Marianne Moukomel, le blog

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Tag - région PACA

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jeudi 4 mars 2010

Pas d'hélicoptères sans acier - Pas d'EADS sans Arcelor-Mittal

arcelor mittalUne visite au Comité d’entreprise d’Arcelor-Mittal, sur la zone de Fos-sur-Mer m’a donné l’occasion de m’interroger à plus d’un titre.

Les questions directement abordées avec les salariés ont touché deux domaines immédiats, celui de l’emploi aujourd’hui, et celui de la pérennité de l’unité sur ce site.

Concernant l’emploi :

o Aujourd’hui, les salariés ont été contraints d’épuiser tous leurs congés, leurs RTT et ensuite, ont été mis en chômage technique sur 5 journées au cours du dernier trimestre.

o Le nombre de départs volontaires non remplacés a entrainé ces dernières années des réductions de personnel très importantes, près de la moitié, se répercutant sur l’offre d’emploi sur le bassin de Fos. Départs à la retraite se situant vers 57 ans, à mettre en relation avec la grande pénibilité du travail des sidérurgistes.

o Cette réduction du personnel a entrainé simultanément une baisse dans l’emploi des sous-traitants, dont le nombre a diminué très vite, de prés de la moitié, entrainant là encore une augmentation du chômage sur tout ce bassin d’emplois, essentiellement industriel.

o Autre conséquence et non des moindres : les pertes de compétence et l’absence de transmission du savoir, alors qu’elles ont fait le fleuron de l’entreprise Arcelor.

o Enfin, actuellement, 20% des personnes travaillant sur le site sont des intérimaires, rendant la encore la question de la pérennité du site plus d’actualité.

o Le seuil plancher du personnel est de 3000, plus les sous-traitants, passés de 2200 à 1100 : on est actuellement à ce seuil plancher.

o En 2009, ce sont 549 personnes qui ont fait l’objet de départ volontaire, remplacés par 70 nouveaux CDI en cours d’embauche, et des intérimaires, certes souvent aussi compétents que les CDI, mais précarisés.

Concernant l’investissement du groupe sur le site de Fos :

o un haut fourneau avait été refait, alors que le groupe était encore celui d’Arcelor

o le deuxième haut fourneau, qui nécessite également une rénovation complète, d’un coût de près de 90 millions d’euros, n’a fait l’objet à, ce jour, d’investissements que de l’ordre de 6 millions d’euros, pour de la simple réfection et maintenance. Ce deuxième haut fourneau « rouvrira », aux dires de la direction.

o sans garantie sur les investissements, le personnel doute largement de cette affirmation de la direction du groupe. Pour l’instant les investissements relèvent plus du curatif, mais pas de la remise à neuf globale de l’outil de travail, et donc, aujourd’hui il n’est pas question de réouverture du 2ème haut fourneau. Il faut se rappeler que la réfection d’un haut fourneau n’entraîne jamais de mise à pied pour le personnel.

J’aurais bien envie de poser quelques questions, alors même que j’ai bien conscience de la complexité de ce sujet.

Dans un cadre de mondialisation, les craintes des salariés, à savoir la délocalisation des sites européens ou sur le Pakistan, ne sont-elles pas fondées ?

60 % de l’acier est actuellement produit en Chine. Quid de l‘indépendance de la France, de l’Europe ? Aujourd’hui il reste 3 sites en France : Gondrange, si tristement célèbre par les évitements du président de la République vis-à-vis des luttes courageuses des salariés, plus Dunkerque et Fos-sur-Mer. Les coûts de main d’œuvre et la législation sur les droits du travail en Asie n’ont pas grand chose à voir avec l’existant en Europe, il semble également que la vie des personnes n’y représente pas grand-chose, tout au moins pour les employeurs.

Les exigences en matière environnementale sont actuellement inexistantes ;

Les débouchés d’Arcelor se déplacent : les entreprises utilisant l’acier, en particulier l’industrie automobile, se délocalisent en Asie.

Le gouvernement souhaite-t-il véritablement maintenir une industrie lourde sur le territoire ; quelle est la réalité des propos du Ministre Estrosi.

La localisation de Fos-sur-Mer répond bien à la réalité du marché mondial, puisqu’il se situe sur les grandes autoroutes mondiales de la mer, entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe avec l’entrée par le canal du Rhône. L’unité de production de Fos se situe sur un site certes fragile mais riche par son l’environnement. Mais il se situe aussi sur un site riche par ses hommes et ses compétences industrielles, nombreuses et performantes et diversifiées (raffinage, chimie, pétrochimie, sidérurgie), avec une histoire et un patrimoine industriel remarquables. Ce complexe industriel et portuaire, a aussi pu développer sa complémentarité et son dynamisme grâce au transport multimodal, qui nécessite toutefois de renforcer la compétence en matière de fret ferroviaire.

La question du bilan carbone de l’entreprise est un argument avancé par certains en défaveur du maintien de l’unité, mais qui ne peut être retenu : la France, afin de satisfaire ses entreprises très émettrices de Gaz à effet de Serre dans le très court terme, a octroyé trop largement des quotas de CO2 (selon les principes du protocole de Kyoto), ce qui fait que le marché d’échanges du carbone n’a pu se développer à un taux intéressant. Certes, l’activité des aciéries est très émettrice de CO2, mais par le système proposé d’échanges qui avaient été prévus dans les accords de Kyoto (proposé par les Européens), les quotas étaient là pour permettre un financement des investissements en faveur de la réduction des émissions : en vendant ses surplus de CO2, on obtient les financements pour l’amélioration des procès de diminution des émissions. ce dont certains ont profité, largement, dans d’autres pays d’Europe…

Est-il encore possible de parler d’activités industrielles lourdes, d’aménagement du territoire dans le cadre national et européen, alors que les ministères de tutelle restent de simples spectateurs des décisions des grands groupes, qu’ils ne jouissent d’aucune écoute de la part des banques qu’ils ont pourtant renflouées, qu’ils n’ont pas su faire autre chose que des grandes phrases pour des accords à Copenhague ratés.

La compétence industrielle de notre département, de notre région n’est pas à démontrer. Seule, une volonté politique industrielle nationale et euro-régionale est à mettre en œuvre. Elle ne pourra se réaliser qu’accompagnée de la concertation, la négociation de l'ensemble des partenaires, Etat, industriels, Collectivités territoriales, habitants.

Mais au fait, Arcelor-Mittal n'a-t-il pas fait de larges économies, grace à la suppression de la Taxe Professionnelle. Et alors, n'est ce pas le moment de renégocier les investissements nécessaires à la remise en fonctionnement du 2eme haut fourneau ?

lundi 22 février 2010

Ma candidature sur la liste de Michel Vauzelle est la suite de mon parcours politique et militant: résister, protéger, inventer, rassembler;

vauzelle dans le 2-3Après de nombreuses années de militantisme politique et associatif, j’ai souhaité participer à la vie de la cité, et j’ai été élue, en 2007, conseillère municipale de Marseille, dans les 2ème et 3ème arrondissements de Marseille, auprès de Mme lisette Narducci, vice-présidente du conseil général et maire du 2ème secteur.

Depuis que j’exerce ce mandat, j’ai pu constater la difficulté de l’ensemble des élus de l’opposition à faire passer des propositions auprès de la municipalité en place : le Conseil Municipal est un lieu d’affrontement politique, et l’élu de terrain se heurte, chaque jour, à l’absence d’écoute et de volonté de concertation exercées par la Droite marseillaise. Qu’il s’agisse d’urbanisme, de logements, d’espaces verts, de sécurité, de commerce de proximité, la Surdité de la majorité municipale ou sa non volonté de faire est assourdissante. Heureusement, la Communauté urbaine de Marseille, présidée Par Eugène Caselli, le Département, avec Jean-Noël Guerini, la Région avec Michel Vauzelle s’emploient à suppléer les manquements, les carences de la Ville et de l’Etat.

Mandatée par mon groupe politique, Faire Gagner Marseille, comme administratrice de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise, j’ai fait l’expérience de l’absence de vision à moyen terme de notre ville : à titre d’exemple, la politique de logement se réduit dans la construction d’immeubles, HLM, promoteurs sous la bannière « reconstruire la ville sur la ville ». Elle est dépourvue d’une réflexion sur le désenclavement à travers la circulation et les transports, et sur l’équipement des services publics, les établissements d’enseignement, les loisirs, les commerces de proximité.

L’environnement est absent en ville: à croire que l’espace naturel ne peut être qu’à l’extérieur de la ville et sanctuarisé! Et le Plan Climat reste un affichage. Pourquoi n’existe-t-il aucune réflexion sur le développement durable, sur un urbanisme alliant Economie, Social, Environnemental ?

J’avais, par des attaches familiales, mais également par mes activités militantes et professionnelles, sillonné, labouré nombre de départements alpins, puisque chargée de développement économique. Et à cette occasion, j’avais compris tout l’enjeu que pouvait représenter la Région, aussi modeste fût-elle par son budget. La Région a grandi, et les acteurs politiques ou de la société civile reconnaissent son intervention. Et maintenant le gouvernement voudrait recentraliser ? Je dis, nous disons, nombreuxEs, NON.

Aussi, lorsqu’il me fut proposé de prendre part à l’aventure régionale auprès de Michel Vauzelle, je n’ai pas hésité très longtemps. Mes compétences, en termes d’urbanisme et d’aménagement du territoire, en termes de politique de logement et d’écologie, j’aime les mettre au service du plus grand nombre, des Provençaux, comme je le fais, aujourd’hui, pour les citoyens de notre ville.

Et ma conviction profonde, aujourd’hui, c’est que nous sommes à un tournant de nos manières de travailler : la question du développement durable, ce doit être une façon d’être de chacun, ce doit être une méthodologie de travail, qui permettra, pour chacune des politiques à définir, des décisions à prendre, de les étudier au travers de l’équilibre entre l’économique - le social - l’environnemental, de les décider à l’aide de la Démocratie.

Comme je l’avais fait en 2007 auprès de Jean-Noël Guérini à l’occasion des Municipales de Marseille, c’est cela que j’ai pu proposer à Michel Vauzelle, et c’est pour cela que suis sur cette belle liste pour les élections Régionales des 14 et 21 mars 2010.

dimanche 29 novembre 2009

la conférence de Copenhague, c'est demain.

taxe carbone 4le protocole de Kyoto avait été ratifié en 1992 par 172 pays, mais pas par les Etats Unis.

Ce traité qui arrivera à échéance en 2012, doit être renouvelé afin de déterminer les efforts consentis par l’ensemble des pays de l’ONU pour diminuer les émissions de Gaz à Effet de Serre et donc, pour lutter de manière très pragmatique contre le réchauffement climatique: c’est l’objet de la conférence de Copenhague.

A quelques jours de cette conférence, où en sommes nous?

Et d’abord quel est le contexte international? Deux fractures graves doivent être décrites: La fracture entre pays du Nord et pays du Sud: les pays du Sud demandant aux pays du Nord un concours financier et technologique pour arriver à un développement équivalent à celui des pays du Nord en respectant les exigences écologiques d’aujourd’hui; cependant, une telle politique de la part des pays du Sud demande des investissements financiers importants, pour lesquels les pays du Nord ne semblent pas véritablement prêts à collaborer.

La fracture entre les pays qui ont une offre de ressources fossiles importantes, USA, Russie, Canada, Australie, pays qui n’ont pas ou guère respecté le protocole de Kyoto (ou pas signé) et les pays de l’Europe et du Japon qui sont obligés de faire appel de manière massive aux énergies fossiles, qui auront sûrement rapidement une facture énergétique importante grevant lourdement le pouvoir d’achat de leurs habitants et donc mettent + ou - une politique d’économie d’énergie en place; la stratégie entre ces deux blocs est sensiblement différente.

Les 4 points centraux de la négociation de Copenhague :

Travailler à des actions concrètes; lutter contre le réchauffement climatique passe par des actions pragmatiques fortes soutenues par une volonté politique forte, de l’ensemble des pays de ONU;

Puisque les objectifs de Kyoto n’ont pu être tenus, il sera nécessaire de prévoir une date butoir réaliste, sans doute 2030, assortie d’un engagement également réaliste et partagé par l’ensemble des pays, en particulier des pays producteur d’énergies fossiles.

Il est véritablement nécessaire d’arriver à un objectif de réduction des émissions de GES partagé : actuellement l’Europe accepte de s’engager sur -20%; les USA, pas plus que l’Inde, ne souhaitent pas d’objectif contraignant. Cependant, le président Obama a décidé de se rendre à Copenhague, de même que le président chinois: signes majeurs de leur prise de conscience des enjeux climatiques; fût-ce pour des raisons de développement d’une économie verte. Que vont-ils apporter à la négociation?

Le financement des pays du Nord en faveur des pays du Sud est impératif, et sans que ne se développe une nouvelle dépendance, «post-coloniale»: quelle sera la contribution acceptée par les pays du nord envers les pays du Sud, alors que les crises économique et financière pèsent très lourd.

Quelles sont nos inquiétudes quant à la situation internationale actuelle, vis à vis de la conférence de Copenhague

La politique européenne est frileuse, et en recul, au profit des politiques nationales. Le poids de l’Europe en matière énergétique est de plus en plus faible : l’Europe de Barroso est en recul par rapport aux exigences de Kyoto, et ne montre pas grande combativité pour des exigences exemplaires européennes à Copenhague, en particulier sur les 3 x20: -20% d’énergies fossiles, -20% de gaz a Effet de Serre, +20% d’énergies renouvelables

Comme cela a été dit plus haut, quelle place prendront dans la négociation les USA, la Chine, le Brésil, l’Inde, principaux pays émetteurs de gaz à effet de Serre:

Le Brésil a pris des engagements clairs de lutte contre la déforestation amazonienne et diminution des émissions de GES (-37%)

La Chine, premier émetteur de GES du fait des très nombreuses centrales à charbon et d’une industrialisation jusqu’à présent peu soucieuse s’engage à diminuer les émissions de GES de 40% à échéance pour 2020. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao se rendra à Copenhague

Barack Obama, compte proposer à Copenhague, pour son pays une baisse de 17% des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis en 2020. Cette mesure atteindra ensuite 30% en 2025 et 42% en 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Le président Barack Obama se rendra à Copenhague

L’Inde ne veut pas être exclue du mouvement, mais ne veut pas d’objectif chiffré, à ce jour.

Et la position du gouvernement français?

Le positionnement français dans l’Europe est très pro-national: un grand libre marché, peu de volonté de développer une politique européenne énergétique; le tout sous le signe d’un protectionnisme européen : très en adéquation avec le nouveau commissaire européen à l’Energie, Günther Oettinger, de la CDU.

Le gouvernement souhaite développer en France et à l’étranger sa filière nucléaire et la prééminence de EDF - Suez : politique énergétique fondée sur les multinationales.

Le gouvernement poursuit la mise en place d’accords bilatéraux sur les questions énergétiques, qui ne permettent guère à un accord multilatéral de voir le jour, donc à la conférence de Copenhague d’aboutir largement, puisque confrontée aux traités inter-nations.

La politique actuelle de relance économique par le Grenelle II manque de moyens, en particulier pour le financement des économies d’énergie, dans les domaines de l’habitat (social ou privé), et du transport. Plaider ailleurs ce que l’on n’arrive pas à mettre en place, localement, ne porte pas à l’enthousiasme!

En conclusion, alors que Sarkozy, lorsqu’il était président de l’Union Européenne, avait eu quelques paroles engagées pour la réussite de Copenhague, le fait de la présidence tournante, de la crise économique et financière et le nouveau leadership qu’est Obama l’ont stoppé net dans la poursuite de l’élaboration de Copenhague, et l’ont enclin à poursuivre dans la voie d’accord bilatéraux. Ce ne sera sans doute pas la France qui, dans 10 jours, fera avancer à pas de géants la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de Gaz à Effet de Serre.

Quelle est notre position, personnes de Gauche et Ecologiste?

De très nombreuses associations, syndicats, partis politique de Gauche ou écologiste sont signataires de l’Ultimatum climatique.

Il est urgent de poursuivre cet appel à signature.

Nous devons poursuivre la lutte contre le réchauffement climatique comme intégrante de des luttes sociales, contre la précarité, pour un meilleur pouvoir d’achat et donc aussi pour une cohésion sociale. Le droit à l’énergie ne fait-il pas partie des droits fondamentaux (à intégrer dans le droit au logement)

Appelons à plus de démocratie dans les choix énergétiques du pays, de l’Europe, à une production d’énergie déconcentrée, de proximité.

Revenons devant le gouvernement pour exiger un véritable plan de maîtrise de la dépense énergétique pour l’habitat et la mobilité, en général; pour les constructions neuves comme pour la rénovation du parc existant.

Il est également urgent de reprendre une politique européenne énergétique diversifiée, à caractère de service public (production et transport), garantissant les mêmes services sur l’ensemble des territoires, à coût équivalent.

Soutenons tous les élus qui se battent pour que les collectivités territoriales, principaux investisseurs du pays, poursuivent une politique forte, de proximité, pragmatique, et équilibrée de développement Durable et énergétique. (par exemple, les Ecomaires et la commune de Lambesc)

La Conférence de Copenhague n’est pas morte, mais si nous ne voulons pas qu’elle ne soit qu’une coquille vide, aidons toutes celles et ceux qui nous représenteront à venir à la table des négociations avec un panier plein de propositions.

samedi 7 novembre 2009

Michel Vauzelle, la Poste, les services publics, les droits des citoyens

boite_aux_lettres_pos_9927d.jpgRéunion ce mercredi 4 novembre 2009 aux Docks du Sud sur le devenir de la Poste: de nombreux postiers, de tous syndicats, des citoyens, des représentants des partis politiques de Gauche et Extrême-Gauche, des élus locaux et 3 parlementaires,Sylvie ANDRIEUX, Henri JIBRAYEL et Michel VAUZELLE, initiateur d'une vaste pétition pour l'inscription des Services Publics dans la Constitution. __ Car la Poste, nous y tenons tous, Service Public de communication pour tous et où que nous soyons, lien social entre les habitants, facteur d'aménagement du territoire, patrimoine de notre pays. Et nous aurions vite fait de subir tous les dysfonctionnements dûs à une privatisation, au nom du seul service au__ public, comme chez quelques voisins.

Regardons les choses en face. Nous ne recevons plus guère ces belles lettres qui pouvaient nous remplir de joie, des heures durant; par contre nous recevons encore, nombre de factures, de documents administratifs, toutes choses moins plaisantes mais nécessaires; sauf que là aussi, le flux de la communication risque bien de rapidement changer de support : combien de fois nous pose-t-on la question de nous faire parvenir telle ou telle facture par internet... Mais qu'internet n'est pas encore obligatoire, nombre de personnes agées n'ont pas été formées à son utilisation, d'autres, plus jeunes et pas très chanceuses dans la vie n'y ont pas accès !

Et puis il y a le service des colis et des mandats, si chers à nos vies quotidiennes. Pouvons-nous imaginer qu'une entreprise de transport fournira un service identique, à coût égal, quelque soit la distance parcourue, le temps écoulé, l'emplacement sur le territoire.

N'oublions pas non plus toutes celles et ceux qui n'ont d'autre banque que la banque postale, pour leur retraite, leur assurance maladie, leurs allocations familiales : leur faudrait-il choisir, obligatoirement, un établissement bancaire, plus onéreux, plus exigeant, moins dans la proximité.

Mais ne s'agit-il que du service public de la Poste? Qu'en est-il de l'enseignement, de la santé, les transports en commun? Les questions ne risquent-elles pas de se poser de manière similaire si nous n'y prenons garde? Si le sens de notre action est de remettre l'Homme et la Femme au centre, si nos actions sont pour un mieux-vivre de chacun et de tous, si nous souhaitons donner une nouvelle vie aux droits inaliénables de la population, alors nous devrons INVENTER des structures proches des populations, ancrées dans le territoire, avec des politiques sécurisantes pour le personnel permettant une bonne écoute, un bon service de proximité; c'est sans doute un exercice de démocratie dont nous ne pourrons longtemps nous dispenser.

J'aime à dire que nous avons fait (pas seuls) le France, Concorde, le Jeanne d'Arc, nous avons fait le TGV. Nous aimons les réalisations grandioses, qui nous dépassent parfois, mais nous oublions aussi, trop souvent la proximité, les pays, les GENS.

Penser global, agir local, cela s'adresse aussi aux Services Publics, à la Poste, à l'éducation nationale, à la santé... A nous d'inventer.

vendredi 7 août 2009

Vaste coupure d'électricité en PACA, suite à un incendie; qu'en conclure ?

cartreg_02.gif Un incendie, qui ravageait les collines d’Aurons et Pelissanne a obligé à une vaste coupure d’électricité sur la région, touchant près 1,2 million d'habitants. S’il est vrai que notre région se situe «en bout de ligne», quelles solutions peuvent être envisagées afin de remédier aux risques encourus de rupture d’alimentation?

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