrs, plus écologiques, plus autonomes et relevant de l'autoconstruction, ces ONG ne sont pas bien nombreuses. Le BTP ne va-t-il pas, avec des arguments financiers et surtout de temporalité non négligeables reconstruire à l'identique, avec un béton peu solide, sur des modèles architecturaux occidentaux... Va-t-on réfléchir par exemple, puisqu'il faut repenser la ville, à un dessin urbain prenant plus en compte les questions de mobilité et de déplacement, en transports en commun? Comment va-t-on prendre en compte les questions de climatologie, alors que cette île est régulièrement balayée par des cyclones?

Aujourd'hui, les médias nous offrent des images brutes de malheur et de bataillons contre le malheur. Cela va permettre de récolter des fonds indispensables pour les Haïtiens et déculpabilisant pour nous, habitants de cette planète, privilégiés. Et je serai la première à remercier cette belle générosité. Mais ne pourrions-nous pas nous mobiliser également, y compris financièrement, pour promouvoir des projets de reconstruction à l'initiative des habitants eux-mêmes, en évitant l'exode des cadres de ce pays, et en accompagnant ses dirigeants vers un pouvoir politique efficace autant que démocratique.

Car rappelons nous que Haïti est né de la révolte des esclaves; Haïti est le premier pays des droits de l'Homme; permettons-lui, seulement, de retrouver cette qualité de pays des droits de l'Homme, mais soyons vigilant à ne pas retomber dans un humanitaire qui ressemblerait, par trop, à du néocolonialisme.

lundi 11 janvier 2010

A propos de la venue de M. Besson à Marseille, le 15 janvier prochain

déclaration des droits de l'hommeA l'occasion de la venue de M. besson pour un débat sur "l'identité nationale", débat auquel je n'ai aucune intention de me rendre, comme l'indiquent mes engagements et signatures, je vous fais part de quelques réflexions, qui devaient alimenter un débat dans une réunion militante, fin novembre 2009.

Il était particulièrement difficile de proposer des éléments méthodologiques et argumentaires sur le sujet soulevé par le gouvernement. Si répondre à la question de l’identité nationale eut été faire le jeu de Sarkozy, amorcer des questionnements et des propositions en termes de Solidarité pour les populations résidant sur le territoire est bien de notre rôle politique.

S’il n’est guère envisageable de laisser la droite parler seule, suite au questionnement du gouvernement Sarkozy,

Si les femmes et les hommes ne se posent pas cette question, parce que non inquiets sur leur identité (cf sondage Tns-Sofres pour la Croix, Les Français et l'identité nationale , 17-18 novembre 2009)

Si les français ne sont pas dupes de la manipulation de ce même gouvernement à 4 mois des régionales (cf sondage Ifop pour le JDD : pour une majorité de Français (72 %) le débat sur l'identité nationale voulu par le gouvernement constitue avant tout "une stratégie pour gagner les élections régionales"),

Comment déplacer la question?

- l’identité pose la question de notre rapport à l’autre: c’est l’acceptation de nos différences qui permet notre identité, nos identités. Nous nous définissons dans et vis à vis de groupes sociaux. L’idée d’enfermement par la définition d’une identité unique (et stigmatisante) ne peut que conduire à la construction de murs et de barrières, et donc, conduire au communautarisme. Nous ne nous reconnaissons pas dans cette problématique: au contraire, la notion de citoyen permet à chacune et chacun, dans le souci de la République et de la Laïcité, de se reconnaître dans différents groupes et sans exclusion.

- La nation, née d’une Histoire longue, a pris la forme que nous lui connaissons (avec évolutions!) au moment de la Révolution Française; confirmée et largement enrichée par le Conseil National de la Résistance. Mais nécessité de se souvenir que plusieurs de nos pays voisins ne se sont constitués en nation qu’à la fin du XIXème siècle, renforçant de part leur histoire propre une décentralisation du pouvoir et une force particulière aux «régions». Egalement se souvenir que plusieurs pays d’Europe, également nations, ne sont pas républicains, mais se reconnaissent autour d’une tête couronnée.

D’où l’importance de la notion de citoyenneté, qui se définit avec:

- la référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (sans oublier la femme!)

- L’ensemble des valeurs républicaines réunies sous notre bannière «liberté, Egalité, Fraternité»

- La langue commune, qui n’exclut pas les langues régionales, mais agit comme vecteur essentiel de communication entre toutes et tous

- La laïcité, qui permet le respect de la séparation entre vie publique et vie privée

- Les services publics, permettant une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire, avec une peréquation des coûts et le souci de l’aménagement du territoire ou corrolaire les droits à l’enseignement, au logement, à la santé, la justice, la sureté;

- L’impôt, comme participation de chacun à la construction du vivre ensemble.

Nous affirmons, une fois encore, l’Importance de la déclinaison de la notion de démocratie, avec :

- L’acceptation commune des contre-pouvoirs (conseils locaux, associations, syndicats, collectifs...)

- L’organisation et la prise en compte des débats sur des questions d’intérêt général, avec, entre autre, la Commission des Débats Pubics

- La participation à la démocratie représentative (les élections nationales et locales)

- La participation démocratique aux grands enjeux économiques, industriels, énergétiques , environnementaux;

- L’organisation humanisée, indépendante et interdépendante des différents échelons de la proximité, des différentes collectivités territoriales.

- La participation à l’effort de développement durable économique, dans le respect des droits et devoirs individuels et collectifs, dans le respect pour des citoyens d’aujourd’hui , des populations de demain, et celles de l’ensemble de la planète.

Le nationalisme, la discrimination, la xénophobie, le communautarisme sont des questions identitaires relevant de l’Emotion, pouvant aboutir à des dérives ou conduites d’exclusion, de rejet, de rupture démocratique, engendrant des positions politiques de droite ou d’extrême-droite.

Posons-nous les questions politiques:

- Qu’être et comment être citoyen, citoyen de notre pays, bi-national, citoyen d’Europe, citoyen du monde

- Comment pouvons-nous décliner le «vivre ensemble»

samedi 2 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010

déclaration des droits de l'homme Une année vient de se clore, une année durant laquelle les grands de ce monde, l'Europe en particulier, n'ont pu ou voulu s'entendre sur des esquisses de paix.

Au nom d'une économie qu'il faudra pourtant revoir, ils ne se sont pas entendu sur un combat commun et organisé contre tout ce qui produira le réchauffement et les dérèglements climatiques.

Au nom de cette même économie et d' égoïsmes nationaux, ils n'ont pu trouvé les fonds nécessaires à la lutte contre la faim dans le monde, et les ONG n'ont, cette fois, guère eu droit aux honneurs de la presse en la matière.

Il n'est pas question de sombrer dans la morosité, donc souhaitons-nous dès à présent une bonne santé, souhaitons de grands bonheurs à nos proches, avec celles et ceux que nous aimons et aussi celles et ceux que nous devons apprendre à connaître pour former une société plus solidaire, plus fraternelle.

Mais pas question non plus de galvauder les mots, de les vider de leur sens : si la fraternité, c'est détruire les services publics, si la fraternité, c'est se protéger par un protectionnisme nationaliste, si la fraternité, c'est continuer avec des taxes injustes parce que égalitaristes, avec le bouclier fiscal et toutes les autres niches fiscales; si la fraternité, c'est la seule construction de logements neufs à 2500€ du m2, si la fraternité c'est fractionner les villes, ségréguer les habitants en fonction de leur statut social, de la couleur de leur peau, de leur sexe, de leur culture... retrouvons, comme le rappelait si souvent Camus, la rigueur sémantique. Les mots ont une origine, une histoire, un sens, les gens de lettres, les linguistes et philosophes doivent nous y aider et nous y pousser.

Oui le sentiment de régression sociale, sociétale devient trop souvent réalité. Et le gouvernement actuel pousse à une France droitière, dure, tous les jours plus intolérante, frileuse, nationaliste et suspicieuse. A nous, ensemble, de trouver les bons mots et les actions nouvelles : à chaque réunion, à chaque rencontre dans les quartiers, nous sommes étonnés du besoin d'échange de nos concitoyens. Nous avons "presque" tous compris que la crise allait changer notre rapport au développement, à la production, à la consommation. Nous avons "presque" tous compris que nos enfants devront allier racines, territoires et mobilité; qu'ils devront conjuguer emplois, métiers et formations. Nous avons "presque" tous compris que la confrontation des générations et des cultures permet des inventions, des créations dans quantité de domaines, sciences dures, sciences humaines, arts plastiques, musiques, architecture, politique.

Il nous faut donc trouver des chemins nouveaux : les associations, les collectifs, les syndicats, notre parti politique sont cette force. A nous de susciter, permettre, orchestrer, faire bénéficier et gérer le plus grand nombre des créations de chacune et chacun.

La droite au pouvoir n'a pas confiance en la société; alors la droite gouverne trop souvent contre la société. Un voeu : que la Région, à gauche, soit tous les jours plus l'un des principaux laboratoires de la démocratie au service du développement durable.

Bonne année à toutes et à tous!

mercredi 30 décembre 2009

Taxe Professionnelle et réforme des collectivités territoriales

reforme CL Le Conseil constitutionnel n’a pas souhaité examiner les conséquences à long terme de la suppression de la Taxe Professionnelle.

En validant la suppression de la TP, le Conseil Constitutionnel n’a pas répondu aux demandes unanimes des collectivités territoriales et de l’ensemble des élus qui proposaient, raisonnablement, une réforme obsolète de cet impôt sur les sociétés, mais qui insistait sur le lien nécessaire entre collectivités territoriales et entreprises, qui revendiquait par ailleurs le principe de l’autonomie des collectivités vis-à-vis de l’Etat.

Le Conseil Constitutionnel a donc validé une nouvelle Contribution Economique Territoriale (CET), composée d'une cotisation foncière et d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.

En ne regardant que les ressources de substitution garanties par l'Etat pour 2010, sous forme de dotations supplémentaires ou d'impôts nouveaux, Le Conseil Constitutionnel n’a pas abordé la question de la diminution à moyen terme des ressources des collectivités locales. Il a ainsi évité de se prononcer sur l'atteinte au principe d'autonomie fiscale de collectivités, financièrement de plus en plus dépendantes de l'Etat, donc d’une mise sous tutelle de l’ensemble des collectivités locales, à moyen terme.

Pourtant, rappelons-nous.

- Grâce à leur autonomie, les collectivités locales représentent 75% des investissements publics.

- Grâce à leur autonomie et du fait de leurs règles comptables strictes, les collectivités locales ont un taux d’endettement faible, surtout en regard de celui de l’Etat. Et surtout, la dette locale ne finance que l'accroissement du patrimoine et non le fonctionnement, au contraire de l'Etat; lequel laissera à cette jeunesse qu’il décrie tant le «soin» de régler ses dettes.

- Contrairement à l’Etat, les collectivités locales sont tenues de présenter un budget équilibré, quitte à faire des sacrifices, souvent douloureux pour tout ce qui touche à la proximité, à la solidarité.

Et réaffirmons l’envie des citoyens, l’exigence impérieuse pour tous de démocratie, à tous les échelons de la vie publique?

Souhaitons-nous que l’Etat décide des investissements locaux, choisisse pour les citoyens ce que signifie la solidarité, comment se traduit en termes de budgets d’investissement et de fonctionnement les termes de notre bannière, liberté, égalité, fraternité?

Souhaitons-nous voir disparaître ces élus de proximité, les maires, les conseillers municipaux, généraux ou régionaux qui, quotidiennement, permettent aux projets de voir le jour et d’améliorer le cadre de vie de l’ensemble des citoyens.

A toutes ces questions que se posent les citoyens, le Président de la République et son gouvernement n’en ont que faire, en comparaison de l’enjeu de leur réforme, recentraliser la France, en méconnaissant chaque jour davantage les questionnements de ses habitants, leur souhait d’être acteurs de leur vie, leur volonté de participer démocratiquement aux choix de notre société en mutation?

lundi 14 décembre 2009

Espace public, espace partagé. Intervention au CM, le 14 décembre 2009

mairieMonsieur le maire, chers collègues,

Permettez qu’en marge de cette délibération, je me fasse le porte-parole d’une très large partie de la population marseillaise, exprimant leur exaspération quant à la gestion de l’espace public.

Il semble que tout soit permis, il suffit d’être le plus fort.

On ne peut se contenter de votre intervention place Thiars comme emblème du travail à accomplir en matière d’espace public.

Si les touristes ont pu être satisfaits, ce n’est toujours pas le cas pour une grande majorité de notre population qui, au quotidien, doit naviguer entre les terrasses débordant de tous cotés, des voitures et des 2 roues motorisées stationnant partout et n’importe où, sur les trottoirs et autres emplacements réservés aux piétons.

Je ne suis pas sûre que tous les membres de votre majorité aient bien saisi le sens de l’espace public comme espace partagé. Chacun doit exercer au mieux son travail, les cafetiers comme les autres, mais chacun doit pouvoir se déplacer comme de nécessaire, et notre liberté s’arrête à la liberté de son voisin. Combien de fois sommes-nous interpellés par des commerçants qui n’arrivent plus à valoriser leur vitrine, au centre ville mais également dans tous les centres « villageois ».

Combien de fois des personnes à mobilité réduite ou des mamans avec poussette doivent-elles descendre sur la chaussée du fait d’un désordre ou d’un laisser-faire méprisant de la part des autorités.

Et les appels répétés à votre adjointe aux emplacements ou à la circulation ne se soldent par aucune intervention !

Monsieur le Maire, chers collègues, sortez de vos voitures insonorisées et promenez-vous dans notre ville. S’arrêter à une terrasse de bistrot, faire ses courses dans des commerces de proximité, se promener dans les quartiers sont d’abord du plaisir, également le mien social pour nos quartiers, mais aussi un bon thermomètre de l’exaspération de nos concitoyens vis-à-vis de la gestion de l’espace public. Chaque professionnel et chaque habitant doit y mettre du sien, tous collectivement devons faire des efforts, mais Monsieur le Maire, faites respecter les droits et les devoirs de tous avec plus de vigueur.

Je vous remercie.

mardi 1 décembre 2009

Non aux nouveaux fichiers " Edvige"

Une première mobilisation forte avait obligé le gouvernement à faire machine arrière sur les fichiers "Edvige". En revenant à la charge, par décret, sans débat d'aucune sorte, parlementaire au minimum, il réintroduit ce dont les citoyens ne veulent pas.

Alors que les services publics sont de plus en plus en danger, alors que le gouvernement voudrait retirer aux citoyens le ciment que représente la démocratie locale, l'indépendance des collectivités locales, alors que le gouvernement essaie d'imposer une recentralisation du pays, contraire à l'Histoire et aux voeux des citoyens, il est important qu'une mobilisation forte se mette à nouveau en oeuvre, afin de combattre des décrets contraires aux Droits de l'Homme et du Citoyen, aux principes essentiels de la Démocratie, décrets images d'un pouvoir centralisé, autoritaire, et si éloigné des populations.

Les citoyens souhaitent fortement "la sureté", qui se décline au quotidien par des actions de sécurité en termes de prévention, de dialogue, et de répression. Les fractures, les murs, les ghettos, les communautarismes ne pourront entrainer que violence et exclusion. Quant au fichage à grande échelle des citoyens, il fera honte à notre pays.

Une nouvelle pétition vient d'être proposée par le collectif.

Lisez, signez, et faites signer.

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mercredi 18 novembre 2009

Réforme territoriale : la parité en danger

La réforme des collectivités locales, retirant tout scrutin de liste aura, entre autre, pour conséquence, la disparition de la parité.

Si la réglementation de la parité est une "forme" de discrimination, elle a permis néanmoins à un grand nombre de femmes de se faire une place dans le monde masculin de la politique. Nous pouvons regretter, et j'en serai, que nous soyons obligées d'en passer par la loi, mais constatons, néanmoins, un mieux.

S'il est certain que des femmes arriveraient elles aussi à être élues par le scrutin proposé par le gouvernement, elles seront très peu nombreuses, nous en sommes sûres.

Le scrutin uninominal a un tour est d'abord un déni de démocratie, puisque les élus n'auraient vraiment pas la même représentativité, il obligerait au bipartiste, alors que nous sommes toutes et tous attachés au débat, ensuite, il renforcerait, nous en sommes certaines, l'uniformisation des élus (hommes - peu diversifiés - statut social passe partout ...)

Je vous invite à signer cette pétition, partie de l'initiative de celles qui depuis plus de 40 ans, se battent au quotidien, pour faire avancer la parité et la diversité.

''Considérant qu’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électifs est une condition nécessaire à l’exercice de la démocratie.

Considérant que cet égal accès n’est pas une évolution naturelle puisque malgré la loi sur la parité votée sous le gouvernement Jospin en 2000, l’Assemblée nationale compte aujourd’hui 81,5 % d’hommes pour seulement 18,5 % de femmes.

Considérant que la modification d’un mode de scrutin a des effets conséquents sur la représentation des femmes en politique et que nous avons pu nous en féliciter en 2004, lorsque les assemblées régionales ont vu 47,6 % de femmes élues au lieu des 27,5 % élues en 1998.

Considérant que la réforme territoriale proposant l’élection de conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour pour 80 % d’entre eux est contraire à l’article 1 de la Constitution française qui précise que « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Considérant que si cette réforme devait être appliquée, les femmes représenteraient moins de 20 % des conseillers territoriaux, selon toutes les projections réalisées.

Considérant, enfin, que les régressions sur les droits des femmes sont partout, et que le recul de la représentation des femmes pour tout ce qui touche à l’organisation de notre pays et de nos territoires ne peut qu’entériner, voire accélérer cette situation déjà préoccupante.

Nous femmes et hommes, citoyennes et citoyens, demandons à celles et ceux qui auront, de par leur vote, le pouvoir d’entériner ou non cette réforme de tout faire pour qu’une telle régression ne soit jamais votée. Nous leur demandons de s’élever contre ce procédé antidémocratique et anticonstitutionnel par tous les moyens dont elles et ils disposent, de convaincre toutes celles et ceux qui n’auraient pas vu, peut–être, tous les dangers d’un scrutin uninominal à un seul tour, de prendre en compte ces aspects et de respecter la Constitution de la République Française en votant contre cette réforme.'''

le site pour signer et faire signer : http://www.egalitee.fr/petition_200911.php

mercredi 11 novembre 2009

Le 11 novembre sans "Poilus"

Le dernier de la "grande Guerre" s'est éteint il y a peu, et avec lui, un certain sens des commémorations de l'armistice du 11 Novembre 1918. Nous pouvons nous souvenir, nous devons nous souvenir. Mais est ce là le seul sens de cette journée?

Comment ne pas regarder la manière dont l'Histoire a été utilisée au fil des temps. Mes études d'histoire (ma formation première) sont loin. Au lycée on nous enseignait les grandes dates de l'Histoire de France; cela nous permettait d'avoir des repères sur le temps qui se déroule, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, au tout au moins jusqu'à 1945. Les programmes se sont enrichis, jusqu'à la Vème République dans le déroulement, avec des thématiques plus larges telles que l'histoire des grandes civilisations, quelques éléments d'histoire économique ou au moins de "modes de vie" liés à la temporalité. Sans oublier l'histoire de l'Art, Léonard de Vinci, Versailles, le Roman et le Gothique, peut-etre même le Baroque. Vision volontairement caricaturale de ma part, j'ai souffert à devoir apprendre des séries de dates! mais nous pouvions nous situer un minimum dans le temps, à défaut de nous situer dans le Monde, son histoire et sa géographie!

Et puis, l'Université, le temps qui s'est écoulé, nous ont fait découvrir la diversité de l'Histoire, la multiplicité des Histoires, les lectures de l'Histoire : celles des sociétés, celle des religions, histoire des outils, des religions, des économies..., histoire des idées, celles de liberté, de bonheur, de patrie. Nous avons pu, ainsi, découvrir d'autres lectures possibles des mêmes évènements. Cela nous a aidé à penser, à aiguiser notre pensée critique, à relativiser, ordonner, à prioriser, à faire de la Politique. Juste une part de mon cheminement, mais non exclusif!

Aujourd'hui, des collégiens ont lu la déclaration d'Armistice du Maréchal Foch, après avoir, grâce à leurs enseignants, pu apprendre quelques dates de la Grande Guerre, quelques-unes des ses conséquences, en termes de nouvel équilibre politique des pays du monde, en termes de nouvel équilibre économique du monde, en termes aussi de nouveaux rapports entre la ville et la campagne, de la place nouvelle et affirmée des femmes dans la vie sociale et économique, en termes de construction de nations; en termes également de conséquences désastreuses de l'humiliation d'un peuple par un autre peuple.

11 novembre 2009 Que devient notre "devoir de mémoire" alors que notre Mémoire chaque jour se transforme : quelles peuvent être nos lectures du traité de Versailles, comment les confronter, les rassembler, celle de la fin du XIXème siècle, celle de la fin de la constitution des états européens, celle de l'essor du colonialisme, celle des fondements, en partie, de la Seconde Guerre Mondiale, celle d'une première conscience de l'histoire de la planète par la création de la SDN; celle aussi d'une nouvelle division du monde, entre les pays capitalistes et communistes, entre les mouvements nationalistes et internationalistes...

Si les idées ont fait leur chemin tout au long du XXème siècle et nous ont permis des lectures nouvelles, l'histoire des guerres elle s'est répétée, avec des formes parfois nouvelles, touchant tous les continents, tous les peuples, toutes les cultures et confessions. Le droit à la différence régresse, le regard sur l'autre est trop souvent indifférent, voir intolérant.

Le "devoir de mémoire" que nous avons rappelé aujourd'hui doit nous permettre, à chacune et chacun, les lectures multiples de notre Histoire, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Et pour moi, il est de mon devoir d'élue, de contribuer, à l'échelle de mon territoire, à ces lectures multiples de l'Histoire qui forment notre patrimoine.

Un site interessant à consulter concernant nos regards sur l'Histoire : comité de vigilance face aux usages publics de l'Histoire : http://cvuh.free.fr/

dimanche 8 novembre 2009

Sociétés anonymes de Service Public, choix de la droite. Proposons des alternatives démocratiques de proximité

Page de publicité, dernière page du JDD :

Nous sommes 35000 à aller là où personne ne peut plus se rendre. La mise en service de votre installation électrique, c'est l'une des missions de service public des 35000 salariés d'ERDF. Tous les jours, par tous les temps, quel que soit votre fournisseur d'électricité, nous entretenons, réparons et développons... ERDF, Electricité Réseau Distribution France'' Et je vous invite à lire les statuts de cette entreprise, strictement masculine; vous les trouverez par le lien www.energie2007.fr/.../dossier_de_presse_erdf_090108.pdf

Quelle similitude entre ERDF, France Telecom, bientôt la Poste, ensuite les services de Santé, et déjà l'Enseignement privé...

Reprenons l'exemple de l'énergie; nous sommes à la veille de Copenhague. Qu'il s'agisse de la SNCF et de très importantes unités industrielles, elles sont nombreuses à produire, depuis longtemps, l'énergie nécessaire à leurs activités. Même si le transport d'électricité a fait des progrès non contestables, nous savons que les "pertes en ligne" sont toujours très importantes. D'autres pays d'Europe ont fait des choix de proximité, à savoir produire localement de l'électricité et de l'énergie, à usage domestique d'abord, mais également pour des transports en commun (bus et cars), pour l'artisanat ou l'industrie locale. Dans notre France jacobine, pour conforter les plans climat, vitrines de la volonté de faire, EDF et ses filiales, ou d'autres producteurs d'énergie proposent d'énormes fermes photovoltaïques dont le bilan carbone n'est pas forcément excellent, Et tout ça, pour réinjecter l'électricité dans le réseau, qui aura toujours le même taux de perte en ligne!

Absurde, inconséquent, et toujours onéreux pour celui qui est en bout de ligne, le citoyen consommateur.

Certes, c'est plus compliqué qu'expliqué en 10 lignes. Mais qu'il s'agisse de notre santé, de la question de la mobilité, de notre formation tout au long de la vie, de nos outils de communication, de l'énergie que nous utilisons au quotidien, des modèles plus autonomes, moins lourds d'administration centralisée, sécurisés, responsabilisants et valorisants pour les salariés, moins chers pour la collectivité, choisis par les citoyens sont à construire : déclinaison de la démocratie au quotidien.

Et ce ne sont pas ces grandes Sociétés anonymes, quelque soit la valeur des hommes (et des femmes) qui les dirigent ou y travaillent ce ne sont pas ces entreprises énormes voulues par la droite française, aux multiples filiales entremêlées, qui répondront aux soucis de démocratie, de proximité, de projet qu'expriment les citoyens.

samedi 7 novembre 2009

Michel Vauzelle, la Poste, les services publics, les droits des citoyens

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgRéunion ce mercredi 4 novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3 parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants, facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.

Regardons les choses en face. Nous ne recevons plus guère ces belles lettres qui pouvaient nous remplir de joie, des heures durant; par contre nous recevons encore, nombre de factures, de documents administratifs, toutes choses moins plaisantes mais nécessaires; sauf que là aussi, le flux de la communication risque bien de rapidement changer de support : combien de fois nous pose-t-on la question de nous faire parvenir telle ou telle facture par internet... Mais qu'internet n'est pas encore obligatoire, nombre de personnes agées n'ont pas été formées à son utilisation, d'autres, plus jeunes et pas très chanceuses dans la vie n'y ont pas accès !

Et puis il y a le service des colis et des mandats, si chers à nos vies quotidiennes. Pouvons-nous imaginer qu'une entreprise de transport fournira un service identique, à coût égal, quelque soit la distance parcourue, le temps écoulé, l'emplacement sur le territoire.

N'oublions pas non plus toutes celles et ceux qui n'ont d'autre banque que la banque postale, pour leur retraite, leur assurance maladie, leurs allocations familiales : leur faudrait-il choisir, obligatoirement, un établissement bancaire, plus onéreux, plus exigeant, moins dans la proximité.

Mais ne s'agit-il que du service public de la Poste? Qu'en est-il de l'enseignement, de la santé, les transports en commun? Les questions ne risquent-elles pas de se poser de manière similaire si nous n'y prenons garde? Si le sens de notre action est de remettre l'Homme et la Femme au centre, si nos actions sont pour un mieux-vivre de chacun et de tous, si nous souhaitons donner une nouvelle vie aux droits inaliénables de la population, alors nous devrons INVENTER des structures proches des populations, ancrées dans le territoire, avec des politiques sécurisantes pour le personnel permettant une bonne écoute, un bon service de proximité; c'est sans doute un exercice de démocratie dont nous ne pourrons longtemps nous dispenser.

J'aime à dire que nous avons fait (pas seuls) le France, Concorde, le Jeanne d'Arc, nous avons fait le TGV. Nous aimons les réalisations grandioses, qui nous dépassent parfois, mais nous oublions aussi, trop souvent la proximité, les pays, les GENS.

Penser global, agir local, cela s'adresse aussi aux Services Publics, à la Poste, à l'éducation nationale, à la santé... A nous d'inventer.

vendredi 23 octobre 2009

Consommateur responsable, Consomm'acteur

lait équitable 1De nombreux agriculteurs voient leurs revenus s'effondrer. De nombreux commerces de proximité peinent à se maintenir en milieu urbain; De nombreux citoyens bouclent de plus en plus difficilement leur budget; Comment participer à la résolution de cette équation?

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